Koh serbe, gâteau de semoule imbibé de lait vanillé
Le koh est un gâteau serbe de semoule dont la texture est définie moins par la richesse de sa pâte que par sa capacité à absorber une grande quantité de lait après cuisson. Il existe des versions sans farine et d’autres qui en contiennent. Ici, une petite quantité de farine accompagne la semoule afin de donner un biscuit suffisamment stable pour supporter l’imbibage.
La structure se construit avec les œufs. Les blancs sont montés avant l’ajout progressif du sucre ; les jaunes sont ensuite incorporés un par un. Cette séquence évite de charger la mousse trop tôt. La semoule, la farine et la levure chimique sont enfin pliées délicatement dans la masse afin de conserver le plus d’air possible.
La pâte est cuite dans un moule profond de 21 × 31 cm. Le biscuit doit être doré, élastique au centre et totalement pris. Comme il contient plusieurs œufs, le cœur doit également atteindre au moins 71 °C. Une pâte insuffisamment cuite s’affaisse davantage et absorbe le lait de manière irrégulière.
Le lait entier est chauffé avec le sucre et le sucre vanillé jusqu’à dissolution. Il est ensuite versé chaud sur le biscuit encore chaud, mais pas en une seule fois. Plusieurs passages permettent à la mie d’absorber progressivement le liquide au lieu de laisser une grande poche de lait au fond du moule.
Le dernier stade se déroule au réfrigérateur. Deux heures à 4 °C donnent au gâteau le temps d’absorber le lait, de se raffermir et de devenir suffisamment froid pour être découpé en huit carrés. Le résultat reste très humide, mais chaque portion conserve une structure nette.