La Syrie couvre environ 185 180 kilomètres carrés au contact de la Méditerranée orientale, de l’Anatolie, de la Mésopotamie et de la péninsule Arabique. Elle partage ses frontières avec la Turquie, l’Irak, la Jordanie, Israël et le Liban, et possède une courte façade méditerranéenne d’environ 190 kilomètres. À l’ouest, une étroite plaine côtière est dominée par les montagnes de la côte syrienne ; plus au sud, l’Anti-Liban et le mont Hermon encadrent les approches de Damas. Le centre est formé de plateaux, de bassins et de steppes qui deviennent progressivement désertiques vers la frontière irakienne. L’Euphrate traverse le nord-est, reçoit le Khabour et soutient l’irrigation, l’agriculture et plusieurs barrages. La Djézireh, entre Euphrate et Tigre, constitue l’un des principaux espaces céréaliers et pétroliers. Cette géographie relie des villes anciennes — Alep, Damas, Homs, Hama, Lattaquié et Deir ez-Zor — mais la guerre a fragmenté les réseaux qui les unissaient.
Le climat est méditerranéen sur le littoral, semi-aride dans les plateaux occidentaux et franchement désertique dans l’intérieur. Les pluies tombent surtout entre novembre et mars. Lattaquié et les versants côtiers peuvent recevoir plus de 700 millimètres par an, alors que de vastes zones orientales en reçoivent moins de 200. Damas connaît des hivers frais et des étés chauds et secs ; les nuits hivernales sont plus froides sur les plateaux et les montagnes. L’agriculture pluviale dépend fortement de la régularité des précipitations, tandis que l’irrigation repose sur l’Euphrate, les nappes souterraines et des retenues affaiblies par le manque d’entretien. Les sécheresses, la salinisation, les tempêtes de poussière et la surexploitation de l’eau précédaient le conflit, mais les destructions de pompes, de canaux et de réseaux urbains ont accru la vulnérabilité. Les incendies de 2025 dans la région de Lattaquié ont également montré l’effet combiné de la chaleur, du déficit de pluie et des munitions non explosées.
La couverture forestière est faible, concentrée surtout dans les montagnes proches de la Méditerranée, où subsistent des pinèdes, des chênaies et des formations de genévriers. Les forêts de Frunloq, les reliefs du nord-ouest et certains secteurs de l’Anti-Liban représentent des refuges importants dans un pays dominé par la steppe. Les zones humides de l’Euphrate, les lacs de barrage et les vallées de l’Oronte soutiennent des oiseaux migrateurs et des activités agricoles, mais plusieurs écosystèmes ont été dégradés par le pompage, la pollution et les combats. Avant 2011, le blé, l’orge, le coton, les olives, les fruits et l’élevage ovin structuraient de vastes territoires ruraux. Depuis, le déplacement des habitants, la hausse du coût du carburant, la contamination des terres et l’interruption des chaînes commerciales ont réduit la production. La restauration des sols, de l’irrigation et des pâturages sera donc aussi décisive que la reconstruction des bâtiments.
La Syrie appartient à l’un des plus anciens foyers urbains du monde. Ebla et Mari contrôlèrent des réseaux commerciaux dès le troisième millénaire avant notre ère, tandis qu’Ougarit développa sur la côte une écriture alphabétique ancienne. Araméens, Assyriens, Babyloniens, Perses, Grecs et Romains se succédèrent ou coexistèrent dans la région. Palmyre prospéra comme cité caravanière entre l’Empire romain et l’Orient, et Damas demeura un centre politique et commercial majeur. Après les conquêtes arabes du VIIe siècle, Damas devint la capitale du califat omeyyade de 661 à 750, période qui élargit son influence du Maghreb à l’Asie centrale. Les siècles suivants virent alterner pouvoirs abbasside, seldjoukide, croisé, ayyoubide et mamelouk. L’Empire ottoman incorpora la Syrie en 1516 et administra pendant quatre siècles un espace dont les frontières ne correspondaient pas encore à celles de l’État actuel.
