Recettes françaises

Daube provençale

Paleron de bœuf mariné douze heures dans du vin rouge et des aromates provençaux, puis doré et braisé doucement jusqu’à devenir fondant à la fourchette.

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Daube provençale — présenté sur une assiette
Préparation 20 minutes
Cuisson 197 minutes
Temps total 937 minutes
Quantité obtenue 6 portions de plat principal
Introduction et aperçu

Daube provençale : bœuf mariné au vin rouge puis braisé

La daube provençale est un braisé lent de bœuf dans lequel la marinade au vin fait partie de la structure même de la cuisson et non d’un simple assaisonnement final. De gros morceaux de paleron d’environ 5 cm passent douze heures à 4 °C ou moins avec vin rouge, carotte, oignon, ail, thym, laurier et zeste d’orange. Ce long contact à froid parfume à la fois la viande et le liquide avant le début du braisage.

La marinade qui a touché le bœuf cru doit être traitée avec méthode. Égoutter puis sécher la viande afin qu’elle puisse réellement dorer, tout en conservant le liquide et les légumes. Une fois la viande saisie, porter cette marinade utilisée à pleine ébullition pendant 5 minutes avant de la remettre dans la cocotte. Cette étape traite le liquide ayant été en contact avec le bœuf cru et permet aussi de récupérer les sucs de cuisson dans la sauce au lieu de jeter la base aromatique au vin.

La cocotte couverte passe ensuite l’essentiel de la cuisson à 150 °C, température à laquelle le collagène se détend progressivement. Les olives noires ne sont ajoutées que pour les 20 dernières minutes et le couvercle peut alors être retiré ou entrouvert afin que la sauce se concentre autour de la viande. Le point final est un bœuf qui cède facilement à la fourchette dans une sauce brillante et légèrement réduite, non un bouillon clair. Après environ trois heures de cuisson avec le vin, seule une petite fraction de l’alcool initial devrait subsister, sans être considérée comme nulle.

Points clés pour réussir

Points clés pour réussir

  • Faire mariner le bœuf. Les morceaux doivent être immergés ou presque entièrement couverts et le récipient rester froid pendant toute la durée.
  • Faire bouillir la marinade utilisée. La marinade doit atteindre 100 °C et rester en franche ébullition pendant toute la dernière minute, sans qu’aucun jus de viande crue reste non chauffé.
  • Braiser doucement. Le bœuf doit progressivement s’attendrir, la sauce frémir doucement et la cocotte ne pas se dessécher.
Ingrédients

Ingrédients

Bœuf et marinade

  • 1 200 g de paleron de bœuf, poids comestible acheté et paré, coupé en morceaux de 5 cm — Poids cru utilisé pour le calcul nutritionnel ; après braisage, prévoir environ 840–900 g de viande cuite, plus la sauce.
  • 750 ml de vin rouge sec de Provence ou de style rhodanien — Marinade principale et liquide de braisage ; des sulfites figurent généralement sur l’étiquette et une partie de l’alcool peut subsister.
  • 250 g de carottes, épluchées et tranchées
  • 200 g d’oignon jaune, émincé
  • 15 g d’ail, écrasé
  • 5 g de thym frais
  • 2 g de feuilles de laurier, environ 2 feuilles
  • 8 g de zeste d’orange, en fines bandes avec très peu de partie blanche
  • 5 g de sel fin

Pour le braisage

  • 30 g d’huile d’olive — Pour la coloration ; le calcul nutritionnel suppose que les 30 g restent dans l’ensemble viande-sauce.
  • 30 g de concentré de tomate
  • 120 g d’olives noires dénoyautées, égouttées — Ajoutées pendant les 20 dernières minutes.
Préparation

Préparation

Préparation

  1. Faire mariner le bœuf. Réunir le bœuf cru, le vin, les carottes, l’oignon, l’ail, le thym, le laurier, le zeste d’orange et le sel dans un récipient non réactif couvert puis réfrigérer 720 minutes, soit 12 heures, à 4 °C. Les morceaux doivent être immergés ou presque entièrement couverts et le récipient rester froid pendant toute la durée. Mariner uniquement à 4 °C ou moins et séparer le bœuf cru des aliments prêts à consommer.

