Cuisine autrichienne · Recette · Dessert ou plat sucré
Marillenknödel autrichiens au fromage blanc avec abricot et chapelure beurrée
Des abricots entiers entourés d’une pâte tendre au fromage blanc, cuits dans l’eau frémissante puis couverts de chapelure beurrée.
Catégorie : Dessert ou plat sucré/Cuisine : Autriche/Difficulté : Intermédiaire/Durée totale : 1 h 30

La vue large montre quatre boulettes, dont deux ouvertes sur le fruit, avec une fine couche de chapelure brune et de sucre glace.
La recette des Marillenknödel avec une pâte qui ne se fend pas
La recette des Marillenknödel associe un fruit d’été entier à une pâte douce au fromage blanc. En Autriche, les abricots de la Wachau sont particulièrement liés à ce plat, mais la technique reste valable avec tout petit abricot mûr et ferme. La boulette doit enfermer le fruit sans couche excessive de pâte. Après cuisson, la coupe montre un anneau clair autour de l’abricot, puis une enveloppe de chapelure dorée au beurre.
Une boulette d’essai coûte quelques minutes et protège toute la série.
Le fromage blanc est égoutté pour éviter une pâte trop collante. Il est mélangé avec beurre ramolli, œuf, farine, vanille et sel, puis laissé au froid. Ce repos hydrate la farine et raffermit le beurre. Ajouter beaucoup de farine dès le départ paraît résoudre le collage, mais donne une boulette dense. La bonne pâte reste souple, se détache des mains légèrement farinées et peut être aplatie sans craquer sur les bords.
Les abricots sont dénoyautés avec une petite incision, puis refermés autour d’un morceau de sucre. Celui-ci fond pendant la cuisson et compense l’acidité du fruit. Un sucre en cube est pratique, mais une demi-cuillerée de sucre semoule fonctionne. Le fruit doit être essuyé; une surface mouillée empêche la pâte d’adhérer. Les boulettes sont roulées avec les mains farinées jusqu’à disparition de la jointure.
Le pochage se fait dans une grande quantité d’eau légèrement salée, jamais à gros bouillons. Les Marillenknödel descendent d’abord au fond, puis remontent progressivement. Dix à treize minutes suffisent selon leur taille. Une boulette d’essai, cuite avant toute la série, permet de corriger la pâte. Si elle se défait, une petite quantité de farine est ajoutée; si elle reste dure et sèche, une noisette de beurre ramolli l’assouplit.
La chapelure cuit séparément dans le beurre jusqu’à une couleur noisette. Le sucre et la cannelle entrent en fin de cuisson pour ne pas brûler. Les boulettes égouttées sont roulées immédiatement dans ce mélange. Servies chaudes ou tièdes, elles peuvent constituer un dessert ou un déjeuner sucré. Le fruit doit rester chaud et juteux, tandis que la pâte garde une coupe nette.
La taille des abricots doit rester proche d’une pièce à l’autre, car elle détermine l’épaisseur de pâte et le temps de pochage. Les fruits sont essuyés plutôt que trempés, ouverts juste assez pour retirer le noyau, puis refermés autour d’un petit morceau de sucre. Une couche de pâte régulière de six à huit millimètres suffit. Les jointures sont lissées avec les doigts humides jusqu’à disparaître. Une boulette test est cuite avant le lot complet; si elle s’ouvre, un peu de farine corrige la pâte, tandis qu’une masse trop ferme reçoit une cuillerée de fromage blanc. Après pochage, les boulettes passent immédiatement dans la chapelure chaude, qui adhère mieux à leur surface encore humide.
Le sucre placé à la place du noyau fond pendant la cuisson et se mêle au jus du fruit. Il ne doit pas être trop gros, sous peine de laisser une cavité dure. Les abricots très mûrs demandent moins de sucre et une manipulation plus douce. La coupe reste alors bien centrée.
Abricot au centre — quatre repères
La recette en bref. Une pâte souple est préparée avec fromage blanc égoutté, farine, beurre, œuf, vanille et sel, puis repose trente minutes au froid. Dix petits abricots sont dénoyautés et refermés autour d’un morceau de sucre. Chaque fruit est enveloppé d’une portion régulière de pâte et la jointure est soigneusement fermée. Les boulettes pochent dix à treize minutes dans une eau frémissante. Pendant ce temps, la chapelure dore au beurre avec cannelle et sucre. Les Marillenknödel égouttés sont roulés dans cette garniture et servis chauds, avec un peu de sucre glace. Une première boulette test permet de corriger la pâte avant de pocher tout le lot.
