Suriname

Le Suriname couvre environ 163 820 km² sur la côte nord-atlantique de l’Amérique du Sud, entre le Guyana, la Guyane française et le Brésil. C’est le plus petit État souverain du continent par la superficie et l’un des moins peuplés. Une plaine côtière basse et marécageuse concentre Paramaribo, les terres agricoles et l’essentiel des infrastructures; elle est protégée localement par digues, canaux et polders. Vers le sud, une ceinture de savanes et de sols sableux précède les hauts plateaux forestiers du bouclier guyanais. Les fleuves Corantijn, Coppename, Saramacca, Suriname et Marowijne descendent vers l’Atlantique et constituent des axes naturels de circulation. Le Julianatop, dans les monts Wilhelmina, atteint environ 1 230 mètres. La frontière méridionale traverse des régions difficiles d’accès et comporte encore des segments non définitivement démarqués avec les voisins. Cette géographie oppose nettement un littoral urbanisé et un intérieur immense où les villages sont reliés surtout par les cours d’eau et l’avion.

Le climat est équatorial, chaud et humide, avec des températures généralement proches de 27 °C sur la côte. Les pluies suivent deux périodes principales, une grande saison humide d’avril à août et une plus courte de décembre à février, séparées par des phases plus sèches. Leur calendrier varie selon les années sous l’influence de l’Atlantique tropical et des phénomènes régionaux. La plaine côtière est vulnérable aux fortes pluies, à l’érosion marine, à l’affaissement des sols et à l’élévation du niveau de la mer. Paramaribo et les districts voisins connaissent des inondations lorsque précipitations, marées et drainage déficient se combinent. Dans l’intérieur, les sécheresses réduisent les niveaux des rivières, isolent les villages et perturbent l’hydroélectricité, alors que les crues peuvent submerger les communautés marronnes et autochtones. La faible altitude du littoral rend l’adaptation climatique centrale pour un pays dont la population, les routes et les terres productives sont presque toutes concentrées près de l’océan.

Près de 93 % du territoire restent boisés, ce qui place le Suriname parmi les pays à forte couverture forestière et faible déforestation. La réserve naturelle du Suriname central protège environ 1,6 million d’hectares de forêt tropicale, de montagnes et de cours d’eau; elle est inscrite au patrimoine mondial. Jaguars, tapirs, singes, loutres géantes, coqs-de-roche et nombreuses espèces de poissons y trouvent des habitats continus. La pression augmente néanmoins autour des mines d’or, des concessions forestières et des pistes. L’orpaillage artisanal utilise du mercure, contamine les rivières et attire une main-d’œuvre régionale difficile à contrôler. Sur la côte, riziculture, bananeraies, élevage, pêche et zones urbaines ont transformé marais et mangroves. Les communautés de l’intérieur dépendent de la chasse, de la pêche, de petits abattis et des produits forestiers. Le maintien d’un couvert aussi étendu constitue un avantage climatique, mais aussi une responsabilité de surveillance coûteuse pour un État de petite taille.

Les peuples lokono, kali’na, trio, wayana et d’autres sociétés autochtones occupaient la région avant l’arrivée européenne. Anglais et Néerlandais établirent des colonies au XVIIe siècle; le traité de Breda de 1667 confirma la possession néerlandaise du Suriname en échange de la Nouvelle-Amsterdam, future New York. Les plantations de sucre, café, cacao et coton reposèrent sur le travail d’Africains réduits en esclavage. Beaucoup s’échappèrent vers l’intérieur, formant des sociétés marronnes qui résistèrent militairement et conclurent au XVIIIe siècle des traités reconnaissant leur autonomie. Après l’abolition de l’esclavage en 1863 et une période de travail obligatoire, les autorités recrutèrent des engagés venus de l’Inde britannique, de Java, de Chine et de Madère. Cette succession de migrations créa une société très pluraliste, mais maintint l’économie orientée vers quelques productions exportées par Paramaribo.

