Plats nationaux croates

Goulasch croate aux gnocchis

La recette en un coup d’œil

Goulasch croate aux gnocchis

Données essentielles de la recette structurée.

CatégoriePlat principal
CuisineCuisine croate
MéthodeMijotage et pochage
DifficultéIntermédiaire
Quantité
6 portions
Préparation
50 min
Cuisson
2 h 10
Temps total
3 h
Par portion
≈ 760 kcal

Goulasch croate de bœuf au paprikaavec gnocchis de pomme de terre

Un goulasch de bœuf longuement mijoté avec oignons et paprika doux, servi avec des gnocchis de pomme de terre légers. La sauce reste dense et brillante sans farine, portée par les oignons fondus et la gélatine de la viande.

Assiette allongée de goulasch de bœuf au paprika avec gnocchis de pomme de terre et persil
La vue panoramique montre la sauce rouge-brun autour des morceaux de bœuf et une rangée de gnocchis légèrement poudrés de persil.

01 · Aperçu

Aperçu

Le juneći gulaš croate appartient à la vaste famille centre-européenne des viandes mijotées au paprika, mais sa forme domestique varie selon les régions et les habitudes familiales. Ici, le bœuf est servi avec des njoki de pomme de terre, capables de retenir une sauce épaisse sans la rendre lourde. Le plat repose sur une quantité généreuse d’oignons, cuits jusqu’à devenir presque invisibles. Ils donnent du corps, de la douceur et une texture liée sans roux ni farine.

Le paprika doux ne doit jamais frire longtemps. Une poudre exposée à une casserole trop chaude devient amère en quelques secondes. La cocotte est donc retirée du feu avant son ajout, puis la viande et le liquide suivent immédiatement. Le bœuf choisi contient du collagène — paleron, macreuse ou joue — qui se transforme pendant le mijotage. Un morceau trop maigre cuirait plus vite en apparence, mais resterait sec avant que la sauce ait développé sa profondeur.

Les gnocchis demandent une logique inverse : peu de manipulation et une cuisson brève. Les pommes de terre sont cuites avec leur peau afin de limiter l’eau absorbée, puis écrasées encore chaudes. La farine est ajoutée progressivement, juste jusqu’à obtenir une pâte souple qui se roule sans coller fortement. Trop de farine produit des gnocchis denses ; trop peu les fait se dissoudre dans l’eau. Un petit morceau poché sert de test avant de façonner toute la pâte.

La sauce est prête lorsque les cubes de bœuf se coupent à la cuillère et que le fond de la cocotte reste visible une seconde après le passage d’une spatule. Les gnocchis cuits sont ajoutés au dernier moment, sans les laisser bouillir dans le goulasch. Ils absorbent assez de sauce pour prendre sa couleur rouge-brun tout en gardant leur surface distincte. Une cuillerée de persil apporte une note fraîche ; la crème aigre reste facultative, car elle adoucit sensiblement le paprika.

Morceau riche en collagène

Le paleron devient moelleux pendant que sa gélatine donne de la tenue au jus.

Paprika protégé

La cocotte quitte le feu avant l’ajout de l’épice pour éviter toute amertume.

Pâte à gnocchis peu travaillée

Une manipulation courte limite le gluten et préserve une texture tendre.

02 · Ingrédients

Ingrédients

Pour le goulasch de bœuf

1 kg
de paleron de bœuf paré Coupé en cubes de 4 cm.
600 g
d’oignons jaunes Émincés finement.
40 ml
d’huile de tournesol
3 gousses
d’ail Hachées.
25 g
de paprika doux Choisir une poudre fraîche et parfumée.
2 g
de paprika fort Facultatif, selon la force recherchée.
30 g
de concentré de tomate
700 ml
de bouillon de bœuf non salé Chaud.
2 feuilles
de laurier
1 g
de graines de carvi écrasées
8 g
de sel fin À ajuster selon le bouillon.
1 g
de poivre noir

Pour les gnocchis et la finition

1 kg
de pommes de terre farineuses De calibre voisin, cuites avec leur peau.
250 g
de farine de blé T55 Prévoir 30 g supplémentaires seulement si la pâte l’exige.
1
œuf moyen
5 g
de sel fin
20 g
de beurre Pour enrober les gnocchis cuits.
15 g
de persil plat Ciselé.

03 · Préparation

Préparation

Mijoter le goulasch

environ 2 h 10
  1. Faire fondre les oignons

    Chauffer l’huile dans la cocotte à feu moyen-doux. Ajouter les oignons et 3 g du sel ; cuire 25 à 30 minutes en remuant souvent, jusqu’à ce qu’ils soient très souples et blond doré.

