Krompir pire, purée serbe de pommes de terre au lait chaud et au beurre
Une purée de pommes de terre réussie paraît évidente jusqu’au moment où elle devient aqueuse ou élastique. Le krompir pire repose sur peu d’ingrédients : pomme de terre, lait, beurre et sel. Cette simplicité rend les gestes beaucoup plus visibles. La variété doit être farineuse pour obtenir une texture tendre, mais elle ne doit pas être soumise à un mixage à grande vitesse, qui libère trop d’amidon et donne une consistance collante.
Les morceaux sont coupés à taille similaire puis rincés pour enlever une partie de l’amidon de surface. Après environ 20 minutes d’ébullition douce, une lame doit traverser le centre sans résistance. L’égouttage est suivi d’une courte remise dans la casserole chaude, 2 minutes à feu doux, afin de chasser l’eau de surface. Les pommes de terre sont prêtes à écraser lorsque le fond de la casserole ne montre plus d’eau et que les morceaux paraissent mats.
Le beurre est incorporé dans la pomme de terre chaude avant l’ajout progressif du lait entier pasteurisé préchauffé. Ce lait chaud évite de refroidir la masse au moment même où elle doit rester souple. Un presse-purée ou un écrase-pommes de terre donne un contrôle bien supérieur à un blender. Il faut arrêter dès que les grumeaux secs ont disparu et que la purée retombe doucement de la cuillère sans former de fils.
Le krompir pire est meilleur au moment du service, mais les restes doivent être traités comme un aliment cuit contenant des produits laitiers. Ils rejoignent le réfrigérateur dans les 2 heures, à 4 °C ou moins. Lors du réchauffage, le repère de sécurité est 73,9 °C à cœur ; un aspect crémeux ou une vapeur abondante ne remplacent pas cette température.