L’autonomie interne fut accordée au sein du Royaume des Pays-Bas en 1954, puis l’indépendance proclamée le 25 novembre 1975. Une part importante de la population émigra alors vers les Pays-Bas. En 1980, un coup d’État militaire dirigé par Desi Bouterse interrompit le régime parlementaire. Les exécutions de décembre 1982 et la guerre intérieure opposant l’armée au Jungle Commando de Ronnie Brunswijk marquèrent durablement le pays; le conflit affecta surtout les communautés marronnes de l’est. La démocratie électorale fut restaurée à la fin des années 1980, mais l’influence militaire, le trafic de drogue et les réseaux personnels restèrent présents. Bouterse fut ensuite élu président par l’Assemblée nationale en 2010 et réélu en 2015, avant que la coalition de Chan Santokhi ne prenne le pouvoir en 2020. La condamnation définitive de Bouterse pour les meurtres de 1982 a confirmé l’importance persistante de la justice et de la mémoire dans la consolidation institutionnelle.

L’économie dépend principalement de l’or, du pétrole, des services publics, du commerce et d’une agriculture limitée à la plaine côtière. L’or fournit la majorité des exportations et provient à la fois d’une grande mine industrielle et de milliers de sites artisanaux. Staatsolie, entreprise pétrolière nationale, exploite des gisements terrestres et participe aux projets offshore. La filière bauxite, autrefois structurante, a décliné après l’arrêt de la production d’alumine en 2015. Le riz, les bananes, le poisson et les crevettes conservent un rôle régional. Une grave crise budgétaire, l’endettement et la dépréciation monétaire ont conduit à un programme avec le Fonds monétaire international et à des réformes douloureuses au début des années 2020. En 2024, la décision finale d’investissement pour le projet pétrolier GranMorgu a ouvert la perspective d’une première production offshore vers 2028. Cette attente peut soutenir les investissements, mais elle accroît aussi le risque de dépenses anticipées et de dépendance future.

Le Suriname est divisé en dix districts, eux-mêmes subdivisés en ressorts. Le recensement de 2012 a compté 541 638 habitants; les projections internationales situaient la population autour de 660 000 à 670 000 personnes au milieu des années 2020, avec une marge d’incertitude liée aux migrations. Plus de la moitié des habitants vivent dans Paramaribo et sa périphérie, tandis que Wanica connaît une urbanisation rapide. Les districts de l’intérieur, Sipaliwini et Brokopondo, couvrent la majeure partie du territoire mais restent très peu peuplés. La société comprend des Hindoustani issus de l’Inde, des Marrons descendants d’Africains ayant fui les plantations, des Créoles, des Javanais, des populations mixtes, des peuples autochtones, ainsi que des communautés chinoises, brésiliennes et européennes. Les départs vers les Pays-Bas ont créé une diaspora dont les transferts, les compétences et les liens familiaux restent importants.

Le néerlandais est la langue officielle et la langue de l’administration et de l’enseignement. Le sranan tongo sert largement de langue véhiculaire, tandis que le sarnami, le javanais surinamais, les langues marronnes et plusieurs langues autochtones sont utilisées dans les familles et les communautés. Cette pluralité se reflète dans le calendrier religieux: hindouisme, christianismes, islam, traditions afro-surinamaises et croyances autochtones coexistent dans un espace public relativement tolérant. Paramaribo conserve des maisons de bois, des bâtiments coloniaux et des lieux de culte qui témoignent de cette superposition historique. L’écrivain Anton de Kom a relié anticolonialisme, histoire de l’esclavage et justice sociale; son œuvre reste une référence nationale. Les traditions musicales kaseko et kawina combinent rythmes africains, fanfares et influences caribéennes. Dans l’intérieur, l’art tembé des Marrons transmet motifs, mémoire et statut à travers sculpture, textile et architecture domestique.