Après la Première Guerre mondiale et l’effondrement ottoman, la France reçut un mandat sur la Syrie et le Liban. Elle divisa le territoire en plusieurs entités, affronta la grande révolte syrienne de 1925 à 1927 et contribua, volontairement ou non, à fixer des frontières et des institutions qui survécurent à son départ. L’indépendance effective fut acquise en 1946. Une série de coups d’État, l’union éphémère avec l’Égypte entre 1958 et 1961 et la prise du pouvoir par le parti Baas en 1963 précédèrent l’ascension de Hafez al-Assad en 1970. Son régime puis celui de son fils Bachar, devenu président en 2000, reposèrent sur un appareil sécuritaire centralisé. Le soulèvement de 2011 se transforma en guerre civile internationale, avec interventions étrangères, groupes djihadistes, forces kurdes et déplacements massifs. Le pouvoir de Bachar al-Assad s’effondra le 8 décembre 2024. Depuis, Ahmed al-Charaa dirige une transition encadrée par une déclaration constitutionnelle temporaire ; un nouveau Parlement de 210 sièges s’est réuni pour la première fois en juillet 2026, mais l’unification politique et territoriale reste inachevée.
Avant la guerre, l’économie associait agriculture, pétrole, phosphates, textile, industrie alimentaire, commerce et services publics. Le conflit a détruit des usines, des logements, des centrales, des réseaux d’eau et une partie du patrimoine productif. Il a aussi divisé le contrôle des champs pétroliers et des routes commerciales, accéléré la dépréciation monétaire et développé des économies informelles ou liées aux groupes armés. La pauvreté touche désormais la grande majorité des ménages, et 15,6 millions de personnes avaient encore besoin d’aide humanitaire en 2026. La transition a annoncé une réduction de l’emprise de l’État sur certaines entreprises, une lutte contre les emplois fictifs et l’ouverture aux capitaux extérieurs ; ces mesures peuvent stimuler l’activité, mais elles risquent aussi d’aggraver les inégalités si elles précèdent la création d’institutions fiables. La reconstruction dépendra de la levée durable des sanctions, de garanties juridiques, du retour des compétences expatriées et d’un accord sur la répartition des ressources.
La Syrie est divisée en quatorze gouvernorats, subdivisés en districts et sous-districts. Damas forme un gouvernorat distinct, entouré par celui de Rif Dimachq ; Alep reste le principal centre démographique du nord, tandis que Hassaké, Raqqa et Deir ez-Zor couvrent de vastes espaces orientaux. Le dernier recensement national largement utilisé date de 2004 et avait compté environ 17,9 millions d’habitants. Les estimations des Nations unies plaçaient la population à environ 25,6 millions en 2025, chiffre qui inclut l’effet des naissances et des retours mais ne résout pas l’incertitude créée par les déplacements. Plus de douze millions de Syriens ont été déplacés au cours du conflit, à l’intérieur ou à l’étranger. Environ 1,3 million de réfugiés sont revenus en 2025 après le changement de régime, souvent vers des quartiers endommagés, sans services complets ni sécurité foncière. Les données régionales restent donc plus fragiles que la précision apparente des estimations nationales.
L’arabe est la langue officielle et la principale langue de communication, avec des variations régionales. Le kurde est largement parlé dans le nord et le nord-est ; l’arménien, le syriaque, le turkmène et le tcherkesse subsistent dans différentes communautés. La majorité de la population est musulmane sunnite, mais le pays comprend aussi des Alaouites, des Druzes, des Ismaéliens, des chrétiens de plusieurs Églises et de petites communautés yézidies. Cette diversité s’est développée dans des villes de commerce, des villages montagnards et des régions de frontière, sans effacer les inégalités politiques. La mosquée des Omeyyades à Damas, les souks d’Alep, les monastères de la vallée de l’Oronte et la poésie arabe moderne appartiennent à un patrimoine commun, mais de nombreux sites ont été endommagés ou pillés. La musique du oud, les traditions culinaires et l’artisanat urbain survivent grâce aux familles et aux diasporas, qui jouent également un rôle dans la circulation des capitaux et des idées.
Les infrastructures formaient autrefois un réseau centré sur Damas et Alep, avec des autoroutes vers la côte, la Jordanie, la Turquie et l’Irak. Beaucoup d’axes restent praticables, mais les ponts détruits, les postes de contrôle, les mines et l’entretien insuffisant ralentissent les déplacements. Les chemins de fer reliant les ports de Lattaquié et Tartous à l’intérieur ont fonctionné de manière intermittente. Les aéroports de Damas, Alep et Lattaquié ont connu fermetures, frappes et reprises partielles. Lattaquié et Tartous demeurent les principaux ports maritimes ; leur modernisation sera essentielle pour les matériaux de reconstruction et les exportations. Dans les villes, les autobus et minibus compensent l’absence de systèmes lourds de transport public, mais la pénurie de carburant et l’état des véhicules limitent le service. L’électricité reste instable dans de nombreuses régions, l’eau est rationnée et la couverture numérique varie fortement. La remise en état des réseaux locaux conditionne directement le retour durable des habitants.
