L’Afghanistan couvre environ 652 230 kilomètres carrés au cœur de l’Asie, sans accès à la mer. Il partage ses frontières avec l’Iran, le Turkménistan, l’Ouzbékistan, le Tadjikistan, la Chine et le Pakistan, dont la limite orientale et méridionale demeure politiquement sensible. L’Hindou Kouch traverse le pays du nord-est au centre et dépasse 7 000 mètres, séparant vallées, hauts plateaux et bassins. Le corridor du Wakhan s’étire entre le Tadjikistan et le Pakistan jusqu’à une courte frontière chinoise. Au nord se trouvent des plaines liées au bassin de l’Amou-Daria; au sud et à l’ouest dominent plateaux secs, déserts du Registan et du Dasht-e Margo et vallées irriguées. Kaboul se situe à environ 1 800 mètres, ce qui lui donne des hivers nettement plus froids que ceux des basses terres méridionales.
Le climat est principalement continental, aride ou semi-aride, mais l’altitude crée de fortes différences locales. Les montagnes reçoivent neige et pluie hivernales, qui alimentent les rivières au printemps; les bassins méridionaux connaissent des étés très chauds et des précipitations faibles. Les sécheresses pluriannuelles réduisent les récoltes, le bétail et les réserves d’eau, tandis que la fonte rapide de la neige et les averses intenses provoquent des crues soudaines. Les inondations de 2024 ont montré la vulnérabilité des villages construits en terre et des routes rurales. Le pays est aussi exposé aux séismes, notamment dans l’Hindou Kouch et l’ouest autour de Hérat. Le réchauffement, la dégradation des bassins versants et la croissance démographique accentuent la concurrence pour une ressource hydraulique déjà limitée et partagée avec les États voisins.
Les pâturages occupent une grande partie du territoire et soutiennent l’élevage ovin, caprin et nomade, tandis que les terres cultivées se concentrent dans les vallées irriguées de l’Helmand, de Hérat, de Kunduz, de Kaboul et du nord. Les forêts, estimées à environ 2 % du territoire selon les définitions internationales, subsistent surtout dans les provinces orientales de Kounar, Nouristan et Paktia, où poussent pins, cèdres et genévriers. La coupe de bois, le surpâturage, l’érosion et des décennies de conflit ont réduit la couverture végétale. Blé, fruits, noix, raisins, safran et élevage forment l’agriculture légale, mais le pavot à opium a longtemps constitué une source de revenus majeure. L’interdiction imposée par les autorités talibanes a entraîné une forte baisse des cultures depuis 2022, sans créer partout des alternatives suffisantes pour les ménages ruraux.
La position entre plateau iranien, Asie centrale et sous-continent indien a fait de la région un espace de passage et de pouvoir bien avant l’État moderne. Des territoires afghans actuels appartinrent aux empires achéménide, macédonien, maurya et kouchan; le bouddhisme prospéra notamment à Bamiyan avant l’islamisation à partir du VIIe siècle. Ghazni devint le centre d’un empire turco-persan aux Xe et XIe siècles, puis Hérat un foyer artistique et intellectuel sous les Timourides. Les invasions mongoles et les rivalités entre pouvoirs persans, ouzbeks et moghols fragmentèrent durablement l’espace. En 1747, Ahmad Shah Durrani réunit des tribus pachtounes et étendit son autorité, fondant un ensemble généralement considéré comme l’origine politique de l’Afghanistan contemporain.
Au XIXe siècle, l’émirat devint un État tampon entre les empires britannique et russe. Trois guerres anglo-afghanes redéfinirent son autonomie et ses frontières; Amanullah Khan obtint le contrôle complet de la politique extérieure en 1919. La monarchie tenta ensuite une modernisation prudente jusqu’au coup d’État de 1973, qui proclama la république. La prise du pouvoir communiste en avril 1978 déclencha répression et insurrection, puis l’intervention soviétique de décembre 1979. Après le retrait de l’URSS en 1989 et la chute du gouvernement en 1992, les factions moudjahidines combattirent pour Kaboul. Les talibans prirent la capitale en 1996. Renversés par l’intervention dirigée par les États-Unis en 2001, ils menèrent une insurrection de vingt ans avant de reprendre Kaboul en août 2021, au moment du retrait international.