Le réseau routier se concentre sur le littoral, de la frontière guyanaise à Albina, avec Paramaribo comme nœud principal. Les ponts sur le fleuve Suriname et la Coppename ont amélioré la continuité est-ouest, mais la route vers la Guyane française dépend encore d’un bac sur le Marowijne. Les axes vers Brokopondo et l’intérieur minier sont plus irréguliers. Les fleuves servent de routes aux communautés, aux exploitants forestiers et aux chercheurs d’or; de petites pistes aériennes relient des villages à l’aéroport Zorg en Hoop. L’aéroport international Johan-Adolf-Pengel assure les liaisons avec les Pays-Bas, la Caraïbe et les pays voisins. Le port de Paramaribo et les installations de Paranam traitent conteneurs, carburants et produits miniers. L’électricité provient en partie du barrage d’Afobaka, complété par des centrales thermiques, mais le réseau national n’atteint pas toutes les localités. L’assainissement urbain, le drainage et l’entretien des routes exigent des investissements durables.

Le Suriname appartient aux Nations unies, au Commonwealth caribéen par l’intermédiaire de la CARICOM, à l’Organisation des États américains et à l’Organisation du traité de coopération amazonienne. Sa langue néerlandaise, ses liens avec les Pays-Bas et son appartenance caribéenne le distinguent de ses voisins continentaux. Le futur pétrole offshore pourrait accroître fortement les recettes et rapprocher son économie de celle du Guyana, mais la comparaison souligne aussi l’urgence d’un cadre budgétaire, d’un fonds d’épargne et d’autorités de contrôle solides. La forêt offre parallèlement des possibilités de financement climatique et de recherche scientifique. Le pays gagnera en importance s’il parvient à utiliser la rente extractive pour protéger son littoral, formaliser l’orpaillage et réduire la dépendance à quelques exportations plutôt que pour différer ces réformes.

Profil géographique et social

Suriname — repères, chiffres et contexte

Quarante repères rédigés directement en français pour comprendre la géographie, la population, l’économie, les infrastructures, l’environnement, la culture et les principales destinations du Suriname. Chaque carte relie un fait à son contexte, à une date de référence et à une source identifiable.

Couleurs stylisées du drapeau du Suriname

Rédaction et vérification éditoriale : Rédaction Travel S Helper

Dernière mise à jour et vérification des sources :

CapitaleParamariborepère politique et administratif
Population634 431Banque mondiale, 2024
Superficie163 820 km²Banque mondiale, 2023
PIB4,42 milliards USDBanque mondiale, 2024

Repères régionaux

Une lecture schématique du voisinage, sans représentation des frontières politiques.

GuyanaBrésilSurinameGuyane françaiseOcéan AtlantiqueBouclier guyanaisBassin du Maroni

Au Suriname, la côte rassemble les routes tandis que les fleuves donnent sa géographie humaine à l’intérieur.

Indicateurs sélectionnés

Dernières valeurs disponibles de la Banque mondiale.

Croissance démographique0,9 %
2024, variation annuelle
Accès à l’électricité99,6 %
2023, part de la population
Utilisation d’Internet87 %
2023, part de la population

5 repères

Identité et repères

Institutions, capitale, langues, monnaie et organisation territoriale.

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Identité et repèressituation en 2026

Nom officiel

République du Suriname

République du Suriname est la dénomination employée dans les textes institutionnels et diplomatiques.

Ce repère aide à lire les documents officiels et à préparer un séjour, sans réduire la diversité du pays à une seule formule administrative.

CIA World Factbook — Suriname
Identité et repèresrepère administratif

Capitale

Paramaribo

Paramaribo concentre population, institutions, port et services sur la rive gauche du fleuve Suriname.

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CIA World Factbook — Suriname
Identité et repèresusage institutionnel et quotidien

Langues

Néerlandais officiel · sranan tongo langue véhiculaire · nombreuses langues communautaires

Sarnami, javanais, langues marronnes et autochtones forment un paysage multilingue singulier sur le continent.

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CIA World Factbook — Suriname
Identité et repèresrepères pratiques

Monnaie, heure et téléphone

Dollar surinamais (SRD) · UTC−3 · +597

Ces trois codes structurent les paiements, la planification des horaires et les communications internationales.

