Avec 267 667 kilomètres carrés, le Gabon occupe une portion faiblement peuplée de l’Afrique équatoriale, entre le golfe de Guinée et le bassin du Congo. Il partage ses frontières avec la Guinée équatoriale au nord-ouest, le Cameroun au nord et la République du Congo à l’est et au sud, tandis qu’une façade atlantique d’environ 885 kilomètres structure l’ouest du pays. Le littoral associe estuaires, lagunes, mangroves et longues plages, puis le relief s’élève vers les monts de Cristal au nord-ouest et le massif du Chaillu au centre-sud. L’Ogooué, long de près de 1 200 kilomètres, traverse l’essentiel du territoire avant de se ramifier dans un vaste delta près de Port-Gentil. Autour de ce fleuve s’organisent les principales voies naturelles de pénétration, tandis que l’intérieur demeure couvert de forêts denses, de plateaux entaillés et de bassins où les établissements humains sont dispersés. Libreville, la capitale, s’étend sur l’estuaire du Komo; Port-Gentil, deuxième pôle urbain, occupe une position insulaire au cœur de la zone pétrolière côtière.
Le climat est équatorial, mais la latitude n’efface pas les différences régionales. La côte nord et l’estuaire de Libreville reçoivent généralement entre 2 500 et 3 500 millimètres de pluie par an, alors que certaines zones du sud-est sont sensiblement moins arrosées. Une grande saison des pluies s’étend approximativement de février à mai, suivie d’une saison sèche plus fraîche de juin à septembre; une seconde période pluvieuse revient d’octobre à décembre, avant un court répit. Le courant froid de Benguela tempère l’air côtier pendant la saison sèche et favorise les brouillards, tandis que l’humidité reste élevée presque toute l’année. Les crues de l’Ogooué, l’érosion littorale et les inondations urbaines affectent régulièrement les infrastructures. À plus long terme, l’élévation du niveau marin menace les zones basses de Libreville, de Port-Gentil et des lagunes, alors que la variabilité des pluies complique l’entretien des routes non revêtues et l’approvisionnement en eau de quartiers en croissance rapide.
La forêt recouvre près de neuf dixièmes du territoire, proportion exceptionnelle même à l’échelle du bassin du Congo. Elle comprend des peuplements d’okoumé, essence longtemps centrale dans l’industrie du contreplaqué, ainsi que des forêts marécageuses, des mangroves et des mosaïques de savane dans le sud et autour de la Lopé. En 2002, le pays a créé treize parcs nationaux couvrant environ 11 % de sa superficie, parmi lesquels Loango, Ivindo, Minkébé et Lopé. Le parc national de l’Ivindo, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2021, protège les chutes de Kongou et un ensemble de forêts anciennes particulièrement riches en primates, éléphants de forêt et poissons endémiques. La Lopé associe savanes relictuelles et forêt tropicale, avec des traces d’occupation humaine remontant à plusieurs millénaires. L’exploitation forestière, l’orpaillage, les routes minières et le braconnage fragmentent néanmoins certains habitats. Le défi consiste moins à empêcher toute utilisation du sol qu’à rendre compatibles extraction, transformation locale du bois, conservation et droits des communautés rurales.
Les premiers habitants connus comprennent des groupes de chasseurs-cueilleurs souvent désignés collectivement comme peuples pygmées, auxquels se sont ajoutées, sur plusieurs siècles, des populations bantouphones venues du nord et de l’est. Ces migrations ont façonné une mosaïque de sociétés fang, myènè, punu, nzebi, téké et d’autres communautés, reliées par le commerce fluvial, la pêche, l’agriculture et les échanges régionaux. Les navigateurs portugais atteignirent la côte au XVe siècle et donnèrent au territoire le nom dérivé de gabão, en référence à la forme de l’estuaire. Les échanges atlantiques portèrent d’abord sur l’ivoire, la cire, le bois et les captifs. Des royaumes et chefferies côtières, notamment parmi les Mpongwè et les Orungu, jouèrent un rôle d’intermédiaire, tandis que l’intérieur conserva longtemps une autonomie plus grande. Au XIXe siècle, le commerce de l’esclavage recula au profit de l’ivoire, du caoutchouc et du bois, mais la présence européenne se transforma progressivement en contrôle territorial.
La France conclut des traités avec des chefs de l’estuaire à partir de 1839 et fonda Libreville en 1849 pour y installer des esclaves libérés. L’expansion coloniale progressa ensuite le long de l’Ogooué, souvent par les missions, les postes commerciaux et les concessions privées. Le Gabon fut intégré au Congo français, puis à l’Afrique-Équatoriale française en 1910. Le travail forcé, les prélèvements et la construction d’infrastructures au service de l’exportation marquèrent la période coloniale, tandis que l’administration favorisait les centres côtiers au détriment de l’intérieur. Devenu territoire d’outre-mer après la Seconde Guerre mondiale, le pays obtint l’autonomie interne en 1958 puis l’indépendance le 17 août 1960. Léon M’ba fut le premier président; après sa mort en 1967, Omar Bongo dirigea le pays jusqu’en 2009. Son système combina stabilité, rente pétrolière, parti dominant et réseaux franco-africains. Ali Bongo lui succéda, avant d’être renversé par l’armée le 30 août 2023. Une nouvelle Constitution fut approuvée en novembre 2024, puis Brice Clotaire Oligui Nguema remporta l’élection présidentielle d’avril 2025, ouvrant formellement une nouvelle phase institutionnelle.