L’économie reste dominée par l’agriculture, le commerce, les petits services et une économie informelle de grande taille. Le pays possède cuivre, fer, charbon, talc, pierres précieuses et ressources potentielles en lithium, mais l’insécurité juridique, le manque d’énergie et de transport limitent l’exploitation. Après l’effondrement de 2021-2022, la Banque mondiale estimait la croissance à 2,5 % en 2024 et projetait environ 4,3 % en 2025, reprise insuffisante pour compenser la hausse de population et l’arrivée massive de personnes expulsées ou revenues des pays voisins. La réduction de l’aide, les restrictions bancaires et le gel de certains avoirs ont contracté les revenus. Les recettes douanières se sont améliorées, mais la pauvreté, le chômage et l’insécurité alimentaire demeurent étendus, surtout pour les femmes exclues de nombreux emplois.
Le territoire est divisé en 34 provinces, elles-mêmes organisées en districts, mais l’administration locale varie selon l’accessibilité et le degré de contrôle central. Aucun recensement national complet et moderne n’a établi un chiffre incontestable. Les estimations divergent en raison des déplacements, des retours, de l’enregistrement incomplet et de l’absence de données récentes; le Fonds des Nations unies pour la population situait la population autour de 43,8 millions en 2025. Kaboul est de loin la plus grande ville, devant Kandahar, Hérat, Mazar-e Charif et Jalalabad. Les Pachtounes, Tadjiks, Hazaras, Ouzbeks, Turkmènes, Aimaqs, Baloutches, Nouristanis et d’autres communautés se répartissent selon des géographies souvent imbriquées. Les déplacements internes et l’urbanisation ont modifié ces équilibres sans effacer les identités régionales.
Le dari et le pachto sont les deux langues officielles; l’ouzbek, le turkmène, le baloutchi, le pashayi, le nouristani et les langues du Pamir sont employés régionalement. L’islam sunnite est majoritaire, tandis qu’une importante minorité, notamment hazara, suit le chiisme. La culture afghane s’est développée dans des réseaux persanophones, turciques et sud-asiatiques plutôt qu’à l’intérieur de frontières isolées. La poésie de langue persane associée à Hérat et Balkh, la tradition orale pachtoune, les tapis du nord et la musique au rubab illustrent des formes distinctes. Mosquées, citadelles, jardins et maisons de terre portent les traces d’époques successives. Les destructions de guerre, le trafic d’antiquités et la démolition des bouddhas de Bamiyan en 2001 ont causé des pertes, mais des artisans et institutions locales continuent de préserver ce patrimoine.
Le réseau routier repose sur un anneau reliant Kaboul, Kandahar, Hérat et Mazar-e Charif, complété par des routes vers les frontières. Plusieurs tronçons sont dégradés, exposés aux mines, aux glissements de terrain ou aux contrôles, et les déplacements ruraux deviennent difficiles en hiver. Le tunnel de Salang reste une liaison stratégique entre nord et sud. De courtes voies ferrées relient le pays à l’Ouzbékistan, au Turkménistan et à l’Iran, mais il n’existe pas encore de réseau national continu. Les aéroports de Kaboul, Hérat, Kandahar et Mazar-e Charif assurent des vols limités. Les postes secs de Hairatan, Torghundi, Islam Qala et Torkham structurent le commerce. L’accès à l’électricité s’est élargi grâce aux importations régionales, mais les coupures et l’absence de réseau stable restent fréquentes hors des villes.
L’Afghanistan est membre des Nations unies, de l’Organisation de la coopération islamique et de l’Association sud-asiatique de coopération régionale, mais son statut diplomatique demeure exceptionnel. La Russie est devenue, le 3 juillet 2025, le premier État à reconnaître formellement le gouvernement taliban; la reconnaissance internationale reste néanmoins très limitée et le siège afghan aux Nations unies demeure contesté. Les restrictions imposées aux filles et aux femmes dans l’éducation, l’emploi et la vie publique constituent l’obstacle principal à une normalisation plus large. Le pays pourrait tirer parti de sa position entre Asie centrale et méridionale, de ses ressources et d’une population jeune, mais cette possibilité dépend de la formation, de l’inclusion économique, de la gestion de l’eau et d’institutions capables de dépasser une gouvernance fondée presque exclusivement sur le contrôle sécuritaire.
Profil géographique et social
Afghanistan — repères, chiffres et contexte
Quarante repères rédigés directement en français pour comprendre la géographie, la population, l’économie, les infrastructures, l’environnement, la culture et les principales destinations de l’Afghanistan. Chaque carte relie un fait à son contexte, à une date de référence et à une source identifiable.