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CIA World Factbook — Suriname
Identité et repèresorganisation territoriale

Découpage administratif

10 districts

Les districts côtiers regroupent l’essentiel de la population ; Sipaliwini couvre une immense partie forestière avec peu de routes.

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CIA World Factbook — Suriname

5 repères

Géographie

Territoire, relief, eaux, littoral et saisons.

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GéographieBanque mondiale, 2023

Superficie

163 820 km²

Suriname couvre 163 820 km² de terres et d’eaux intérieures selon la série de référence retenue.

Distances, relief, pluies et état des axes comptent souvent davantage que les kilomètres affichés sur une carte.

Banque mondiale — données sur le Suriname
Géographienord

Une étroite plaine côtière

Polders, rizières, mangroves et villes

Comme chez ses voisins guyaniens, digues et drainage rendent habitables des terres très basses soumises aux pluies et marées.

Distances, relief, pluies et état des axes comptent souvent davantage que les kilomètres affichés sur une carte.

CIA World Factbook — Suriname
Géographieintérieur

Forêt du bouclier guyanais

La majeure partie du territoire

Villages marrons et autochtones suivent les fleuves, qui jouent le rôle de routes dans un espace presque dépourvu d’axes terrestres continus.

Distances, relief, pluies et état des axes comptent souvent davantage que les kilomètres affichés sur une carte.

Encyclopædia Britannica — Suriname
Géographiefleuves

Maroni, Suriname, Coppename et Corantijn

Frontières, transport et énergie

Rapides et sauts limitent la navigation continue, tandis que les estuaires structurent agriculture et ports.

Distances, relief, pluies et état des axes comptent souvent davantage que les kilomètres affichés sur une carte.

Encyclopædia Britannica — Suriname
Géographieclimat

Équatorial avec plusieurs pics de pluie

Chaleur stable, humidité élevée

Les saisons ne se résument pas à un seul couple sec-humide ; état des pistes et niveau des fleuves changent localement.

Distances, relief, pluies et état des axes comptent souvent davantage que les kilomètres affichés sur une carte.

Banque mondiale — aperçu du Suriname

5 repères

Nature et environnement

Écosystèmes, aires protégées, espèces et pressions climatiques.

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Nature et environnementUNESCO, 2026

Trois biens du patrimoine mondial

Deux culturels et un naturel

Paramaribo, Jodensavanne et la Réserve naturelle du Suriname central composent la liste actuelle.

Le statut de protection ne garantit pas à lui seul l’accès ni la conservation : réglementation, saison et conditions locales doivent être vérifiées.

UNESCO — patrimoine mondial du Suriname
Nature et environnementforêt

Environ 94 % du territoire couvert de forêts

Un des taux les plus élevés au monde

Cette proportion nationale ne garantit pas chaque bassin : mines, routes et concessions peuvent concentrer des impacts sévères.

Le statut de protection ne garantit pas à lui seul l’accès ni la conservation : réglementation, saison et conditions locales doivent être vérifiées.

Banque mondiale — aperçu du Suriname
Nature et environnementréserve

Suriname central

1,6 million d’hectares de forêt tropicale protégée

Montagnes, rivières et écosystèmes intacts ont justifié le classement ; l’accès exige une logistique spécialisée.

Le statut de protection ne garantit pas à lui seul l’accès ni la conservation : réglementation, saison et conditions locales doivent être vérifiées.

UNESCO — patrimoine mondial du Suriname
Nature et environnementlittoral

Galibi et estuaires vaseux

Tortues marines, mangroves et oiseaux d’eau

Cycles de ponte, érosion et bancs de vase nécessitent des visites guidées qui évitent lumière, bruit et approche excessive.

Le statut de protection ne garantit pas à lui seul l’accès ni la conservation : réglementation, saison et conditions locales doivent être vérifiées.

Convention de Ramsar — Suriname
Nature et environnementpression

Orpaillage et mercure

Des effets en aval des sites miniers

Sédiments et contamination peuvent affecter poissons, eau et santé de communautés éloignées du point d’extraction.

