Cetinski sir croate

La meule montre une croûte jaune pâle et une pâte compacte

Région de Cetina · Fromage pressé · Affinage maison

Cetinski sir au lait de vache pressé affiné en petite meule ferme

Une petite meule de lait de vache est coagulée, découpée, chauffée, pressée et salée avant un affinage court qui produit une pâte ferme et claire.

  • Catégorie : Entrée froide
  • Cuisine : Croate, région de Cetina
  • Méthode : Coagulation, pressage et affinage
  • Difficulté : Avancée
Quantité
1 meule, env. 1,2 kg
Préparation
1 h
Cuisson
45 min
Repos
21 jours
Total
21 j 1 h 45
Par portion
≈ 330 kcal
Meule de Cetinski sir avec quartier découpé, tranches, pain rustique et petit ramequin sur une table en bois
La pâte claire reste compacte avec quelques petites ouvertures irrégulières, signe d’un pressage soigneux et d’un affinage court.

Une petite meule, une hygiène stricte et un affinage mesuré

Cetinski sir désigne un fromage associé à la région de la Cetina, dans l’arrière-pays dalmate. Les pratiques domestiques peuvent varier selon le lait disponible, la saison et la durée de garde. La méthode proposée ici ne prétend pas reproduire une spécification protégée ni une recette unique. Elle offre une interprétation prudente d’une petite meule au lait de vache, à pâte pressée, pensée pour une cuisine équipée d’un contrôle fiable de la température et de l’humidité. Le résultat attendu est ferme, jaune très pâle, facile à trancher et marqué par une saveur lactée, légèrement acidulée et salée.

Le lait, le matériel et la cave d’affinage doivent rester sous contrôle ; la précision sanitaire compte autant que la texture finale.

Le lait doit être pasteurisé mais non UHT. Le traitement UHT modifie les protéines et donne souvent un caillé fragile. Tout le matériel en contact avec le lait, le caillé ou le fromage est lavé puis désinfecté. Le lait chauffe doucement à 32 °C, reçoit une petite quantité de ferment thermophile, puis repose afin que l’acidification commence. Le chlorure de calcium restaure la fermeté du caillé dans un lait pasteurisé. La présure, diluée dans de l’eau non chlorée, est versée en remuant du bas vers le haut pendant moins d’une minute.

Après environ quarante-cinq minutes, le caillé doit présenter une cassure nette. Il est découpé en cubes d’un centimètre, puis laissé cinq minutes pour que les bords se raffermissent. Le brassage commence avec beaucoup de douceur. La température monte ensuite progressivement jusqu’à 39 °C sur une vingtaine de minutes. Ce chauffage expulse une partie du petit-lait et prépare une pâte plus serrée. Un mouvement brutal écraserait les grains et ferait perdre du rendement. À la fin, les grains ressemblent à de petites noisettes souples et se ressoudent lorsqu’ils sont pressés dans la main.

Le caillé égoutté passe dans un moule garni d’une toile. Le pressage augmente par paliers : un poids léger ferme la surface, puis une charge plus forte chasse le petit-lait sans former de fissures. La meule est retournée plusieurs fois afin de rester régulière. Après huit heures, elle est salée à sec sur toutes ses faces en deux applications. Le sel pénètre lentement, raffermit la croûte et aide à contrôler la flore de surface. La meule sèche ensuite sur une grille pendant quarante-huit heures, jusqu’à ce que sa surface soit mate et non collante.

L’affinage court se déroule idéalement à 10–12 °C et 80–85 % d’humidité relative. La meule est retournée chaque jour la première semaine, puis tous les deux jours. Une fine flore blanche peut être essuyée avec un linge propre légèrement salé. Une coloration rose, noire ou orange vive, une odeur putride, un gonflement anormal ou une surface visqueuse demandent de jeter le fromage. Un réfrigérateur domestique seul est souvent trop sec ; une boîte d’affinage propre, entrouverte et équipée d’un hygromètre donne un environnement plus stable.

Après vingt et un jours, la meule peut être coupée. Le couteau doit révéler une pâte compacte, non coulante, avec peu d’ouvertures. Le fromage se sert à température ambiante après trente minutes hors du froid. Du pain rustique, quelques olives ou des légumes marinés suffisent. La recette compte le rendement à environ 1,2 kg, mais la teneur en eau du lait et la force du pressage peuvent modifier ce poids. Les valeurs nutritionnelles restent donc approximatives et sont données pour une tranche de 100 g, taille pratique pour comparer les portions.