Rédaction et vérification éditoriale : Rédaction Travel S Helper
Dernière mise à jour et vérification des sources :
Repères régionaux
Une lecture schématique du voisinage, sans représentation des frontières politiques.
Les statistiques restent utiles pour situer le pays, mais elles ne mesurent ni l’incertitude politique, ni les restrictions quotidiennes, ni l’inégale qualité des données.
Indicateurs sélectionnés
Dernières valeurs disponibles de la Banque mondiale.
5 repères
Identité et repères
Institutions, capitale, langues, monnaie et organisation territoriale.
Nom officiel
Afghanistan ; « Émirat islamique d’Afghanistan » est le nom utilisé par les autorités de facto
Afghanistan ; « Émirat islamique d’Afghanistan » est le nom utilisé par les autorités de facto est la dénomination employée dans les textes institutionnels et diplomatiques.
Ce repère aide à lire les documents officiels et à préparer un séjour, sans réduire la diversité du pays à une seule formule administrative.
CIA World Factbook — l’AfghanistanCapitale et plus grande ville
Kaboul
Kaboul occupe une haute vallée au carrefour des routes vers le nord, l’est et le sud ; son développement rapide a largement débordé le noyau historique.
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CIA World Factbook — l’AfghanistanLangues
Dari et pachto officiels · ouzbek, turkmène, baloutchi, pashayi et autres langues régionales
Le dari sert souvent de langue de communication entre groupes, tandis que le pachto et de nombreuses langues locales structurent des espaces régionaux distincts.
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CIA World Factbook — l’AfghanistanMonnaie, heure et téléphone
Afghani (AFN) · UTC+4 h 30 · +93
Ces trois codes structurent les paiements, la planification des horaires et les communications internationales.
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CIA World Factbook — l’AfghanistanDécoupage administratif
34 provinces
Les provinces sont divisées en districts ; dans la pratique, accès, services et contrôle administratif varient fortement d’un territoire à l’autre.
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CIA World Factbook — l’Afghanistan5 repères
Géographie
Territoire, relief, eaux, littoral et saisons.
Superficie
652 860 km²
Afghanistan couvre 652 860 km² de terres et d’eaux intérieures selon la série de référence retenue.
Distances, relief, pluies et état des axes comptent souvent davantage que les kilomètres affichés sur une carte.
Banque mondiale — données sur l’AfghanistanUn pays de hautes terres
L’Hindou Kouch partage le territoire
Cols, vallées encaissées et plateaux rendent les liaisons difficiles et expliquent de fortes différences climatiques et culturelles sur de courtes distances.
Distances, relief, pluies et état des axes comptent souvent davantage que les kilomètres affichés sur une carte.
Encyclopædia Britannica — l’AfghanistanHazarajat et hauts plateaux
Hivers longs, altitude et vallées isolées
Le cœur montagneux rassemble des communautés anciennes et des systèmes agricoles adaptés à une saison productive très brève.
Distances, relief, pluies et état des axes comptent souvent davantage que les kilomètres affichés sur une carte.
Encyclopædia Britannica — l’AfghanistanPlaines, steppes et déserts
Amou-Daria au nord, Régistan et Dasht-e Margo au sud
Les zones plus ouvertes permettent agriculture irriguée et pastoralisme, mais restent exposées à la sécheresse et à l’érosion.
Distances, relief, pluies et état des axes comptent souvent davantage que les kilomètres affichés sur une carte.
CIA World Factbook — l’AfghanistanDes bassins largement fermés
Helmand, Kaboul, Hari Rud et Kunduz
Une grande partie des eaux ne rejoint pas l’océan ; fonte nivale, barrages et prélèvements transfrontaliers sont donc stratégiques.
Distances, relief, pluies et état des axes comptent souvent davantage que les kilomètres affichés sur une carte.
Banque mondiale — aperçu de l’Afghanistan5 repères
Nature et environnement
Écosystèmes, aires protégées, espèces et pressions climatiques.
Deux biens culturels inscrits
Bâmiyân et le minaret de Djam
Les deux sites figurent sur la Liste du patrimoine mondial en péril et demandent conservation, suivi scientifique et accès prudent.
Le statut de protection ne garantit pas à lui seul l’accès ni la conservation : réglementation, saison et conditions locales doivent être vérifiées.
