Le Suriname couvre environ 163 820 km² sur la côte nord-atlantique de l’Amérique du Sud, entre le Guyana, la Guyane française et le Brésil. C’est le plus petit État souverain du continent par la superficie et l’un des moins peuplés. Une plaine côtière basse et marécageuse concentre Paramaribo, les terres agricoles et l’essentiel des infrastructures; elle est protégée localement par digues, canaux et polders. Vers le sud, une ceinture de savanes et de sols sableux précède les hauts plateaux forestiers du bouclier guyanais. Les fleuves Corantijn, Coppename, Saramacca, Suriname et Marowijne descendent vers l’Atlantique et constituent des axes naturels de circulation. Le Julianatop, dans les monts Wilhelmina, atteint environ 1 230 mètres. La frontière méridionale traverse des régions difficiles d’accès et comporte encore des segments non définitivement démarqués avec les voisins. Cette géographie oppose nettement un littoral urbanisé et un intérieur immense où les villages sont reliés surtout par les cours d’eau et l’avion.
Le climat est équatorial, chaud et humide, avec des températures généralement proches de 27 °C sur la côte. Les pluies suivent deux périodes principales, une grande saison humide d’avril à août et une plus courte de décembre à février, séparées par des phases plus sèches. Leur calendrier varie selon les années sous l’influence de l’Atlantique tropical et des phénomènes régionaux. La plaine côtière est vulnérable aux fortes pluies, à l’érosion marine, à l’affaissement des sols et à l’élévation du niveau de la mer. Paramaribo et les districts voisins connaissent des inondations lorsque précipitations, marées et drainage déficient se combinent. Dans l’intérieur, les sécheresses réduisent les niveaux des rivières, isolent les villages et perturbent l’hydroélectricité, alors que les crues peuvent submerger les communautés marronnes et autochtones. La faible altitude du littoral rend l’adaptation climatique centrale pour un pays dont la population, les routes et les terres productives sont presque toutes concentrées près de l’océan.
Près de 93 % du territoire restent boisés, ce qui place le Suriname parmi les pays à forte couverture forestière et faible déforestation. La réserve naturelle du Suriname central protège environ 1,6 million d’hectares de forêt tropicale, de montagnes et de cours d’eau; elle est inscrite au patrimoine mondial. Jaguars, tapirs, singes, loutres géantes, coqs-de-roche et nombreuses espèces de poissons y trouvent des habitats continus. La pression augmente néanmoins autour des mines d’or, des concessions forestières et des pistes. L’orpaillage artisanal utilise du mercure, contamine les rivières et attire une main-d’œuvre régionale difficile à contrôler. Sur la côte, riziculture, bananeraies, élevage, pêche et zones urbaines ont transformé marais et mangroves. Les communautés de l’intérieur dépendent de la chasse, de la pêche, de petits abattis et des produits forestiers. Le maintien d’un couvert aussi étendu constitue un avantage climatique, mais aussi une responsabilité de surveillance coûteuse pour un État de petite taille.
Les peuples lokono, kali’na, trio, wayana et d’autres sociétés autochtones occupaient la région avant l’arrivée européenne. Anglais et Néerlandais établirent des colonies au XVIIe siècle; le traité de Breda de 1667 confirma la possession néerlandaise du Suriname en échange de la Nouvelle-Amsterdam, future New York. Les plantations de sucre, café, cacao et coton reposèrent sur le travail d’Africains réduits en esclavage. Beaucoup s’échappèrent vers l’intérieur, formant des sociétés marronnes qui résistèrent militairement et conclurent au XVIIIe siècle des traités reconnaissant leur autonomie. Après l’abolition de l’esclavage en 1863 et une période de travail obligatoire, les autorités recrutèrent des engagés venus de l’Inde britannique, de Java, de Chine et de Madère. Cette succession de migrations créa une société très pluraliste, mais maintint l’économie orientée vers quelques productions exportées par Paramaribo.
