Žerbo kocke ou Zserbó, gâteau hongrois en couches aux noix, confiture d’abricot et glaçage au chocolat
Žerbo kocke est le nom employé dans plusieurs langues des Balkans pour une pâtisserie liée au Zserbó hongrois et au nom Gerbeaud. Son ancrage historique se trouve à Budapest et dans la tradition pâtissière hongroise. Dans le répertoire serbe et régional, le gâteau a conservé une identité très reconnaissable grâce à quatre éléments : pâte levée fine, noix, confiture d’abricot et chocolat.
Ces éléments doivent rester lisibles dans chaque carré. La pâte n’est pas une brioche épaisse : le beurre, la crème aigre et l’œuf l’enrichissent, puis elle est étalée en feuilles fines. La levure apporte une légère détente et une texture tendre, sans transformer les couches en pain gonflé.
Après 15 minutes de mélange, la pâte repose 30 minutes. Ce temps permet à la farine de s’hydrater et réduit la résistance au rouleau. Une pâte qui se rétracte fortement rendrait difficile l’obtention de quatre feuilles comparables. Les diviser en parts égales avant l’étalage aide à conserver une structure régulière sur toute la surface du moule de 23 × 33 cm.
La garniture utilise les noix et le sucre d’un côté, la confiture d’abricot épaisse de l’autre. La confiture doit se répartir sans séparation aqueuse. Trois couches de garniture alternent avec quatre feuilles de pâte. Les ingrédients peuvent approcher les bords, mais ne doivent pas déborder sur les parois où le sucre brûlerait facilement.
La cuisson à 180 °C dure 35 minutes. Le dessus légèrement coloré ne suffit pas à juger le centre, car les couches inférieures sont isolées par les noix et la confiture. Une brochette introduite dans une zone dominée par la pâte doit ressortir sans pâte crue et la surface doit paraître prise.
Après le four commence le temps le plus long : 90 minutes de refroidissement complet dans le moule. Le chocolat ne doit pas être étalé sur un gâteau encore chaud. Une fois le dessous du moule revenu à température, le chocolat noir est fondu avec 20 g de beurre et réparti en couche fine. Il faut ensuite laisser le glaçage prendre encore 30 minutes avant toute découpe.
Cette succession de repos donne des carrés nets. Couper trop tôt fait glisser les couches ou entraîne le chocolat dans la garniture. Lorsque le glaçage est sec au toucher sur le bord, un couteau chaud et essuyé entre chaque coupe traverse plus proprement la surface et laisse visibles les fines strates de pâte, d’abricot et de noix.