UNESCO — patrimoine mondial de l’AfghanistanBand-e Amir
Une chaîne de lacs turquoise derrière des barrages naturels
Ce paysage calcaire de haute altitude est aussi un espace de vie et de pèlerinage ; l’isolement ne le protège pas des pressions humaines.
Le statut de protection ne garantit pas à lui seul l’accès ni la conservation : réglementation, saison et conditions locales doivent être vérifiées.
Encyclopædia Britannica — l’AfghanistanLe corridor du Wakhan
Mouflons de Marco Polo, ibex et léopard des neiges
La faible densité humaine favorise une grande faune montagnarde, mais l’observation est difficile et le contexte sécuritaire prime sur tout projet de visite.
Le statut de protection ne garantit pas à lui seul l’accès ni la conservation : réglementation, saison et conditions locales doivent être vérifiées.
Banque mondiale — aperçu de l’AfghanistanDes forêts orientales fragmentées
Conifères et pistachiers dans quelques versants mieux arrosés
Coupe de bois, pâturage et conflits ont réduit des milieux déjà limités par l’aridité générale.
Le statut de protection ne garantit pas à lui seul l’accès ni la conservation : réglementation, saison et conditions locales doivent être vérifiées.
Encyclopædia Britannica — l’AfghanistanSécheresses, séismes et crues soudaines
Des chocs récurrents dans un habitat vulnérable
La combinaison de relief instable, pluies irrégulières et infrastructures fragiles transforme rapidement un aléa naturel en crise humaine.
Le statut de protection ne garantit pas à lui seul l’accès ni la conservation : réglementation, saison et conditions locales doivent être vérifiées.
Banque mondiale — aperçu de l’Afghanistan5 repères
Population et société
Démographie, santé, villes, mobilités et diversité sociale.
Population
43 844 111
La dernière série disponible estime la population à 43 844 111.
Une moyenne nationale masque souvent de forts écarts entre capitale, villes secondaires, campagnes et populations déplacées.
Banque mondiale — données sur l’AfghanistanCroissance démographique
2,8 % par an
Ce rythme agit directement sur les besoins en logements, écoles, soins, emplois et transports.
Une moyenne nationale masque souvent de forts écarts entre capitale, villes secondaires, campagnes et populations déplacées.
Banque mondiale — données sur l’AfghanistanEspérance de vie à la naissance
66 ans
Cet indicateur synthétique reflète à la fois la santé publique, les conditions de vie et l’accès aux services essentiels.
Une moyenne nationale masque souvent de forts écarts entre capitale, villes secondaires, campagnes et populations déplacées.
Banque mondiale — données sur l’AfghanistanUne mosaïque de communautés
Pachtounes, Tadjiks, Hazaras, Ouzbeks et nombreux autres groupes
Langue, territoire, réseaux familiaux et histoire locale s’entrecroisent ; aucune catégorie unique ne résume la société afghane.
Une moyenne nationale masque souvent de forts écarts entre capitale, villes secondaires, campagnes et populations déplacées.
Encyclopædia Britannica — l’AfghanistanDes décennies de mobilités forcées
Réfugiés, retours et déplacements internes
Les guerres et les chocs climatiques ont séparé des familles, agrandi les villes et créé des liens durables avec les pays voisins.
Une moyenne nationale masque souvent de forts écarts entre capitale, villes secondaires, campagnes et populations déplacées.
Banque mondiale — aperçu de l’Afghanistan5 repères
Économie
Production, ressources, agriculture, échanges et vulnérabilités.
Produit intérieur brut
17,78 milliards USD
Le PIB courant est estimé à 17,78 milliards USD pour l’année de référence indiquée.
La taille d’un secteur doit être rapprochée de l’emploi, des importations, des prix, de la transformation locale et de la répartition des revenus.
Banque mondiale — données sur l’AfghanistanCroissance économique
1,9 %
La variation annuelle du PIB doit être lue avec l’inflation, la démographie et la structure productive.
La taille d’un secteur doit être rapprochée de l’emploi, des importations, des prix, de la transformation locale et de la répartition des revenus.
Banque mondiale — données sur l’AfghanistanUne économie rurale dépendante de l’eau
Blé, fruits, noix, élevage et safran
La production varie avec neige, irrigation, accès aux marchés et sécurité ; les cultures illicites ont aussi pesé sur de nombreux territoires.