Le statut de protection ne garantit pas à lui seul l’accès ni la conservation : réglementation, saison et conditions locales doivent être vérifiées.

Banque mondiale — aperçu du Suriname

5 repères

Population et société

Démographie, santé, villes, mobilités et diversité sociale.

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Population et sociétéBanque mondiale, 2024

Population

634 431

La dernière série disponible estime la population à 634 431.

Une moyenne nationale masque souvent de forts écarts entre capitale, villes secondaires, campagnes et populations déplacées.

Banque mondiale — données sur le Suriname
Population et sociétéBanque mondiale, 2024

Croissance démographique

0,9 % par an

Ce rythme agit directement sur les besoins en logements, écoles, soins, emplois et transports.

Une moyenne nationale masque souvent de forts écarts entre capitale, villes secondaires, campagnes et populations déplacées.

Banque mondiale — données sur le Suriname
Population et sociétéBanque mondiale, 2024

Espérance de vie à la naissance

74 ans

Cet indicateur synthétique reflète à la fois la santé publique, les conditions de vie et l’accès aux services essentiels.

Une moyenne nationale masque souvent de forts écarts entre capitale, villes secondaires, campagnes et populations déplacées.

Banque mondiale — données sur le Suriname
Population et sociétéconcentration

Paramaribo domine le peuplement

Une capitale disproportionnée par rapport au pays

Les services spécialisés se trouvent surtout sur la côte, ce qui accroît le coût des soins et démarches pour l’intérieur.

Une moyenne nationale masque souvent de forts écarts entre capitale, villes secondaires, campagnes et populations déplacées.

Banque mondiale — aperçu du Suriname
Population et sociétémosaïque

Hindoustani, Marrons, Créoles, Javanais, Autochtones et autres communautés

Des histoires distinctes dans un espace partagé

Langues, religions et fêtes se croisent souvent sans effacer les droits territoriaux ni les inégalités héritées.

Une moyenne nationale masque souvent de forts écarts entre capitale, villes secondaires, campagnes et populations déplacées.

Encyclopædia Britannica — Suriname

5 repères

Économie

Production, ressources, agriculture, échanges et vulnérabilités.

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ÉconomieBanque mondiale, 2024

Produit intérieur brut

4,42 milliards USD

Le PIB courant est estimé à 4,42 milliards USD pour l’année de référence indiquée.

La taille d’un secteur doit être rapprochée de l’emploi, des importations, des prix, de la transformation locale et de la répartition des revenus.

Banque mondiale — données sur le Suriname
ÉconomieBanque mondiale, 2024

Croissance économique

1,7 %

La variation annuelle du PIB doit être lue avec l’inflation, la démographie et la structure productive.

La taille d’un secteur doit être rapprochée de l’emploi, des importations, des prix, de la transformation locale et de la répartition des revenus.

Banque mondiale — données sur le Suriname
Économiemines

Or comme première source d’exportation

Grandes opérations et orpaillage

Le secteur fournit devises et emplois mais expose l’économie aux cours mondiaux et les rivières aux impacts environnementaux.

La taille d’un secteur doit être rapprochée de l’emploi, des importations, des prix, de la transformation locale et de la répartition des revenus.

CIA World Factbook — Suriname
Économieagriculture

Riz, bananes et productions côtières

Une économie dépendante de l’eau maîtrisée

Canaux, salinité, marchés et coût des intrants déterminent la compétitivité des polders agricoles.

La taille d’un secteur doit être rapprochée de l’emploi, des importations, des prix, de la transformation locale et de la répartition des revenus.

Banque mondiale — aperçu du Suriname
Économieavenir

Découvertes pétrolières offshore

Un potentiel encore distinct de recettes garanties

Calendrier des projets, prix, fiscalité et capacité institutionnelle décideront de l’effet réel sur la dette et les services.

La taille d’un secteur doit être rapprochée de l’emploi, des importations, des prix, de la transformation locale et de la répartition des revenus.