L’autonomie interne fut accordée au sein du Royaume des Pays-Bas en 1954, puis l’indépendance proclamée le 25 novembre 1975. Une part importante de la population émigra alors vers les Pays-Bas. En 1980, un coup d’État militaire dirigé par Desi Bouterse interrompit le régime parlementaire. Les exécutions de décembre 1982 et la guerre intérieure opposant l’armée au Jungle Commando de Ronnie Brunswijk marquèrent durablement le pays; le conflit affecta surtout les communautés marronnes de l’est. La démocratie électorale fut restaurée à la fin des années 1980, mais l’influence militaire, le trafic de drogue et les réseaux personnels restèrent présents. Bouterse fut ensuite élu président par l’Assemblée nationale en 2010 et réélu en 2015, avant que la coalition de Chan Santokhi ne prenne le pouvoir en 2020. La condamnation définitive de Bouterse pour les meurtres de 1982 a confirmé l’importance persistante de la justice et de la mémoire dans la consolidation institutionnelle.
L’économie dépend principalement de l’or, du pétrole, des services publics, du commerce et d’une agriculture limitée à la plaine côtière. L’or fournit la majorité des exportations et provient à la fois d’une grande mine industrielle et de milliers de sites artisanaux. Staatsolie, entreprise pétrolière nationale, exploite des gisements terrestres et participe aux projets offshore. La filière bauxite, autrefois structurante, a décliné après l’arrêt de la production d’alumine en 2015. Le riz, les bananes, le poisson et les crevettes conservent un rôle régional. Une grave crise budgétaire, l’endettement et la dépréciation monétaire ont conduit à un programme avec le Fonds monétaire international et à des réformes douloureuses au début des années 2020. En 2024, la décision finale d’investissement pour le projet pétrolier GranMorgu a ouvert la perspective d’une première production offshore vers 2028. Cette attente peut soutenir les investissements, mais elle accroît aussi le risque de dépenses anticipées et de dépendance future.
Le Suriname est divisé en dix districts, eux-mêmes subdivisés en ressorts. Le recensement de 2012 a compté 541 638 habitants; les projections internationales situaient la population autour de 660 000 à 670 000 personnes au milieu des années 2020, avec une marge d’incertitude liée aux migrations. Plus de la moitié des habitants vivent dans Paramaribo et sa périphérie, tandis que Wanica connaît une urbanisation rapide. Les districts de l’intérieur, Sipaliwini et Brokopondo, couvrent la majeure partie du territoire mais restent très peu peuplés. La société comprend des Hindoustani issus de l’Inde, des Marrons descendants d’Africains ayant fui les plantations, des Créoles, des Javanais, des populations mixtes, des peuples autochtones, ainsi que des communautés chinoises, brésiliennes et européennes. Les départs vers les Pays-Bas ont créé une diaspora dont les transferts, les compétences et les liens familiaux restent importants.
Le néerlandais est la langue officielle et la langue de l’administration et de l’enseignement. Le sranan tongo sert largement de langue véhiculaire, tandis que le sarnami, le javanais surinamais, les langues marronnes et plusieurs langues autochtones sont utilisées dans les familles et les communautés. Cette pluralité se reflète dans le calendrier religieux: hindouisme, christianismes, islam, traditions afro-surinamaises et croyances autochtones coexistent dans un espace public relativement tolérant. Paramaribo conserve des maisons de bois, des bâtiments coloniaux et des lieux de culte qui témoignent de cette superposition historique. L’écrivain Anton de Kom a relié anticolonialisme, histoire de l’esclavage et justice sociale; son œuvre reste une référence nationale. Les traditions musicales kaseko et kawina combinent rythmes africains, fanfares et influences caribéennes. Dans l’intérieur, l’art tembé des Marrons transmet motifs, mémoire et statut à travers sculpture, textile et architecture domestique.
Le réseau routier se concentre sur le littoral, de la frontière guyanaise à Albina, avec Paramaribo comme nœud principal. Les ponts sur le fleuve Suriname et la Coppename ont amélioré la continuité est-ouest, mais la route vers la Guyane française dépend encore d’un bac sur le Marowijne. Les axes vers Brokopondo et l’intérieur minier sont plus irréguliers. Les fleuves servent de routes aux communautés, aux exploitants forestiers et aux chercheurs d’or; de petites pistes aériennes relient des villages à l’aéroport Zorg en Hoop. L’aéroport international Johan-Adolf-Pengel assure les liaisons avec les Pays-Bas, la Caraïbe et les pays voisins. Le port de Paramaribo et les installations de Paranam traitent conteneurs, carburants et produits miniers. L’électricité provient en partie du barrage d’Afobaka, complété par des centrales thermiques, mais le réseau national n’atteint pas toutes les localités. L’assainissement urbain, le drainage et l’entretien des routes exigent des investissements durables.