  2. Égoutter et sécher la viande. Retirer le bœuf de la marinade, bien l’égoutter et l’éponger ; filtrer et réserver séparément tout le liquide et les légumes de marinade. Compter 10 minutes. La surface du bœuf doit être assez sèche pour dorer plutôt que cuire à la vapeur. Considérer marinade, légumes et ustensiles comme contaminés par la viande crue jusqu’à cuisson complète.

  3. Dorer le bœuf. Chauffer l’huile d’olive dans une cocotte épaisse de 5 l et faire dorer la viande en plusieurs fois sans surcharger. Cuire 12 minutes à feu moyen-vif. Les morceaux doivent être bien colorés sur plusieurs faces tout en restant insuffisamment cuits à cœur. Ne pas goûter de viande partiellement cuite.

  4. Faire bouillir la marinade utilisée. Porter le liquide et les légumes de marinade réservés à pleine ébullition pendant 5 minutes à feu vif, en décollant les sucs bruns de la cocotte. La marinade doit atteindre 100 °C et rester en franche ébullition pendant toute la dernière minute, sans qu’aucun jus de viande crue reste non chauffé. Ne jamais employer une marinade crue comme sauce de finition sans cette ébullition complète.

  5. Installer le braisage. Remettre le bœuf dans la cocotte, ajouter la marinade bouillie et les 30 g de concentré de tomate, puis répartir afin que le liquide atteigne environ les deux tiers de la hauteur de la viande. Compter 5 minutes. La viande doit former une couche profonde, largement entourée de liquide sans être complètement noyée. Utiliser uniquement la marinade entièrement bouillie.

  6. Braiser doucement. Couvrir et braiser au four 160 minutes à 150 °C, en vérifiant une fois que le liquide reste à léger frémissement et sans ajouter d’eau sauf nécessité pour éviter que le fond n’attache. Le bœuf doit progressivement s’attendrir, la sauce frémir doucement et la cocotte ne pas se dessécher. Utiliser des maniques et se protéger de la vapeur à l’ouverture du couvercle.

  7. Ajouter les olives et terminer. Ajouter les 120 g d’olives égouttées et poursuivre 20 minutes à 150 °C, à découvert ou partiellement couvert, jusqu’à ce que le bœuf cède à la fourchette et que la sauce nappe légèrement la viande. Une fourchette doit pénétrer facilement, les morceaux garder leur forme tout en cédant sans résistance et la sauce être brillante et légèrement épaissie. L’alcool du vin est fortement réduit mais n’est pas considéré comme nul.

Service, conservation et préparation à l’avance

Pratique

Service, conservation et préparation à l’avance

Servir un sixième de la viande avec une part proportionnelle de sauce, de légumes et d’olives.

Service, conservation et préparation à l’avance

La daube se prête bien à une préparation la veille. Refroidir rapidement, réfrigérer à 4 °C ou moins, puis réchauffer doucement jusqu’à au moins 74 °C à cœur.

Service, conservation et préparation à l’avance

Conserver au réfrigérateur jusqu’à 3 jours. Si une couche de graisse ferme se forme au froid, elle peut être retirée avant le réchauffage sans modifier la sauce sous-jacente.

Service, conservation et préparation à l’avance

Un vin rouge sans alcool peut apporter acidité et fruité, mais pas le même profil aromatique. Omettre les olives conduit à une autre variante familiale ; ne pas compenser en ajoutant du petit salé sans recalculer le sel et les valeurs nutritionnelles.

Valeurs nutritionnelles par portion

Valeurs nutritionnelles par portion

  • Portion 1 des 6 portions
  • Calories 540 kcal
  • Glucides 10,2 g
  • Protéines 41,3 g
  • Lipides 37,3 g
  • Fibres 2,3 g
  • Sodium 630 mg
Allergènes et sécurité alimentaire

Allergènes et sécurité alimentaire

Allergènes : Sulfites du vin rouge.

Faire mariner le bœuf cru uniquement à 4 °C ou moins et éviter toute contamination croisée.

La marinade ayant touché le bœuf cru doit subir une pleine ébullition de 5 minutes avant réutilisation.

Refroidir rapidement les restes à 4 °C ou moins et les réchauffer jusqu’à au moins 74 °C.

Le vin rouge peut conserver de l’alcool après cuisson.

Pour finir

Pour finir

  • Résultat : Un bœuf fondant à la fourchette dans une sauce provençale brillante au vin rouge, zeste d’orange et olives.
  • Technique décisive : Faire bouillir la marinade utilisée avant de la réemployer et maintenir le braisage à 150 °C très doux jusqu’à tendreté.