Ingrédients

Pour une petite meule

  • 8 l de lait entier pasteurisé non UHT
  • 0,5 g de ferment thermophile
  • 2 ml de chlorure de calcium liquideDilué dans 30 ml d’eau non chlorée.
  • 2,5 ml de présure liquideDiluée dans 30 ml d’eau non chlorée.
  • 30 g de sel fin non iodé

Préparation, étape par étape

Coagulation et travail du caillé

  1. Désinfectez le matériel

    Nettoyez et désinfectez marmite, thermomètre, couteau, louche, toile, moule et grille. Laissez sécher sans les toucher avec un linge.

  2. Ensemencez le lait

    Chauffez le lait à 32 °C. Saupoudrez le ferment, attendez 2 minutes, puis mélangez doucement et laissez agir 40 minutes.

  3. Ajoutez calcium et présure

    Incorporez le chlorure de calcium dilué, puis la présure diluée. Remuez 45 secondes, arrêtez le mouvement du lait et couvrez 45 minutes.

  4. Coupez et chauffez le caillé

    Vérifiez une cassure nette, coupez en cubes de 1 cm et reposez 5 minutes. Brassez en portant lentement à 39 °C sur 20 minutes. Les grains doivent être fermes, souples et de taille régulière.

Pressage, salage et affinage

  1. Moulez et pressez

    Égouttez le petit-lait, placez le caillé dans le moule garni et pressez 30 minutes avec 2 kg, 2 heures avec 5 kg, puis 5 heures avec 8 kg, en retournant à chaque palier.

  2. Salez à sec

    Répartissez la moitié du sel sur toutes les faces, réfrigérez 12 heures sur grille, retournez puis appliquez le reste. Laissez encore 12 heures.

  3. Séchez la surface

    Placez la meule sur une grille propre à 10–12 °C pendant 48 heures, en la retournant deux fois par jour, jusqu’à une surface mate.

  4. Affinez pendant 21 jours

    Gardez la meule à 10–12 °C et 80–85 % d’humidité, retournez-la régulièrement et surveillez odeur, couleur et surface. Jetez la meule en cas de gonflement, viscosité, odeur putride ou moisissure noire ou rose.

Service, conservation et adaptations

Service et accords

Sortez le fromage trente minutes avant de le couper. Servez des tranches fines avec pain rustique, olives et légumes marinés. Un vin blanc sec peut accompagner la pâte lactée, mais le fromage reste le point central de l’assiette.

Conservation et réchauffage

Après ouverture, enveloppez la meule dans un papier à fromage et conservez-la entre 2 et 5 °C pendant 10 à 14 jours. Changez le papier s’il devient humide. Ne congelez pas : la pâte deviendrait friable et libérerait de l’eau.

Quatre variantes réalisables

  • Employer du lait de brebis pasteurisé en ajustant la quantité de présure selon le fabricant.
  • Prolonger l’affinage à 35 jours pour une pâte plus ferme, sous contrôle sanitaire constant.
  • Frotter la croûte avec une saumure à 3 % au lieu d’un simple essuyage salé.
  • Former deux petites meules afin de réduire le temps de pressage et faciliter le suivi de la croûte.

Trois observations de cuisine

  1. Le lait UHT produit souvent un caillé trop faible pour ce type de meule.
  2. La montée de 32 à 39 °C doit être progressive pour éviter de durcir l’extérieur des grains.
  3. Un hygromètre est plus fiable qu’une estimation visuelle de l’humidité.

Matériel nécessaire

  • Marmite inox de 10 litres
  • Thermomètre numérique précis
  • Couteau long à caillé et louche
  • Moule à fromage, toile et presse
  • Grille, boîte d’affinage et hygromètre

Valeurs nutritionnelles par portion

Calories
≈ 330 kcal
Glucides
≈ 2 g
Protéines
≈ 25 g
Lipides
≈ 26 g
Fibres
≈ 0 g
Sodium
≈ 720 mg

Portion : 1 tranche de 100 g. Allergènes principaux : lait. Estimation fondée sur des valeurs de composition courantes ; le résultat réel varie selon les marques, le dessalage, le parage, l’absorption d’huile et le partage des portions.

La coupe de la meule

Une pâte claire et ferme raconte la qualité du caillé, le pressage régulier et une cave tenue sous contrôle.

Cette fabrication demande une hygiène suivie et des mesures exactes. L’affinage court ne remplace pas la surveillance : chaque jour de repos doit confirmer une croûte saine et une odeur propre.

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