Membre des Nations unies et de la Ligue des États arabes, la Syrie se trouve au centre des équilibres du Levant, entre Turquie, Irak, Jordanie, Liban, Israël et Méditerranée. La transition a modifié ses alliances, affaibli l’influence iranienne et russe qui soutenait l’ancien régime, et ouvert un rapprochement avec plusieurs pays arabes et occidentaux. Elle doit cependant intégrer ou désarmer des forces rivales, protéger les minorités, juger les crimes du passé et négocier le statut du nord-est kurde ainsi que des régions méridionales rétives à l’autorité centrale. Les ressources agricoles, les ports, la diaspora et la position sur les corridors énergétiques offrent une base de relèvement. Mais l’importance future de la Syrie dépendra d’abord de sa capacité à transformer une victoire militaire et un changement de régime en institutions représentatives, en sécurité locale et en reconstruction accessible à l’ensemble de la population.
Profil géographique et social
Syrie — repères, chiffres et contexte
Quarante repères rédigés directement en français pour comprendre la géographie, la population, l’économie, les infrastructures, l’environnement, la culture et les principales destinations de la Syrie. Chaque carte relie un fait à son contexte, à une date de référence et à une source identifiable.
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Dernière mise à jour et vérification des sources :
Repères régionaux
Une lecture schématique du voisinage, sans représentation des frontières politiques.
La documentation culturelle sur la Syrie ne remplace jamais une évaluation de sécurité : en juillet 2026, l’ensemble du territoire demeure à très haut risque.
Indicateurs sélectionnés
Dernières valeurs disponibles de Banque mondiale.
5 repères
Identité et repères
Institutions, capitale, langues, monnaie et organisation territoriale.
Nom officiel
République arabe syrienne
République arabe syrienne est la dénomination employée dans les textes institutionnels et diplomatiques.
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CIA World Factbook — SyrieCapitale
Damas
Damas reste la capitale et le principal siège institutionnel ; Alep, Homs, Hama, Lattaquié et les villes du nord-est structurent des espaces aux contrôles et reconstructions inégaux.
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CIA World Factbook — SyrieLangues
Arabe officiel · kurde, arménien, syriaque et turkmène présents
L’arabe possède de nombreuses variantes régionales ; les autres langues portent des histoires communautaires dont la visibilité a souvent été politiquement sensible.
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CIA World Factbook — SyrieMonnaie, heure et téléphone
Livre syrienne (SYP) · UTC+3 · +963
Ces trois codes structurent les paiements, la planification des horaires et les communications internationales.
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CIA World Factbook — SyrieDécoupage administratif
14 gouvernorats
Le découpage officiel subsiste, mais contrôle territorial, institutions locales et accès réel ont beaucoup varié depuis 2011.
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CIA World Factbook — Syrie5 repères
Géographie
Territoire, relief, eaux, littoral et saisons.
Superficie
185 180 km²
Syrie couvre 185 180 km² de terres et d’eaux intérieures selon la série de référence retenue.
Distances, relief, pluies et état des axes comptent souvent davantage que les kilomètres affichés sur une carte.
Banque mondiale — données sur la SyrieUn couloir peuplé entre montagne et steppe
Damas, Homs, Hama et Alep
Relief, pluies et routes historiques ont concentré villes et agriculture à l’ouest d’un territoire majoritairement aride.
Distances, relief, pluies et état des axes comptent souvent davantage que les kilomètres affichés sur une carte.
Encyclopædia Britannica — SyrieLe grand fleuve de l’est
Barrages, irrigation et villes riveraines
Débit transfrontalier, sécheresse et contrôle des infrastructures rendent l’eau indissociable du conflit et de l’alimentation.
Distances, relief, pluies et état des axes comptent souvent davantage que les kilomètres affichés sur une carte.
CIA World Factbook — SyrieUne façade méditerranéenne étroite
Lattaquié, Tartous et montagnes côtières
Ports et pluies plus abondantes distinguent fortement cette région de la steppe intérieure.
Distances, relief, pluies et état des axes comptent souvent davantage que les kilomètres affichés sur une carte.
Encyclopædia Britannica — SyrieUn carrefour du Levant
Turquie, Irak, Jordanie, Liban et territoires occupés
Routes commerciales, réfugiés, armées étrangères et différends territoriaux font des frontières des espaces instables plutôt que de simples lignes.