Banque mondiale — aperçu du Suriname

5 repères

Infrastructures et numérique

Électricité, connectivité, ports, aéroports et déplacements intérieurs.

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Infrastructures et numériqueBanque mondiale, 2023

Accès à l’électricité

99,6 % de la population

La série internationale indique un taux d’accès de 99,6 %, sans mesurer à elle seule la continuité du service.

L’existence d’un réseau ne signifie pas que le service soit continu, abordable ou disponible de façon homogène sur tout le territoire.

Banque mondiale — données sur le Suriname
Infrastructures et numériqueBanque mondiale, 2023

Utilisation d’Internet

87 % de la population

La part des habitants utilisant Internet atteint 87 % pour la dernière année disponible.

L’existence d’un réseau ne signifie pas que le service soit continu, abordable ou disponible de façon homogène sur tout le territoire.

Banque mondiale — données sur le Suriname
Infrastructures et numériqueroutes

Un axe est-ouest sur le littoral

Peu de continuité routière vers l’intérieur

Au-delà du lac Brokopondo, bateau et avion prennent souvent le relais ; la saison change temps et capacité.

L’existence d’un réseau ne signifie pas que le service soit continu, abordable ou disponible de façon homogène sur tout le territoire.

France Diplomatie — conseils aux voyageurs : Suriname
Infrastructures et numériqueénergie

Barrage d’Afobaka et réseau côtier

Hydroélectricité liée au réservoir de Brokopondo

La construction a inondé des terres et déplacé des villages marrons, rappelant le coût social des infrastructures.

L’existence d’un réseau ne signifie pas que le service soit continu, abordable ou disponible de façon homogène sur tout le territoire.

Encyclopædia Britannica — Suriname
Infrastructures et numériqueport et air

Paramaribo–Jules Sedney et aéroport de Zanderij

Deux portes séparées de la capitale

Le transfert aéroportuaire est long ; horaires nocturnes et transport réservé à l’avance méritent une attention particulière.

L’existence d’un réseau ne signifie pas que le service soit continu, abordable ou disponible de façon homogène sur tout le territoire.

France Diplomatie — conseils aux voyageurs : Suriname

5 repères

Destinations et voyages

Villes, paysages, patrimoine et réalités pratiques du déplacement.

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Destinations et voyagescapitale

Paramaribo historique

Maisons de bois, rues coloniales et diversité religieuse

Le patrimoine UNESCO doit être lu avec plantations, esclavage et entretien difficile des bâtiments, pas seulement comme une esthétique.

Accès, autorisations, météo, temps de trajet et avis officiels doivent être contrôlés juste avant le départ.

UNESCO — patrimoine mondial du Suriname
Destinations et voyagesmémoire

Jodensavanne

Implantation juive et cimetière de Cassipora Creek

Inscrit en 2023, le site raconte liberté relative, plantations esclavagistes, religion et échanges atlantiques dans une histoire complexe.

Accès, autorisations, météo, temps de trajet et avis officiels doivent être contrôlés juste avant le départ.

UNESCO — patrimoine mondial du Suriname
Destinations et voyagesforêt

Réserve naturelle du Suriname central

Un voyage d’expédition

Accès, hébergement et permis se préparent longtemps à l’avance ; météo et niveau des eaux peuvent annuler un programme.

Accès, autorisations, météo, temps de trajet et avis officiels doivent être contrôlés juste avant le départ.

France Diplomatie — conseils aux voyageurs : Suriname
Destinations et voyageslac et montagnes

Brokopondo et Brownsberg

Forêt, réservoir et histoire sociale

Points de vue et sentiers attirent les visiteurs, mais guides et contexte sont nécessaires pour comprendre déplacements et activités minières.

Accès, autorisations, météo, temps de trajet et avis officiels doivent être contrôlés juste avant le départ.

France Diplomatie — conseils aux voyageurs : Suriname
Destinations et voyagescommunautés

Séjours marrons ou autochtones

Hospitalité, fleuve et savoirs locaux

Choisissez une organisation transparente sur consentement, photographie, propriété et part des revenus conservée sur place.

