Plats nationaux péruviens

Thimpo de carachi

Ce plat de Puno associe du carachi entier poché dans un bouillon parfumé à la muña, des pommes de terre et du chuño noir, avec le bouillon filtré servi à part.

Plats nationaux péruviens
Partager
Thimpo de carachi — carachi poché, chuño, pommes de terre et muña
Thimpo de carachi — carachi poché, chuño, pommes de terre et muña
Quantité obtenue 4 portions généreuses
Préparation 20 minutes
Cuisson 60 minutes
Temps supplémentaire 0 minutes
Temps total 80 minutes
Aperçu

Thimpo de carachi — carachi poché, chuño, pommes de terre et muña

Le thimpo de carachi appartient aux préparations à base de poissons du lac Titicaca, dans la région de Puno. Le carachi, petit poisson local, est poché doucement avec des aromates, puis présenté avec des pommes de terre et du chuño. Le liquide de cuisson est filtré et proposé séparément, ce qui distingue ce service d’une soupe où tous les ingrédients seraient mélangés dans un seul bol.

La muña est une herbe aromatique andine au parfum prononcé ; quelques brins parfument l’eau dans laquelle cuit le poisson. Le chuño noir doit être déjà réhydraté, pelé et prêt à bouillir avant de commencer. Pommes de terre et chuño cuisent dans leur propre eau, tandis que le carachi reste dans un frémissement léger pour ne pas se briser.

Le service comprend aussi un petit condiment d’ají amarillo, d’oignon rouge et de citron vert, préparé sans cuisson. Les carachi entiers comportent de nombreuses arêtes : il faut le signaler clairement aux convives et contrôler chaque portion, surtout lorsqu’elle est destinée à un enfant. Le thermomètre confirme que le poisson a atteint une température sûre, indépendamment de la facilité avec laquelle la chair se détache de l’arête.

Ingrédients

Ingrédients

Ingrédients

  • 720 g de petits poissons carachi frais entiers, vidés, nettoyés et écaillés si nécessaire, soit environ 4 à 6 poissons
  • 500 g de pommes de terre blanches, pelées et coupées en deux
  • 220 g de chuño noir préalablement réhydraté, pelé et égoutté, prêt à bouillir
  • 1200 ml d’eau pour cuire les pommes de terre et le chuño
  • 1200 ml d’eau pour le bouillon de poisson
  • 90 g d’oignon rouge, finement émincé
  • 12 g d’ail, écrasé
  • 12 g de brins frais de muña, nettoyés
  • 2 g de cumin moulu
  • 6 g de sel, répartis en 3 g et 3 g
  • 30 g d’ají amarillo, haché finement, pour le condiment
  • 20 g d’oignon rouge, finement haché, pour le condiment
  • 15 ml de jus de citron vert pour le condiment
Préparation

Préparation

Préparation

  1. Cuire les pommes de terre et le chuño.Mettre les pommes de terre pelées et le chuño déjà assoupli dans une casserole avec 1200 ml d’eau et 3 g de sel. Laisser frémir jusqu’à ce que les deux soient tendres ; égoutter et couvrir. La pointe du couteau traverse les pommes de terre facilement et le chuño n’a plus de centre dur.

  2. Parfumer le bouillon de muña.Disposer les brins de muña au fond de l’autre casserole. Verser les 1200 ml d’eau prévus pour le poisson, puis ajouter les 90 g d’oignon émincé, l’ail écrasé, le cumin et les 3 g de sel restants. Porter seulement à petit frémissement. Quelques bulles montent et l’herbe parfume l’eau sans ébullition vive.

  3. Pocher les carachi.Plonger délicatement les poissons entiers nettoyés dans le bouillon frémissant en une seule couche. Les pocher doucement jusqu’à ce que leur partie la plus épaisse atteigne 63 °C, puis les soulever sans les casser. La chair se détache facilement de l’arête centrale ; le thermomètre doit indiquer 63 °C. Sécurité : les poissons d’eau douce exigent cette cuisson, et leurs arêtes peuvent entraîner un étouffement.

  4. Préparer le condiment au piment.Pendant que les poissons pochent, mélanger dans un petit bol les 30 g d’ají amarillo haché, les 20 g d’oignon rouge haché restants et les 15 ml de jus de citron vert. Réserver au froid. Les morceaux de piment et d’oignon doivent être régulièrement humectés.

  5. Filtrer et présenter.Retirer les tiges de muña, filtrer le bouillon à travers une passoire fine et le verser dans des bols à part. Répartir poissons entiers, pommes de terre et chuño dans quatre assiettes et servir le condiment sur le côté. Chaque portion comporte un poisson dont les arêtes sont bien identifiables, des féculents tendres et un bouillon limpide. Sécurité : prévenir du risque d’arêtes et examiner chaque portion attentivement, surtout pour les enfants.

Pratique

Pratique

Points de réussite

Ne pas faire bouillir vigoureusement le carachi : le pocher sur un lit de muña, contrôler 63 °C au cœur et filtrer le bouillon pour le servir à part des pommes de terre et du chuño.

Service, conservation et substitutions

Présenter le poisson avec les pommes de terre et le chuño sur une assiette, et le bouillon parfumé aux herbes dans un bol séparé. Proposer à côté le condiment frais au piment et à l’oignon. Le carachi est meilleur servi immédiatement. Refroidir rapidement les restes, les conserver à 4 °C ou moins pendant 3 à 4 jours au maximum, puis les réchauffer à 74 °C et rechercher à nouveau les arêtes. La truite et le mauri interviennent dans des préparations apparentées, mais ce sont d’autres poissons, qui peuvent nécessiter des temps de cuisson différents ; ils ne deviennent pas du carachi par substitution.

Points de contrôle

Points de contrôle

  • Le bouillon trouble et le poisson se défaitl’ébullition était trop vigoureuse — réduire le feu pour obtenir un pochage très doux.
  • Le chuño reste dur au centreil n’avait pas été complètement réhydraté — utiliser uniquement du chuño déjà souple et correctement préparé.
Valeurs nutritionnelles par portion (estimation)

Valeurs nutritionnelles par portion (estimation)

  • Taille de la portion1 portion sur 4
  • Calories250 kcal
  • Glucides37 g
  • Protéines20 g
  • Lipides2 g
  • Fibres4 g
  • Sodium760 mg
Allergènes et sécurité alimentaire

Allergènes et sécurité alimentaire

Poisson. Le carachi entier contient de petites arêtes : le cuire complètement, puis retirer soigneusement les arêtes avant d’avaler une bouchée.

Pour finir

Pour finir

Du carachi poché accompagné de pommes de terre, de chuño et de bouillon de muña servi séparément. Un pochage doux et un contrôle méticuleux des arêtes sont essentiels pour la texture et la sécurité.