La taille d’un secteur doit être rapprochée de l’emploi, des importations, des prix, de la transformation locale et de la répartition des revenus.
Banque mondiale — aperçu de l’AfghanistanDes ressources importantes mais peu transformées
Cuivre, fer, charbon, talc et lithium potentiel
Géologie, gouvernance, financement et infrastructures déterminent davantage la valeur réelle que la seule présence de gisements.
La taille d’un secteur doit être rapprochée de l’emploi, des importations, des prix, de la transformation locale et de la répartition des revenus.
CIA World Factbook — l’AfghanistanUn pays enclavé au cœur de plusieurs corridors
Pakistan, Iran, Asie centrale et Chine
Passages frontaliers, sanctions, règles bancaires et état des routes influencent fortement prix et disponibilité des biens.
La taille d’un secteur doit être rapprochée de l’emploi, des importations, des prix, de la transformation locale et de la répartition des revenus.
Banque mondiale — aperçu de l’Afghanistan5 repères
Infrastructures et numérique
Électricité, connectivité, ports, aéroports et déplacements intérieurs.
Accès à l’électricité
87,8 % de la population
La série internationale indique un taux d’accès de 87,8 %, sans mesurer à elle seule la continuité du service.
L’existence d’un réseau ne signifie pas que le service soit continu, abordable ou disponible de façon homogène sur tout le territoire.
Banque mondiale — données sur l’AfghanistanUtilisation d’Internet
16 % de la population
La part des habitants utilisant Internet atteint 16 % pour la dernière année disponible.
L’existence d’un réseau ne signifie pas que le service soit continu, abordable ou disponible de façon homogène sur tout le territoire.
Banque mondiale — données sur l’AfghanistanLe tunnel de Salang
Un passage vital entre Kaboul et le nord
Altitude, avalanches, travaux et circulation lourde peuvent interrompre ce corridor dont dépend une grande partie du commerce intérieur.
L’existence d’un réseau ne signifie pas que le service soit continu, abordable ou disponible de façon homogène sur tout le territoire.
CIA World Factbook — l’AfghanistanHydroélectricité et importations régionales
Un accès électrique encore très inégal
L’extension du réseau s’appuie sur des achats aux voisins et sur des solutions locales ; continuité et capacité restent variables.
L’existence d’un réseau ne signifie pas que le service soit continu, abordable ou disponible de façon homogène sur tout le territoire.
Banque mondiale — données sur l’AfghanistanUne connexion encore minoritaire
16 % d’utilisateurs d’Internet en 2024
Couverture mobile, coût, coupures et restrictions différencient fortement l’accès entre villes, campagnes, femmes et hommes.
L’existence d’un réseau ne signifie pas que le service soit continu, abordable ou disponible de façon homogène sur tout le territoire.
Banque mondiale — données sur l’Afghanistan5 repères
Destinations et voyages
Villes, paysages, patrimoine et réalités pratiques du déplacement.
Aucun itinéraire touristique ordinaire n’est prudent
Risques élevés sur l’ensemble du territoire
Une autorisation locale ou la présence d’un guide ne supprime ni le risque d’arrestation, ni l’enlèvement, ni l’absence de secours fiables.
Accès, autorisations, météo, temps de trajet et avis officiels doivent être contrôlés juste avant le départ.
France Diplomatie — conseils aux voyageurs : l’AfghanistanBâmiyân
Falaises, niches monumentales et paysage monastique
Le site raconte les circulations bouddhiques de la Route de la soie ; sa valeur dépasse les statues détruites en 2001.
Accès, autorisations, météo, temps de trajet et avis officiels doivent être contrôlés juste avant le départ.
UNESCO — patrimoine mondial de l’AfghanistanHérat
Citadelle, mosquées et héritage timouride
La ville demeure un centre majeur d’arts du livre, de céramique et d’architecture, mais l’accès et l’état des monuments doivent être vérifiés.
Accès, autorisations, météo, temps de trajet et avis officiels doivent être contrôlés juste avant le départ.
Encyclopædia Britannica — l’AfghanistanBalkh
La Bactres antique et des siècles de traditions religieuses
Les vestiges dispersés demandent contexte et conservation ; ils ne forment pas un parc archéologique homogène.
Accès, autorisations, météo, temps de trajet et avis officiels doivent être contrôlés juste avant le départ.