Ingrédients
Pâte et fruits
- Fromage blanc maigre ou quark, égoutté, 500 g
- Farine de blé, 300 g
- Beurre ramolli, 100 g
- Œuf, 1 gros
- Sucre vanillé, 10 g
- Sel fin, 2 g
- Petits abricots, 10
- Morceaux de sucre, 10
Enrobage
- Chapelure fine, 160 g
- Beurre, 120 g
- Sucre, 60 g
- Cannelle, 1 c. à café
- Sucre glace, 20 g
Préparation étape par étape
Pâte
Égoutter le fromage
Laissez le fromage dans une passoire fine pendant au moins 2 heures, puis pesez 500 g.
Former la pâte
Crémez le beurre avec sucre vanillé et sel. Ajoutez œuf et fromage, puis la farine. Mélangez juste jusqu’à homogénéité.
Laisser reposer
Aplatissez la pâte, couvrez et réfrigérez 30 minutes.
Fruits et façonnage
Préparer les abricots
Incisez chaque abricot, retirez le noyau et placez un morceau de sucre à sa place. Refermez le fruit.
Diviser régulièrement
Formez un rouleau de pâte et coupez dix portions égales. Aplatissez chaque portion avec les mains farinées.
Enfermer le fruit
Posez l’abricot au centre, ramenez la pâte autour et pincez la jointure. Roulez jusqu’à une surface lisse.
Pochage et enrobage
Cuire une boulette d’essai
Faites frémir une grande casserole d’eau salée et cuisez une boulette 10 à 13 minutes. Corrigez la pâte si elle se fend ou paraît trop ferme.
Pocher la série
Cuisez les autres boulettes sans surcharger la casserole, en les remuant délicatement au début pour éviter qu’elles collent.
Dorer la chapelure
Faites fondre le beurre, ajoutez la chapelure et remuez 6 à 8 minutes. Ajoutez sucre et cannelle à la fin.
Enrober et servir
Égouttez les boulettes, roulez-les dans la chapelure et saupoudrez de sucre glace.
Service, conservation et adaptations
Service et accords
Compter deux boulettes par portion. Servir chaudes ou tièdes, seules ou avec une cuillerée de compote d’abricot peu sucrée. Un café léger convient mieux qu’une sauce lourde.
Conservation et réchauffage
Les boulettes cuites se gardent deux jours au réfrigérateur. Réchauffer à la vapeur ou 8 minutes à 160 °C jusqu’à 74 °C. Les boulettes crues façonnées peuvent être congelées séparément et pochées sans décongélation, avec trois à quatre minutes de plus.
Variantes et substitutions
- Utiliser une pâte de pomme de terre à la place de la pâte au fromage blanc.
- Remplacer les abricots par de petites prunes fermes.
- Ajouter des noisettes moulues à la chapelure.
- Parfumer la pâte avec zeste de citron plutôt qu’avec vanille.
Conseils de cuisine d’essai
- Égoutter le fromage évite de durcir la pâte avec trop de farine.
- Sécher les abricots avant de les envelopper aide la fermeture.
- Maintenir un frémissement doux protège les jointures.
Matériel nécessaire
Une passoire fine, un grand saladier, une grande casserole, une écumoire, une poêle et une balance.
Valeurs nutritionnelles par portion
- Calories
- ≈ 560 kcal
- Glucides
- ≈ 76 g
- Protéines
- ≈ 16 g
- Lipides
- ≈ 22 g
- Fibres
- ≈ 5 g
- Sodium
- ≈ 280 mg
Portion : 2 boulettes. Allergènes principaux : lait, œuf, gluten. Valeurs approximatives calculées à partir de tables de composition standard; elles varient selon les marques, le parage, l’absorption et le portionnement.
Un abricot chaud au centre, une pâte légère autour et une chapelure noisette à l’extérieur.
Les Marillenknödel reposent sur la proportion. Un petit fruit, une couche de pâte régulière et une eau seulement frémissante donnent une boulette qui reste fermée tout en conservant un cœur juteux.