Distances, relief, pluies et état des axes comptent souvent davantage que les kilomètres affichés sur une carte.
CIA World Factbook — Syrie5 repères
Nature et environnement
Écosystèmes, aires protégées, espèces et pressions climatiques.
Six biens, tous culturels et tous en péril
Damas, Bosra, Alep, Palmyre, Crac des Chevaliers et Villages antiques
Le classement en péril depuis la guerre signale destruction, pillage, abandon et impossibilité d’une conservation normale.
Le statut de protection ne garantit pas à lui seul l’accès ni la conservation : réglementation, saison et conditions locales doivent être vérifiées.
UNESCO — patrimoine mondial de la Syrie2,8 % de couvert forestier en 2023
Massifs côtiers et îlots boisés
Incendies, coupe de combustible et changement climatique ont aggravé la rareté d’écosystèmes déjà limités.
Le statut de protection ne garantit pas à lui seul l’accès ni la conservation : réglementation, saison et conditions locales doivent être vérifiées.
Banque mondiale — données sur la SyrieLa badia couvre une grande part du territoire
Pâturages irréguliers et mobilité pastorale
Sécheresses, restrictions de déplacement et pertes de troupeaux ont profondément fragilisé les économies bédouines.
Le statut de protection ne garantit pas à lui seul l’accès ni la conservation : réglementation, saison et conditions locales doivent être vérifiées.
Encyclopædia Britannica — SyrieUne crise de quantité, qualité et accès
Euphrate, Oronte, nappes et réseaux endommagés
Pompage, pollution et pannes électriques augmentent les maladies et les inégalités entre quartiers et camps.
Le statut de protection ne garantit pas à lui seul l’accès ni la conservation : réglementation, saison et conditions locales doivent être vérifiées.
Banque mondiale — aperçu de la SyrieUne région traversée par de grandes failles
Le séisme de février 2023 a frappé le nord-ouest
Bâtiments fragilisés, accès humanitaire et hiver ont transformé l’aléa naturel en catastrophe sociale majeure.
Le statut de protection ne garantit pas à lui seul l’accès ni la conservation : réglementation, saison et conditions locales doivent être vérifiées.
Encyclopædia Britannica — Syrie5 repères
Population et société
Démographie, santé, villes, mobilités et diversité sociale.
Population
25 620 427
La dernière série disponible estime la population à 25 620 427.
Une moyenne nationale masque souvent de forts écarts entre capitale, villes secondaires, campagnes et populations déplacées.
Banque mondiale — données sur la SyrieCroissance démographique
3,8 % par an
Ce rythme agit directement sur les besoins en logements, écoles, soins, emplois et transports.
Une moyenne nationale masque souvent de forts écarts entre capitale, villes secondaires, campagnes et populations déplacées.
Banque mondiale — données sur la SyrieEspérance de vie à la naissance
73 ans
Cet indicateur synthétique reflète à la fois la santé publique, les conditions de vie et l’accès aux services essentiels.
Une moyenne nationale masque souvent de forts écarts entre capitale, villes secondaires, campagnes et populations déplacées.
Banque mondiale — données sur la SyrieUne des plus grandes crises de déplacement au monde
Réfugiés, déplacés internes et retours incertains
Un chiffre de population en hausse peut refléter retours et changements de méthode, pas une amélioration générale des conditions.
Une moyenne nationale masque souvent de forts écarts entre capitale, villes secondaires, campagnes et populations déplacées.
Banque mondiale — aperçu de la SyrieSanté et éducation profondément désorganisées
Personnel exilé, bâtiments détruits et coûts élevés
La disponibilité varie par localité et par autorité ; les moyennes nationales masquent des ruptures extrêmes.
Une moyenne nationale masque souvent de forts écarts entre capitale, villes secondaires, campagnes et populations déplacées.
Banque mondiale — aperçu de la Syrie5 repères
Économie
Production, ressources, agriculture, échanges et vulnérabilités.
Produit intérieur brut
23,74 milliards USD
Le dernier PIB courant comparable de la Banque mondiale date de 2022 ; guerre, destruction et économie informelle limitent fortement toute lecture actuelle.
La taille d’un secteur doit être rapprochée de l’emploi, des importations, des prix, de la transformation locale et de la répartition des revenus.
Banque mondiale — données sur la SyrieCroissance économique
-0,2 %
La dernière variation comparable date de 2022 et ne décrit pas les ruptures politiques, militaires et monétaires ultérieures.