Le Suriname appartient aux Nations unies, au Commonwealth caribéen par l’intermédiaire de la CARICOM, à l’Organisation des États américains et à l’Organisation du traité de coopération amazonienne. Sa langue néerlandaise, ses liens avec les Pays-Bas et son appartenance caribéenne le distinguent de ses voisins continentaux. Le futur pétrole offshore pourrait accroître fortement les recettes et rapprocher son économie de celle du Guyana, mais la comparaison souligne aussi l’urgence d’un cadre budgétaire, d’un fonds d’épargne et d’autorités de contrôle solides. La forêt offre parallèlement des possibilités de financement climatique et de recherche scientifique. Le pays gagnera en importance s’il parvient à utiliser la rente extractive pour protéger son littoral, formaliser l’orpaillage et réduire la dépendance à quelques exportations plutôt que pour différer ces réformes.
Profil géographique et social
Suriname — repères, chiffres et contexte
Quarante repères rédigés directement en français pour comprendre la géographie, la population, l’économie, les infrastructures, l’environnement, la culture et les principales destinations du Suriname. Chaque carte relie un fait à son contexte, à une date de référence et à une source identifiable.
Rédaction et vérification éditoriale : Rédaction Travel S Helper
Dernière mise à jour et vérification des sources :
Repères régionaux
Une lecture schématique du voisinage, sans représentation des frontières politiques.
Au Suriname, la côte rassemble les routes tandis que les fleuves donnent sa géographie humaine à l’intérieur.
Indicateurs sélectionnés
Dernières valeurs disponibles de la Banque mondiale.
5 repères
Identité et repères
Institutions, capitale, langues, monnaie et organisation territoriale.
Nom officiel
République du Suriname
République du Suriname est la dénomination employée dans les textes institutionnels et diplomatiques.
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CIA World Factbook — SurinameCapitale
Paramaribo
Paramaribo concentre population, institutions, port et services sur la rive gauche du fleuve Suriname.
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CIA World Factbook — SurinameLangues
Néerlandais officiel · sranan tongo langue véhiculaire · nombreuses langues communautaires
Sarnami, javanais, langues marronnes et autochtones forment un paysage multilingue singulier sur le continent.
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CIA World Factbook — SurinameMonnaie, heure et téléphone
Dollar surinamais (SRD) · UTC−3 · +597
Ces trois codes structurent les paiements, la planification des horaires et les communications internationales.
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CIA World Factbook — SurinameDécoupage administratif
10 districts
Les districts côtiers regroupent l’essentiel de la population ; Sipaliwini couvre une immense partie forestière avec peu de routes.
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CIA World Factbook — Suriname5 repères
Géographie
Territoire, relief, eaux, littoral et saisons.
Superficie
163 820 km²
Suriname couvre 163 820 km² de terres et d’eaux intérieures selon la série de référence retenue.
Distances, relief, pluies et état des axes comptent souvent davantage que les kilomètres affichés sur une carte.
Banque mondiale — données sur le SurinameUne étroite plaine côtière
Polders, rizières, mangroves et villes
Comme chez ses voisins guyaniens, digues et drainage rendent habitables des terres très basses soumises aux pluies et marées.
Distances, relief, pluies et état des axes comptent souvent davantage que les kilomètres affichés sur une carte.
CIA World Factbook — SurinameForêt du bouclier guyanais
La majeure partie du territoire
Villages marrons et autochtones suivent les fleuves, qui jouent le rôle de routes dans un espace presque dépourvu d’axes terrestres continus.
Distances, relief, pluies et état des axes comptent souvent davantage que les kilomètres affichés sur une carte.
Encyclopædia Britannica — SurinameMaroni, Suriname, Coppename et Corantijn
Frontières, transport et énergie
Rapides et sauts limitent la navigation continue, tandis que les estuaires structurent agriculture et ports.
Distances, relief, pluies et état des axes comptent souvent davantage que les kilomètres affichés sur une carte.
Encyclopædia Britannica — SurinameÉquatorial avec plusieurs pics de pluie
Chaleur stable, humidité élevée
Les saisons ne se résument pas à un seul couple sec-humide ; état des pistes et niveau des fleuves changent localement.
Distances, relief, pluies et état des axes comptent souvent davantage que les kilomètres affichés sur une carte.
