Baklava sa orasima aux noix et sirop citronné
Baklava sa orasima signifie une baklava aux noix. En Serbie, ce dessert s’inscrit dans une famille plus vaste de pâtisseries liées à l’héritage ottoman dans les Balkans. Il n’existe pas une seule formule domestique : certaines versions utilisent du beurre, d’autres de l’huile, les découpes et les rapports de sirop varient. Ici, l’identité repose sur la pâte filo, les noix et un sirop au citron.
La garniture est volontairement simple : noix finement moulues et sucre. Entre les couches, un mélange d’huile de tournesol et d’eau minérale gazeuse est appliqué en films fins. Il ne faut pas détremper chaque feuille. L’objectif est de séparer les couches et de leur donner assez de matière grasse pour croustiller, sans créer une pâte huileuse.
Le sirop est préparé en premier. Le sucre et l’eau cuisent jusqu’à dissolution complète et légère viscosité, puis le jus de citron est ajouté. Pendant l’assemblage de la pâte filo, le sirop refroidit à température ambiante. Ce chevauchement permet de garder le temps total cohérent sans prolonger inutilement la préparation.
La baklava est découpée avant cuisson en vingt-quatre morceaux. Les incisions doivent atteindre le fond du plat : elles facilitent ensuite la circulation du sirop et donnent des parts nettes. La cuisson à 180 °C dure environ 50 minutes, assez pour obtenir des arêtes sèches et une surface franchement dorée.
Le contraste final est essentiel : sirop froid sur pâte très chaude. Le liquide est versé lentement sur toute la surface et dans les découpes, puis la baklava repose quatre heures. Pendant ce temps, les couches internes s’imbibent tandis que le dessus peut conserver une certaine définition au lieu de devenir uniformément mou.