La taille d’un secteur doit être rapprochée de l’emploi, des importations, des prix, de la transformation locale et de la répartition des revenus.
Banque mondiale — données sur la SyrieUne économie fragmentée par la guerre
Monnaie, sanctions, destruction et marchés parallèles
Les prix et salaires changent vite, tandis que l’activité informelle et transfrontalière échappe largement aux statistiques.
La taille d’un secteur doit être rapprochée de l’emploi, des importations, des prix, de la transformation locale et de la répartition des revenus.
Banque mondiale — aperçu de la SyrieBlé, olives, coton et élevage
Un secteur touché par sécheresse et déplacement
Accès aux terres, semences, carburant, irrigation et marchés reste plus déterminant que le potentiel agronomique.
La taille d’un secteur doit être rapprochée de l’emploi, des importations, des prix, de la transformation locale et de la répartition des revenus.
CIA World Factbook — SyrieDes besoins immenses, des choix politiques
Logement, réseaux et patrimoine
Reconstruire ne consiste pas seulement à rebâtir : propriété, retour des habitants, justice et financement déterminent qui bénéficie des projets.
La taille d’un secteur doit être rapprochée de l’emploi, des importations, des prix, de la transformation locale et de la répartition des revenus.
Banque mondiale — aperçu de la Syrie5 repères
Infrastructures et numérique
Électricité, connectivité, ports, aéroports et déplacements intérieurs.
Accès à l’électricité
89,3 % de la population
L’accès estimé ne mesure ni les longues coupures, ni la capacité de paiement, ni les différences entre territoires.
L’existence d’un réseau ne signifie pas que le service soit continu, abordable ou disponible de façon homogène sur tout le territoire.
Banque mondiale — données sur la SyrieUtilisation d’Internet
34 % de la population
La dernière série internationale disponible, 34 % en 2018, est ancienne et ne doit pas être présentée comme une mesure de 2026.
L’existence d’un réseau ne signifie pas que le service soit continu, abordable ou disponible de façon homogène sur tout le territoire.
Banque mondiale — données sur la SyrieUne couverture statistique sans service continu
Réseaux endommagés et longues coupures
Générateurs, panneaux solaires et circuits locaux compensent partiellement une production et une distribution très insuffisantes.
L’existence d’un réseau ne signifie pas que le service soit continu, abordable ou disponible de façon homogène sur tout le territoire.
Banque mondiale — données sur la SyrieDes axes stratégiques soumis aux contrôles
Barrages, dommages et fermetures soudaines
Une route visible sur une carte peut traverser plusieurs zones d’autorité ou des secteurs minés ; aucun trajet ne doit être improvisé.
L’existence d’un réseau ne signifie pas que le service soit continu, abordable ou disponible de façon homogène sur tout le territoire.
France Diplomatie — conseils aux voyageurs : SyrieDes données anciennes et un accès surveillé
34 % d’utilisateurs en 2018
Coupures, prix, surveillance et réseaux mobiles variables rendent la connexion à la fois précaire et politiquement sensible.
L’existence d’un réseau ne signifie pas que le service soit continu, abordable ou disponible de façon homogène sur tout le territoire.
Banque mondiale — données sur la Syrie5 repères
Destinations et voyages
Villes, paysages, patrimoine et réalités pratiques du déplacement.
Une ville historique encore habitée
Mosquée des Omeyyades, souks et quartiers
Le patrimoine ne peut être dissocié des contrôles, disparitions, déplacements et dommages qui affectent ses habitants.
Accès, autorisations, météo, temps de trajet et avis officiels doivent être contrôlés juste avant le départ.
UNESCO — patrimoine mondial de la SyrieUne reconstruction inégale
Citadelle, souk et quartiers détruits
La réouverture d’un monument ne signifie ni sécurité générale ni restauration de la vie sociale antérieure.
Accès, autorisations, météo, temps de trajet et avis officiels doivent être contrôlés juste avant le départ.
UNESCO — patrimoine mondial de la SyrieUn site antique lourdement endommagé
Ruines, propagande et mines
Toute idée de visite se heurte à des risques extrêmes ; la conservation se poursuit dans un contexte militaire et politique instable.
Accès, autorisations, météo, temps de trajet et avis officiels doivent être contrôlés juste avant le départ.
UNESCO — patrimoine mondial de la SyrieVillages antiques et paysages calcaires
Un patrimoine au milieu des déplacements
Camps, frontières et zones de combat rendent indécente toute approche qui traiterait la région comme un simple circuit archéologique.