Banque mondiale — aperçu du Suriname5 repères
Nature et environnement
Écosystèmes, aires protégées, espèces et pressions climatiques.
Trois biens du patrimoine mondial
Deux culturels et un naturel
Paramaribo, Jodensavanne et la Réserve naturelle du Suriname central composent la liste actuelle.
Le statut de protection ne garantit pas à lui seul l’accès ni la conservation : réglementation, saison et conditions locales doivent être vérifiées.
UNESCO — patrimoine mondial du SurinameEnviron 94 % du territoire couvert de forêts
Un des taux les plus élevés au monde
Cette proportion nationale ne garantit pas chaque bassin : mines, routes et concessions peuvent concentrer des impacts sévères.
Le statut de protection ne garantit pas à lui seul l’accès ni la conservation : réglementation, saison et conditions locales doivent être vérifiées.
Banque mondiale — aperçu du SurinameSuriname central
1,6 million d’hectares de forêt tropicale protégée
Montagnes, rivières et écosystèmes intacts ont justifié le classement ; l’accès exige une logistique spécialisée.
Le statut de protection ne garantit pas à lui seul l’accès ni la conservation : réglementation, saison et conditions locales doivent être vérifiées.
UNESCO — patrimoine mondial du SurinameGalibi et estuaires vaseux
Tortues marines, mangroves et oiseaux d’eau
Cycles de ponte, érosion et bancs de vase nécessitent des visites guidées qui évitent lumière, bruit et approche excessive.
Le statut de protection ne garantit pas à lui seul l’accès ni la conservation : réglementation, saison et conditions locales doivent être vérifiées.
Convention de Ramsar — SurinameOrpaillage et mercure
Des effets en aval des sites miniers
Sédiments et contamination peuvent affecter poissons, eau et santé de communautés éloignées du point d’extraction.
Le statut de protection ne garantit pas à lui seul l’accès ni la conservation : réglementation, saison et conditions locales doivent être vérifiées.
Banque mondiale — aperçu du Suriname5 repères
Population et société
Démographie, santé, villes, mobilités et diversité sociale.
Population
634 431
La dernière série disponible estime la population à 634 431.
Une moyenne nationale masque souvent de forts écarts entre capitale, villes secondaires, campagnes et populations déplacées.
Banque mondiale — données sur le SurinameCroissance démographique
0,9 % par an
Ce rythme agit directement sur les besoins en logements, écoles, soins, emplois et transports.
Une moyenne nationale masque souvent de forts écarts entre capitale, villes secondaires, campagnes et populations déplacées.
Banque mondiale — données sur le SurinameEspérance de vie à la naissance
74 ans
Cet indicateur synthétique reflète à la fois la santé publique, les conditions de vie et l’accès aux services essentiels.
Une moyenne nationale masque souvent de forts écarts entre capitale, villes secondaires, campagnes et populations déplacées.
Banque mondiale — données sur le SurinameParamaribo domine le peuplement
Une capitale disproportionnée par rapport au pays
Les services spécialisés se trouvent surtout sur la côte, ce qui accroît le coût des soins et démarches pour l’intérieur.
Une moyenne nationale masque souvent de forts écarts entre capitale, villes secondaires, campagnes et populations déplacées.
Banque mondiale — aperçu du SurinameHindoustani, Marrons, Créoles, Javanais, Autochtones et autres communautés
Des histoires distinctes dans un espace partagé
Langues, religions et fêtes se croisent souvent sans effacer les droits territoriaux ni les inégalités héritées.
Une moyenne nationale masque souvent de forts écarts entre capitale, villes secondaires, campagnes et populations déplacées.
Encyclopædia Britannica — Suriname5 repères
Économie
Production, ressources, agriculture, échanges et vulnérabilités.
Produit intérieur brut
4,42 milliards USD
Le PIB courant est estimé à 4,42 milliards USD pour l’année de référence indiquée.
La taille d’un secteur doit être rapprochée de l’emploi, des importations, des prix, de la transformation locale et de la répartition des revenus.
Banque mondiale — données sur le SurinameCroissance économique
1,7 %
La variation annuelle du PIB doit être lue avec l’inflation, la démographie et la structure productive.
La taille d’un secteur doit être rapprochée de l’emploi, des importations, des prix, de la transformation locale et de la répartition des revenus.