  2. Saisir le bœuf par petites quantités

    Pousser les oignons sur les côtés, augmenter légèrement le feu et faire colorer les cubes de bœuf en deux ou trois fois. Remettre toute la viande, ajouter l’ail et cuire 1 minute.

  3. Ajouter le paprika sans le brûler

    Retirer la cocotte du feu. Incorporer le paprika doux, le paprika fort, le carvi et le concentré de tomate pendant 20 secondes, puis verser immédiatement 500 ml de bouillon chaud.

  4. Mijoter jusqu’à tendreté

    Ajouter le laurier, porter à faible frémissement, couvrir partiellement et cuire 90 à 110 minutes. Remuer toutes les 20 minutes et ajouter le reste du bouillon par petites quantités si le fond menace d’attacher.

  5. Finir la sauce

    Lorsque le bœuf se coupe facilement à la cuillère, retirer le laurier, ajouter le poivre et rectifier le sel. Découvrir 5 à 10 minutes si la sauce ne nappe pas encore la spatule.

Préparer et pocher les gnocchis

environ 50 min
  1. Cuire les pommes de terre

    Pendant le mijotage, couvrir les pommes de terre d’eau froide salée, porter à frémissement et cuire 25 à 30 minutes, jusqu’à ce qu’une lame les traverse sans résistance. Égoutter, peler encore chaudes puis les passer au presse-purée.

  2. Former la pâte

    Étaler la purée 5 minutes pour évacuer la vapeur. Ajouter l’œuf, 5 g de sel et 220 g de farine ; rassembler rapidement, puis incorporer juste assez de farine restante pour obtenir une pâte souple.

  3. Façonner et tester

    Diviser la pâte, rouler des boudins de 2 cm et couper des tronçons de 2,5 cm. Pocher un gnocchi test dans une eau frémissante ; s’il se défait, pétrir 10 à 15 g de farine dans la pâte.

  4. Pocher puis servir

    Cuire les gnocchis en plusieurs fois dans une grande eau salée frémissante. Lorsqu’ils remontent, attendre 45 secondes, les retirer à l’écumoire et les enrober de beurre. Servir avec le goulasch et le persil.

04 · Points de contrôle

Points de contrôle

Ils sont blond doré, très souples et commencent à se fondre dans le jus.

05 · Pratique

Pratique

Service et accompagnements

Déposer les gnocchis dans des assiettes creuses chaudes, ajouter le bœuf et assez de sauce pour les enrober. Une salade de chou légèrement vinaigrée ou des cornichons apportent le contraste acide qui manque à ce plat riche.

Conservation et réchauffage

Le goulasch se conserve trois jours au réfrigérateur et gagne souvent en cohésion après une nuit. Refroidir les gnocchis séparément, les garder deux jours et les réchauffer doucement dans la sauce avec un trait de bouillon. Ne pas laisser le plat à température ambiante plus de deux heures.

Quatre variations fiables

Remplacer 300 g de paleron par de la joue de bœuf pour une sauce plus gélatineuse. · Ajouter 150 g de poivron rouge en dés avec les oignons pour une note végétale plus douce. · Façonner de petits gnocchis striés à la fourchette afin qu’ils retiennent davantage de sauce. · Servir le goulasch avec de la polenta ferme à la place des gnocchis, sans modifier la sauce.

Trois conseils de cuisine

Une cocotte trop petite fait bouillir le bœuf au moment de la saisie ; colorer en plusieurs fois. · Peser la farine restante : une pâte qui colle légèrement est préférable à une pâte surchargée. · Le goulasch doit frémir à peine ; une forte ébullition resserre les fibres avant que le collagène ne fonde.

06 · Valeurs nutritionnelles

Valeurs nutritionnelles

Calories
≈ 760 kcal
Glucides
≈ 78 g
Protéines
≈ 43 g
Lipides
≈ 28 g
Fibres
≈ 7 g
Sodium
≈ 780 mg

Portion : 1 portion de goulasch avec gnocchis (environ 600 g). Allergènes principaux : gluten, œuf, lait ; céleri possible dans le bouillon. Estimation fondée sur des valeurs de référence standard ; les marques, le parage, l’absorption et le partage modifient le résultat réel.

Résultat attendu

Une sauce au paprika liée par les oignons, un bœuf tendre et des gnocchis qui restent légers.

Le plat demande du temps mais peu de gestes compliqués. Les deux points sensibles sont faciles à contrôler : le paprika ne chauffe jamais seul, et la pâte à gnocchis cesse d’être travaillée dès qu’elle peut être roulée.