Encyclopædia Britannica — l’AfghanistanDes normes sociales et juridiques très restrictives
Tenue, photographie, genre et déplacements
Les règles imposées par les autorités de facto peuvent changer et être appliquées sans garanties procédurales ; les femmes subissent les restrictions les plus graves.
Accès, autorisations, météo, temps de trajet et avis officiels doivent être contrôlés juste avant le départ.
France Diplomatie — conseils aux voyageurs : l’Afghanistan5 repères
Culture et vie quotidienne
Patrimoine vivant, gastronomie, musique, savoir-faire et usages.
Un espace littéraire persan et pachto
Ghazal, récitation et mémoire orale
La poésie circule dans les foyers, la musique et les débats publics ; Hérat, Balkh et Kaboul ont nourri des traditions transrégionales.
Une pratique vivante appartient d’abord aux communautés qui la transmettent ; elle mérite davantage qu’une lecture purement touristique.
Encyclopædia Britannica — l’AfghanistanRubab et ensembles urbains
Un luth devenu emblématique
Le rubab accompagne répertoires savants et populaires ; musiciens et facteurs d’instruments ont toutefois subi interdictions et exils répétés.
Une pratique vivante appartient d’abord aux communautés qui la transmettent ; elle mérite davantage qu’une lecture purement touristique.
UNESCO — patrimoine culturel immatériel de l’AfghanistanTapis, kilims et broderies
Motifs liés aux régions et aux communautés
La qualité dépend de la laine, des teintures et du temps de travail ; les circuits commerciaux cachent souvent la part reçue par les artisanes.
Une pratique vivante appartient d’abord aux communautés qui la transmettent ; elle mérite davantage qu’une lecture purement touristique.
Encyclopædia Britannica — l’AfghanistanKabuli palaw, pains et mantous
Une cuisine de céréales, viande, légumineuses et fruits secs
Les recettes changent selon altitude, saison et voisinages iraniens, centre-asiatiques ou sud-asiatiques.
Une pratique vivante appartient d’abord aux communautés qui la transmettent ; elle mérite davantage qu’une lecture purement touristique.
Encyclopædia Britannica — l’AfghanistanBuzkashi
Cavaliers, équipes et prestige régional
Ce jeu équestre exige puissance, stratégie et connaissance du terrain ; ses formes locales sont plus complexes que son image spectaculaire.
Une pratique vivante appartient d’abord aux communautés qui la transmettent ; elle mérite davantage qu’une lecture purement touristique.
Encyclopædia Britannica — l’Afghanistan6 événements
Repères historiques
Une chronologie concise des périodes et des tournants qui structurent le pays contemporain.
- Carrefour d’empires et de religions
Royaumes iraniens, monde hellénistique, bouddhisme et routes caravanières laissent des strates visibles de Bactres à Bâmiyân.
- Empire de Durrani
Ahmad Shah Durrani rassemble un pouvoir souvent considéré comme le point de départ de l’État afghan moderne.
- Entre empires britannique et russe
Guerres anglo-afghanes et diplomatie du « Grand Jeu » contribuent à fixer frontières et autonomie extérieure.
- Indépendance diplomatique
La troisième guerre anglo-afghane ouvre la voie au contrôle complet des relations extérieures.
- Occupation soviétique et résistance
L’intervention soviétique internationalise la guerre, déplace des millions de personnes et militarise durablement le pays.
- République puis retour des talibans
Après deux décennies d’intervention internationale, les talibans reprennent Kaboul en août 2021 et imposent un nouvel ordre de facto.
8 sources
Sources et limites
Sources institutionnelles et de référence utilisées pour cette rédaction originale en français.
Les révisions statistiques, les méthodes nationales et internationales et les évolutions rapides de terrain peuvent produire des écarts. Les chiffres sont donc toujours accompagnés de leur année de référence.
- Banque mondiale — données sur l’Afghanistan
- Banque mondiale — aperçu de l’Afghanistan
- CIA World Factbook — l’Afghanistan
- UNESCO — patrimoine mondial de l’Afghanistan
- UNESCO — patrimoine culturel immatériel de l’Afghanistan
- Convention de Ramsar — l’Afghanistan
- Encyclopædia Britannica — l’Afghanistan
- France Diplomatie — conseils aux voyageurs : l’Afghanistan
Les conditions d’entrée, la sécurité, la santé, les transports et l’accès aux sites peuvent changer sans préavis. Consultez les avis officiels immédiatement avant tout déplacement.