Banque mondiale — données sur le SurinameOr comme première source d’exportation
Grandes opérations et orpaillage
Le secteur fournit devises et emplois mais expose l’économie aux cours mondiaux et les rivières aux impacts environnementaux.
La taille d’un secteur doit être rapprochée de l’emploi, des importations, des prix, de la transformation locale et de la répartition des revenus.
CIA World Factbook — SurinameRiz, bananes et productions côtières
Une économie dépendante de l’eau maîtrisée
Canaux, salinité, marchés et coût des intrants déterminent la compétitivité des polders agricoles.
La taille d’un secteur doit être rapprochée de l’emploi, des importations, des prix, de la transformation locale et de la répartition des revenus.
Banque mondiale — aperçu du SurinameDécouvertes pétrolières offshore
Un potentiel encore distinct de recettes garanties
Calendrier des projets, prix, fiscalité et capacité institutionnelle décideront de l’effet réel sur la dette et les services.
La taille d’un secteur doit être rapprochée de l’emploi, des importations, des prix, de la transformation locale et de la répartition des revenus.
Banque mondiale — aperçu du Suriname5 repères
Infrastructures et numérique
Électricité, connectivité, ports, aéroports et déplacements intérieurs.
Accès à l’électricité
99,6 % de la population
La série internationale indique un taux d’accès de 99,6 %, sans mesurer à elle seule la continuité du service.
L’existence d’un réseau ne signifie pas que le service soit continu, abordable ou disponible de façon homogène sur tout le territoire.
Banque mondiale — données sur le SurinameUtilisation d’Internet
87 % de la population
La part des habitants utilisant Internet atteint 87 % pour la dernière année disponible.
L’existence d’un réseau ne signifie pas que le service soit continu, abordable ou disponible de façon homogène sur tout le territoire.
Banque mondiale — données sur le SurinameUn axe est-ouest sur le littoral
Peu de continuité routière vers l’intérieur
Au-delà du lac Brokopondo, bateau et avion prennent souvent le relais ; la saison change temps et capacité.
L’existence d’un réseau ne signifie pas que le service soit continu, abordable ou disponible de façon homogène sur tout le territoire.
France Diplomatie — conseils aux voyageurs : SurinameBarrage d’Afobaka et réseau côtier
Hydroélectricité liée au réservoir de Brokopondo
La construction a inondé des terres et déplacé des villages marrons, rappelant le coût social des infrastructures.
L’existence d’un réseau ne signifie pas que le service soit continu, abordable ou disponible de façon homogène sur tout le territoire.
Encyclopædia Britannica — SurinameParamaribo–Jules Sedney et aéroport de Zanderij
Deux portes séparées de la capitale
Le transfert aéroportuaire est long ; horaires nocturnes et transport réservé à l’avance méritent une attention particulière.
L’existence d’un réseau ne signifie pas que le service soit continu, abordable ou disponible de façon homogène sur tout le territoire.
France Diplomatie — conseils aux voyageurs : Suriname5 repères
Destinations et voyages
Villes, paysages, patrimoine et réalités pratiques du déplacement.
Paramaribo historique
Maisons de bois, rues coloniales et diversité religieuse
Le patrimoine UNESCO doit être lu avec plantations, esclavage et entretien difficile des bâtiments, pas seulement comme une esthétique.
Accès, autorisations, météo, temps de trajet et avis officiels doivent être contrôlés juste avant le départ.
UNESCO — patrimoine mondial du SurinameJodensavanne
Implantation juive et cimetière de Cassipora Creek
Inscrit en 2023, le site raconte liberté relative, plantations esclavagistes, religion et échanges atlantiques dans une histoire complexe.
Accès, autorisations, météo, temps de trajet et avis officiels doivent être contrôlés juste avant le départ.
UNESCO — patrimoine mondial du SurinameRéserve naturelle du Suriname central
Un voyage d’expédition
Accès, hébergement et permis se préparent longtemps à l’avance ; météo et niveau des eaux peuvent annuler un programme.
Accès, autorisations, météo, temps de trajet et avis officiels doivent être contrôlés juste avant le départ.
France Diplomatie — conseils aux voyageurs : SurinameBrokopondo et Brownsberg
Forêt, réservoir et histoire sociale
Points de vue et sentiers attirent les visiteurs, mais guides et contexte sont nécessaires pour comprendre déplacements et activités minières.
