Orasnice, biscuits serbes en croissant aux noix
Les orasnice sont des biscuits serbes où la noix domine nettement. Leur forme de petit fer à cheval ou de croissant est aussi caractéristique que leur composition : blanc d’œuf monté, sucre, noix moulues dans la pâte et noix hachées à l’extérieur. Cette formule ne contient ni farine ni chapelure, même si d’autres recettes domestiques en utilisent.
Le départ ressemble à une meringue classique, mais son rôle est surtout structurel. Les blancs sont d’abord fouettés jusqu’aux pics souples, puis les sucres sont ajoutés progressivement jusqu’à obtenir une masse brillante qui tient un pic ferme. Si cette base manque de tenue, l’ajout des noix la rendra trop molle pour le façonnage.
Les noix moulues sont incorporées à la spatule, sans travail prolongé. Une fois le mélange homogène, la pâte est épaisse et collante, assez stable pour garder une petite masse déposée à la cuillère. Un brassage excessif peut faire ressortir davantage d’huile des noix et rendre l’ensemble lourd.
Chaque portion est roulée en petit boudin, enrobée de noix grossièrement hachées puis recourbée. Des mains légèrement humides facilitent ce travail. La forme n’a pas besoin d’être géométriquement parfaite, mais les pièces doivent avoir une taille proche pour cuire au même rythme.
À 160 °C, l’objectif n’est pas de dessécher les biscuits. Les bords et l’enrobage doivent être pris et légèrement dorés, tandis que le centre reste encore un peu tendre lorsque la plaque sort du four. Quinze minutes de refroidissement sur la plaque terminent la prise et évitent que les orasnice ne se déforment au déplacement.