Accès, autorisations, météo, temps de trajet et avis officiels doivent être contrôlés juste avant le départ.
UNESCO — patrimoine mondial de la SyrieLattaquié et montagnes côtières
Ports, forêts et sites anciens
Même les régions perçues comme plus stables restent exposées aux frappes, contrôles et changements rapides de la situation.
Accès, autorisations, météo, temps de trajet et avis officiels doivent être contrôlés juste avant le départ.
France Diplomatie — conseils aux voyageurs : Syrie5 repères
Culture et vie quotidienne
Patrimoine vivant, gastronomie, musique, savoir-faire et usages.
Le oud, le muwashshah et les traditions d’Alep
Poésie savante et répertoires urbains
Musiciens de Syrie et de la diaspora maintiennent des écoles profondément liées aux villes, aux confréries et aux langues.
Une pratique vivante appartient d’abord aux communautés qui la transmettent ; elle mérite davantage qu’une lecture purement touristique.
Encyclopædia Britannica — SyrieDamasquinage, brocart, verre et savon d’Alep
Des métiers déplacés mais non disparus
Ateliers recréés en Syrie ou à l’étranger montrent que le patrimoine vit avec les artisans, pas seulement dans les objets.
Une pratique vivante appartient d’abord aux communautés qui la transmettent ; elle mérite davantage qu’une lecture purement touristique.
Encyclopædia Britannica — SyrieKibbeh, muhammara et mahshi
Une cuisine levantine aux fortes variations régionales
Alep, Damas, côte, Djézireh et communautés arméniennes ou kurdes apportent des techniques et goûts distincts.
Une pratique vivante appartient d’abord aux communautés qui la transmettent ; elle mérite davantage qu’une lecture purement touristique.
Encyclopædia Britannica — SyrieHakawati et tradition orale
Le conteur dans les cafés et les familles
Les récits classiques se réinventent dans le théâtre, la littérature et les communautés déplacées.
Une pratique vivante appartient d’abord aux communautés qui la transmettent ; elle mérite davantage qu’une lecture purement touristique.
UNESCO — patrimoine culturel immatériel de la SyrieUne pluralité religieuse et linguistique
Musulmans, chrétiens, druzes, yézidis et autres communautés
Cette diversité ne doit ni être folklorisée ni utilisée pour effacer les rapports de pouvoir et les violences récentes.
Une pratique vivante appartient d’abord aux communautés qui la transmettent ; elle mérite davantage qu’une lecture purement touristique.
Encyclopædia Britannica — Syrie6 événements
Repères historiques
Une chronologie concise des périodes et des tournants qui structurent le pays contemporain.
- Cités, empires et provinces antiques
Ebla, Aram, mondes hellénistique, romain et byzantin inscrivent la région dans de vastes réseaux.
- Califat omeyyade à Damas
La ville devient capitale d’un empire s’étendant de l’Atlantique à l’Asie centrale.
- États médiévaux puis Ottomans
Croisades, dynasties régionales et conquête ottomane reconfigurent villes et routes.
- Mandat français et indépendance
Découpages, révolte et institutions mandataires précèdent l’évacuation des dernières troupes françaises.
- Pouvoir baassiste et dynastie Assad
Coup d’État, autoritarisme et répression structurent l’État dirigé par Hafez puis Bachar al-Assad.
- Soulèvement, guerre et transition instable
Répression, interventions étrangères, déplacements massifs et chute de l’ancien pouvoir ouvrent une période encore dangereuse et incertaine.
8 sources
Sources et limites
Sources institutionnelles et de référence utilisées pour cette rédaction originale en français.
Les révisions statistiques, les méthodes nationales et internationales et les évolutions rapides de terrain peuvent produire des écarts. Les chiffres sont donc toujours accompagnés de leur année de référence.
- Banque mondiale — données sur la Syrie
- Banque mondiale — aperçu de la Syrie
- CIA World Factbook — Syrie
- UNESCO — patrimoine mondial de la Syrie
- UNESCO — patrimoine culturel immatériel de la Syrie
- Convention de Ramsar — Syrie
- Encyclopædia Britannica — Syrie
- France Diplomatie — conseils aux voyageurs : Syrie
Les conditions d’entrée, la sécurité, la santé, les transports et l’accès aux sites peuvent changer sans préavis. Consultez les avis officiels immédiatement avant tout déplacement.