Accès, autorisations, météo, temps de trajet et avis officiels doivent être contrôlés juste avant le départ.
France Diplomatie — conseils aux voyageurs : SurinameSéjours marrons ou autochtones
Hospitalité, fleuve et savoirs locaux
Choisissez une organisation transparente sur consentement, photographie, propriété et part des revenus conservée sur place.
Accès, autorisations, météo, temps de trajet et avis officiels doivent être contrôlés juste avant le départ.
France Diplomatie — conseils aux voyageurs : Suriname5 repères
Culture et vie quotidienne
Patrimoine vivant, gastronomie, musique, savoir-faire et usages.
Le sranan tongo comme pont
Une langue créole au milieu d’un multilinguisme dense
Elle facilite la communication entre communautés, tandis que néerlandais, sarnami, javanais et langues marronnes gardent leurs domaines.
Une pratique vivante appartient d’abord aux communautés qui la transmettent ; elle mérite davantage qu’une lecture purement touristique.
Encyclopædia Britannica — SurinameKaseko et kawina
Cuivres, percussions, chant et danse
Ces genres afro-surinamais dialoguent avec Caraïbes, fanfares et scènes modernes sans perdre leurs histoires propres.
Une pratique vivante appartient d’abord aux communautés qui la transmettent ; elle mérite davantage qu’une lecture purement touristique.
Encyclopædia Britannica — SurinamePom, roti, saoto et moksi alesi
Une cuisine façonnée par plusieurs migrations
Un repas peut réunir influences juives, créoles, indiennes, javanaises, chinoises et autochtones sans qu’elles deviennent interchangeables.
Une pratique vivante appartient d’abord aux communautés qui la transmettent ; elle mérite davantage qu’une lecture purement touristique.
Encyclopædia Britannica — SurinamePhagwa, Id al-Fitr, fêtes javanaises et marronnes
Un calendrier public très pluriel
La coexistence religieuse est visible à Paramaribo, où synagogue et mosquée voisines sont devenues un symbole souvent cité.
Une pratique vivante appartient d’abord aux communautés qui la transmettent ; elle mérite davantage qu’une lecture purement touristique.
France Diplomatie — conseils aux voyageurs : SurinameBois sculpté, textiles et motifs marrons
Esthétique, généalogie et usage domestique
La provenance et le contexte comptent : motifs et objets ne doivent pas être copiés sans relation avec leurs créateurs.
Une pratique vivante appartient d’abord aux communautés qui la transmettent ; elle mérite davantage qu’une lecture purement touristique.
UNESCO — patrimoine culturel immatériel du Suriname6 événements
Repères historiques
Une chronologie concise des périodes et des tournants qui structurent le pays contemporain.
- Peuples autochtones du littoral et de l’intérieur
Communautés arawak, caribe et autres organisent échanges, agriculture et mobilité fluviale.
- Consolidation néerlandaise
Le traité de Breda confirme la colonie aux Provinces-Unies, qui développent une économie de plantation esclavagiste.
- Abolition graduelle de l’esclavage
L’émancipation de 1863 est suivie de dix années de travail contrôlé avant liberté complète.
- Travail sous contrat et nouvelles migrations
Des travailleurs arrivent d’Inde britannique puis de Java, transformant durablement population et culture.
- Indépendance
La souveraineté s’accompagne d’une importante migration vers les Pays-Bas.
- Coup d’État et conflit intérieur
Régime militaire et guerre du Binnenland marquent le pays ; les institutions civiles se réinstallent progressivement.
8 sources
Sources et limites
Sources institutionnelles et de référence utilisées pour cette rédaction originale en français.
Les révisions statistiques, les méthodes nationales et internationales et les évolutions rapides de terrain peuvent produire des écarts. Les chiffres sont donc toujours accompagnés de leur année de référence.
- Banque mondiale — données sur le Suriname
- Banque mondiale — aperçu du Suriname
- CIA World Factbook — Suriname
- UNESCO — patrimoine mondial du Suriname
- UNESCO — patrimoine culturel immatériel du Suriname
- Convention de Ramsar — Suriname
- Encyclopædia Britannica — Suriname
- France Diplomatie — conseils aux voyageurs : Suriname
Les conditions d’entrée, la sécurité, la santé, les transports et l’accès aux sites peuvent changer sans préavis. Consultez les avis officiels immédiatement avant tout déplacement.