Musaka serbe de pommes de terre et viande, nappage œuf-lait
La *musaka od krompira* diffère de la moussaka grecque la plus connue en France : ici, la base est la pomme de terre, pas l'aubergine, et le dessus n'est pas une béchamel au fromage. Des tranches fines de pommes de terre encadrent une farce de bœuf et de porc, puis un mélange d'œufs et de lait forme une couche souple et dorée.
Le contrôle principal commence au couteau. Les 1 200 g de pommes de terre doivent être tranchés à 3–4 mm de manière régulière. Si certaines rondelles font le double d'épaisseur des autres, les plus fines se défont pendant que les plus épaisses restent fermes. Une coupe homogène compte davantage qu'une disposition parfaitement décorative.
La viande est cuite avant le montage. Les 300 g de bœuf haché et les 300 g de porc haché rejoignent l'oignon, l'ail et le paprika jusqu'à disparition du rose et jusqu'à au moins 71 °C. Cent millilitres d'eau maintiennent la farce moelleuse, mais celle-ci ne doit pas devenir liquide.
Le premier passage au four se fait couvert à 200 °C pendant 40 minutes. La vapeur emprisonnée permet aux pommes de terre crues de s'attendrir. Le nappage de 150 g d'œuf et 300 ml de lait n'est ajouté qu'ensuite ; il cuit 15 minutes à découvert, jusqu'à ce que le centre soit pris, doré et atteigne 74 °C.
Dix minutes de repos terminent la préparation. Elles permettent aux amidons de pomme de terre et au nappage d'œuf de se raffermir suffisamment pour donner des parts qui gardent leurs couches. Couper immédiatement après la sortie du four donnerait une musaka plus instable, même si la cuisson est correcte.