Plats nationaux croates

Kotlovina de Samobor

La recette en un coup d’œil

Kotlovina de Samobor

Données essentielles de la recette structurée.

CatégoriePlat principal
CuisineCuisine croate
MéthodeCuisson au disque
DifficultéIntermédiaire
Quantité
8 portions
Préparation
35 min
Cuisson
1 h 30
Temps total
2 h 05
Par portion
≈ 890 kcal

Viandes saisies sur le bord · Sauce mijotée au centre

Kotlovina de Samobor au porc et aux saucisses,cuits sur un large disque avec pommes de terre et sauce au paprika

La kotlovina de Samobor réunit côtes de porc, jarret, saucisses, pommes de terre et sauce aux oignons, poivrons, tomate, vin blanc et paprika dans un même large plat de cuisson.

Kotlovina fumante sur feu de bois avec porc, saucisses, pommes de terre, sauce rouge et pain posé à côté
La zone extérieure du disque colore les viandes et les pommes de terre, tandis que la sauce aux oignons et poivrons mijote au centre.

01 · Aperçu

Aperçu

La kotlovina est étroitement associée à Samobor et aux repas préparés dehors, devant un groupe nombreux. Son nom vient du récipient : un large disque métallique légèrement concave, posé au-dessus d’un feu, où les aliments occupent des zones de chaleur différentes. Les viandes saisissent sur la partie haute et chaude ; les oignons, le vin, la tomate et les poivrons mijotent dans la cuvette centrale. Le service se fait souvent directement autour du disque, lorsque les côtes de porc, le jarret et les saucisses ont pris une croûte brune et que la sauce a gagné assez de corps pour enrober les pommes de terre.

La méthode demande davantage d’organisation qu’une simple poêlée. Les morceaux ne cuisent pas tous à la même vitesse. Le jarret désossé commence en premier, car ses tissus riches en collagène ont besoin d’un long passage dans le liquide. Les côtes épaisses sont saisies puis déplacées vers une zone plus douce. Les saucisses arrivent tard afin de rester juteuses et de ne pas libérer tout leur gras dans la sauce. Cette version donne un ordre stable, avec des quantités adaptées à huit portions, tout en laissant la possibilité de travailler sur un vrai disque à kotlovina ou dans une très grande sauteuse à fond épais.

Le cœur de la préparation repose sur beaucoup d’oignon. Il ne sert pas uniquement d’aromate : en se défaisant lentement, il épaissit le liquide sans farine. Le poivron rouge apporte une douceur végétale, la tomate fournit de l’acidité et le vin blanc nettoie la sensation grasse laissée par les viandes. Le paprika est ajouté après que les oignons ont ramolli, sur une chaleur modérée, puis rapidement mouillé. S’il brûle sur le métal sec, il devient amer et domine tout le plat. La sauce doit frémir, jamais bouillir violemment, afin que le jarret s’attendrisse sans que les côtes se dessèchent.

Les pommes de terre sont précuites à l’eau jusqu’à ce qu’un couteau entre encore avec une légère résistance. Elles terminent leur cuisson sur le bord du disque, dans le gras parfumé, puis reçoivent un peu de sauce. Cette double cuisson donne une surface dorée et un centre tendre. Le pain visible à côté du plat sert à recueillir la sauce, mais il ne remplace pas les pommes de terre. Pour une kotlovina équilibrée, la cuvette centrale garde une consistance fluide : une sauce trop réduite attache rapidement, tandis qu’un liquide trop abondant lave les viandes et empêche leur coloration.

La recette convient aux repas collectifs et supporte bien une courte attente, à condition de maintenir la sauce au-dessus de 60 °C et de ne pas laisser les côtes sur la zone la plus chaude. Les restes sont retirés du disque dans les deux heures, refroidis en contenants peu profonds et réfrigérés. Au réchauffage, la sauce reçoit une petite quantité d’eau avant que les viandes y soient replacées jusqu’à 74 °C. La kotlovina reste alors généreuse, mais sa logique demeure précise : saisir, déplacer, mijoter, arroser et servir chaque élément au moment où sa texture est juste. La large surface du récipient permet enfin de garder séparés les éléments déjà cuits, ce qui évite de prolonger inutilement leur passage dans la sauce.

Respecter les temps des viandes

Le jarret commence dans la sauce, les côtes alternent saisie et mijotage, les saucisses n’arrivent que dans la dernière demi-heure.

Protéger le paprika

La poudre touche les oignons humides et reçoit le liquide presque aussitôt ; quelques secondes sur métal trop chaud suffisent à la rendre amère.

Garder deux zones de chaleur

Le bord sert à colorer, le centre à attendrir. Une grande sauteuse reproduit ce principe en travaillant par lots.

02 · Ingrédients

Ingrédients

Pour les viandes

1,2 kg
de côtes de porc épaisses 8 morceaux d’environ 150 g
600 g
de jarret de porc désossé coupé en morceaux de 5 cm
500 g
de saucisses de porc fraîches 8 petites saucisses
16 g
de sel fin à répartir sur les viandes
4 g
de poivre noir moulu

Pour la sauce et les pommes de terre

60 g
de saindoux ou huile neutre résistante à la chaleur
600 g
d’oignons émincés finement
400 g
de poivrons rouges coupés en lanières
20 g
d’ail haché
25 g
de paprika doux
2 g
de paprika fort à ajuster selon sa force
500 g
de tomates concassées
300 ml
de vin blanc sec
800 ml
d’eau ou de bouillon de porc peu salé à ajouter progressivement
800 g
de petites pommes de terre coupées en deux si nécessaire
2
feuilles de laurier
300 g
de pain de campagne pour le service

03 · Préparation

Préparation

Préparer les viandes et la base

environ 55 min
  1. Saler et précuire les pommes de terre

    Saler les viandes avec 16 g de sel et les laisser reposer 20 minutes au frais. Pendant ce temps, cuire les pommes de terre 10 à 12 minutes dans l’eau frémissante, puis les égoutter soigneusement.