Accès, autorisations, météo, temps de trajet et avis officiels doivent être contrôlés juste avant le départ.

France Diplomatie — conseils aux voyageurs : Suriname

5 repères

Culture et vie quotidienne

Patrimoine vivant, gastronomie, musique, savoir-faire et usages.

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Culture et vie quotidiennelangues

Le sranan tongo comme pont

Une langue créole au milieu d’un multilinguisme dense

Elle facilite la communication entre communautés, tandis que néerlandais, sarnami, javanais et langues marronnes gardent leurs domaines.

Une pratique vivante appartient d’abord aux communautés qui la transmettent ; elle mérite davantage qu’une lecture purement touristique.

Encyclopædia Britannica — Suriname
Culture et vie quotidiennemusique

Kaseko et kawina

Cuivres, percussions, chant et danse

Ces genres afro-surinamais dialoguent avec Caraïbes, fanfares et scènes modernes sans perdre leurs histoires propres.

Une pratique vivante appartient d’abord aux communautés qui la transmettent ; elle mérite davantage qu’une lecture purement touristique.

Encyclopædia Britannica — Suriname
Culture et vie quotidiennetable

Pom, roti, saoto et moksi alesi

Une cuisine façonnée par plusieurs migrations

Un repas peut réunir influences juives, créoles, indiennes, javanaises, chinoises et autochtones sans qu’elles deviennent interchangeables.

Une pratique vivante appartient d’abord aux communautés qui la transmettent ; elle mérite davantage qu’une lecture purement touristique.

Encyclopædia Britannica — Suriname
Culture et vie quotidiennefêtes

Phagwa, Id al-Fitr, fêtes javanaises et marronnes

Un calendrier public très pluriel

La coexistence religieuse est visible à Paramaribo, où synagogue et mosquée voisines sont devenues un symbole souvent cité.

Une pratique vivante appartient d’abord aux communautés qui la transmettent ; elle mérite davantage qu’une lecture purement touristique.

France Diplomatie — conseils aux voyageurs : Suriname
Culture et vie quotidiennearts

Bois sculpté, textiles et motifs marrons

Esthétique, généalogie et usage domestique

La provenance et le contexte comptent : motifs et objets ne doivent pas être copiés sans relation avec leurs créateurs.

Une pratique vivante appartient d’abord aux communautés qui la transmettent ; elle mérite davantage qu’une lecture purement touristique.

UNESCO — patrimoine culturel immatériel du Suriname

6 événements

Repères historiques

Une chronologie concise des périodes et des tournants qui structurent le pays contemporain.

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  1. Peuples autochtones du littoral et de l’intérieur

    Communautés arawak, caribe et autres organisent échanges, agriculture et mobilité fluviale.

  2. Consolidation néerlandaise

    Le traité de Breda confirme la colonie aux Provinces-Unies, qui développent une économie de plantation esclavagiste.

  3. Abolition graduelle de l’esclavage

    L’émancipation de 1863 est suivie de dix années de travail contrôlé avant liberté complète.

  4. Travail sous contrat et nouvelles migrations

    Des travailleurs arrivent d’Inde britannique puis de Java, transformant durablement population et culture.

  5. Indépendance

    La souveraineté s’accompagne d’une importante migration vers les Pays-Bas.

  6. Coup d’État et conflit intérieur

    Régime militaire et guerre du Binnenland marquent le pays ; les institutions civiles se réinstallent progressivement.

8 sources

Sources et limites

Sources institutionnelles et de référence utilisées pour cette rédaction originale en français.

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Les révisions statistiques, les méthodes nationales et internationales et les évolutions rapides de terrain peuvent produire des écarts. Les chiffres sont donc toujours accompagnés de leur année de référence.

Les conditions d’entrée, la sécurité, la santé, les transports et l’accès aux sites peuvent changer sans préavis. Consultez les avis officiels immédiatement avant tout déplacement.

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