Colombo de poulet à la guadeloupéenne
Ce colombo de poulet suit un profil guadeloupéen construit autour des graines à roussir, du mélange à colombo, de l’aubergine et de la pomme de terre. Il ne s’agit pas du colombo de cabri auquel on aurait simplement substitué une autre viande : la marinade est beaucoup plus courte, la volaille cuit moins longtemps et les légumes font partie intégrante du plat.
Les graines à roussir — cumin, fenugrec et moutarde jaune — sont chauffées brièvement dans l’huile jusqu’aux premiers crépitements. Cette étape demande de l’attention : une torréfaction trop poussée rend la moutarde et le fenugrec amers. Le poulet est ensuite doré avant l’ajout des aromates, des épices, de la marinade et des légumes.
La cuisson doit concilier deux repères. Les pommes de terre doivent être tendres et l’aubergine fondre dans la sauce sans disparaître complètement, tandis que le poulet doit atteindre au moins 74 °C dans la partie la plus épaisse, sans que la sonde touche l’os. Une courte réduction finale donne une sauce brillante qui reste assez fluide pour napper les morceaux.