    Le cœur reste ferme et la surface ne se défait pas.
  2. Saisir le jarret et les côtes

    Chauffer le disque ou la sauteuse avec 40 g de saindoux. Dorer le jarret 8 minutes, puis les côtes 3 à 4 minutes par face, en travaillant par lots si nécessaire. Déplacer les morceaux vers une zone moins chaude.

    Une croûte brune se forme sans noircir les sucs.
  3. Faire fondre les oignons

    Ajouter le reste de saindoux au centre, puis cuire les oignons 12 à 15 minutes avec une pincée de sel. Ajouter les poivrons et poursuivre 8 minutes, jusqu’à ce qu’ils commencent à s’assouplir.

    Les oignons deviennent translucides et commencent à se défaire.

Mijoter, dorer et réunir

environ 1 h 10
  1. Parfumer et mouiller

    Ajouter l’ail, les deux paprikas et le laurier. Remuer 20 secondes, verser le vin puis les tomates et 500 ml de bouillon. Porter à frémissement.

    Le paprika se disperse sans taches sombres au fond.
  2. Attendrir le jarret

    Placer le jarret dans la sauce et cuire 35 minutes à petit frémissement, en ajoutant du bouillon par petites quantités. Arroser les côtes avec la sauce toutes les 10 minutes et les retourner une fois.

    Le jarret commence à céder sous la pointe d’un couteau.
  3. Ajouter saucisses et pommes de terre

    Dorer les saucisses et les pommes de terre sur le bord pendant 8 à 10 minutes, puis les rapprocher de la sauce. Cuire encore 20 à 25 minutes, jusqu’à ce que les saucisses atteignent 71 °C et les côtes au moins 63 °C avec 3 minutes de repos.

    La sauce nappe les oignons, les pommes de terre sont tendres et les viandes restent juteuses.
  4. Régler la sauce et servir

    Retirer l’excès de graisse visible si nécessaire, poivrer et ajuster le sel. Laisser reposer 5 minutes hors du feu, puis servir une côte, du jarret, une saucisse, des pommes de terre et de la sauce par personne.

    La sauce reste brillante et suffisamment fluide pour être prise avec le pain.

04 · Points de contrôle

Points de contrôle

Saucisses

71 °C

Mesurer au centre d’une saucisse épaisse.

Côtes de porc

63 °C + 3 min

Le repos se fait sur la zone tiède, sans poursuivre une forte cuisson.

Frémissement de la sauce

petites bulles

Une ébullition vive durcit les côtes et réduit trop vite le liquide.

ProblèmeRepèreAjustement
Paprika amerPoudre chauffée trop longtemps sur métal secRetirer la partie brûlée si possible et recommencer l’assaisonnement avec un peu de sauce fraîche ; ne pas masquer avec du sucre.
Jarret encore fermeTemps trop court ou morceaux trop grosAjouter du liquide chaud et prolonger à petit frémissement avant d’ajouter les saucisses.
Sauce aqueuseOignons peu cuits ou trop de liquide ajouté à la foisÉcarter les viandes et réduire quelques minutes au centre, en remuant les oignons.

05 · Pratique

Pratique

Service

Servir directement du disque ou sur un grand plat chaud. Le pain de campagne recueille la sauce ; une salade de chou vinaigrée apporte une note fraîche.

Conservation et réchauffage

Réfrigérer en contenants peu profonds pendant trois jours au maximum. Réchauffer avec 100 à 150 ml d’eau, à couvert, jusqu’à 74 °C.

Version en cuisine

Une sauteuse de 36 cm et une cocotte peuvent partager le travail : les viandes dorent dans la sauteuse, puis mijotent dans la cocotte avant une dernière coloration.

06 · Questions fréquentes

Questions fréquentes

Faut-il posséder un disque à kotlovina ?

Non. Le résultat reste convaincant dans une très grande sauteuse si les viandes sont dorées par lots et si la sauce mijote séparément sans surcharger le fond.

Les pommes de terre peuvent-elles cuire uniquement dans la sauce ?

Elles le peuvent, mais la précuisson puis la coloration donnent une surface plus ferme et évitent qu’elles épaississent excessivement la sauce.

07 · Valeurs nutritionnelles

Valeurs nutritionnelles

Calories
≈ 890 kcal
Glucides
≈ 47 g
Protéines
≈ 64 g
Lipides
≈ 48 g
Fibres
≈ 7 g
Sodium
≈ 1550 mg

Portion : 1 portion (environ 650 g). Allergènes principaux : gluten dans le pain, sulfites dans le vin et céleri possible dans le bouillon. Vérifier la composition des saucisses, qui peut varier. Valeurs approximatives fondées sur des références standard.

Résultat final

Une grande cuisson collective où chaque viande garde sa texture.

Le disque rassemble grillade et mijotage dans un même mouvement. La discipline consiste à déplacer les aliments selon leur besoin de chaleur, plutôt qu’à tout cuire ensemble dès le départ.