L’économie gabonaise demeure structurée par le pétrole, exploité à grande échelle depuis les années 1960. Les hydrocarbures fournissent l’essentiel des recettes d’exportation et une part importante des revenus publics, tandis que le manganèse de Moanda place le pays parmi les grands producteurs mondiaux. Le bois, notamment l’okoumé, complète cette base extractive; depuis l’interdiction d’exporter des grumes en 2010, les autorités cherchent à accroître le sciage et la transformation locale. La Banque mondiale a estimé la croissance réelle à 2,9 % en 2024, portée par le pétrole et les travaux publics, mais le niveau élevé du revenu moyen masque de fortes disparités. Les emplois formels sont concentrés dans l’administration, les hydrocarbures, les mines et quelques services urbains, alors que l’agriculture vivrière et la pêche restent peu productives. Le pays importe une grande partie de ses denrées alimentaires. La diversification vers l’agro-industrie, les matériaux, les services logistiques et les crédits carbone est donc stratégique, mais elle dépend de la qualité de la gouvernance, de l’accès à l’électricité, de la formation et de la maîtrise de la dette publique.
Le Gabon est divisé en neuf provinces, elles-mêmes subdivisées en départements et communes. Le recensement de 2013 avait dénombré environ 1,81 million d’habitants; les estimations internationales plaçaient la population autour de 2,5 millions en 2024-2025. La différence entre ces chiffres reflète une croissance démographique soutenue, mais aussi l’ancienneté du dernier dénombrement exhaustif. Plus de neuf habitants sur dix vivent désormais en milieu urbain selon les séries internationales, l’une des proportions les plus élevées d’Afrique. Libreville et sa périphérie d’Akanda et d’Owendo rassemblent une part très importante de la population, tandis que Port-Gentil, Franceville, Moanda, Oyem et Lambaréné forment les principaux centres secondaires. Cette concentration facilite certains services, mais elle accentue les déficits de logement, d’assainissement, de transport collectif et d’emploi. À l’inverse, de vastes secteurs forestiers comptent moins d’un habitant par kilomètre carré, ce qui renchérit la desserte sanitaire, scolaire et administrative.
Le français est la langue officielle et domine l’administration, l’enseignement, les médias nationaux et les échanges entre groupes. Dans la vie quotidienne, les langues fang, myènè, punu, nzebi, téké, kota et de nombreux autres idiomes restent essentiels à l’identité familiale et régionale. Le christianisme est majoritaire, mais il coexiste avec des systèmes de croyances et des sociétés initiatiques dont le bwiti est l’expression la plus connue; ses rituels, sa musique et son usage symbolique de l’iboga ont influencé la création contemporaine autant que les pratiques religieuses. Les masques blancs punu, les figures de reliquaire kota et les traditions narratives fang témoignent d’arts liés à la mémoire, aux ancêtres et à l’autorité. La littérature gabonaise, du roman aux essais politiques, s’est développée en français tout en puisant dans l’oralité. La culture urbaine de Libreville mêle musiques d’Afrique centrale, hip-hop, rumba congolaise et influences internationales, révélant une société moins homogène que ne le suggère sa faible population.
Les infrastructures suivent encore la géographie de l’exportation. Le Transgabonais, ligne ferroviaire d’environ 650 kilomètres mise en service par étapes entre Owendo et Franceville, transporte le minerai de manganèse, le bois et des voyageurs à travers l’intérieur. Le port d’Owendo dessert Libreville et le trafic minéralier, tandis que Port-Gentil reste lié aux activités pétrolières; des installations spécialisées fonctionnent aussi à proximité des zones minières. L’aéroport international Léon-Mba constitue la principale porte aérienne, complétée par des aérodromes régionaux dont la desserte varie. Le réseau routier s’est amélioré sur certains axes, mais de longues sections demeurent non revêtues ou vulnérables aux pluies, en particulier loin du corridor Libreville–Lambaréné–Mouila et des pôles miniers. À Libreville, taxis collectifs, minibus et véhicules privés assurent l’essentiel des déplacements, avec des embouteillages croissants. Les écarts entre capitale et campagnes se retrouvent dans l’accès à l’eau, au numérique et aux soins, malgré une électrification urbaine relativement avancée.
Membre de l’Union africaine, des Nations unies, de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale, de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale et de l’OPEP, le Gabon combine une faible population, d’importantes ressources minières et pétrolières et un patrimoine forestier d’intérêt mondial. Sa diplomatie a longtemps valorisé la médiation régionale et la conservation, tandis que ses forêts absorbent davantage de carbone que le pays n’en émet sur son territoire. Cette position offre des possibilités de financement climatique et de transformation industrielle, mais elle n’efface ni la dépendance aux cours des matières premières ni les inégalités de services et de revenus. Le passage de la transition militaire à un ordre constitutionnel renouvelé sera jugé sur la transparence des institutions, la gestion de la rente et la capacité à créer des emplois au-delà du secteur public. L’importance future du Gabon dépendra de sa faculté à convertir un capital naturel exceptionnel en infrastructures, compétences et activités durables réparties plus équitablement entre le littoral urbanisé et l’intérieur forestier.
Profil géographique et social
Gabon — repères, chiffres et contexte
Un panorama structuré de 40 repères sur la géographie, la population, l’économie, les infrastructures, l’environnement, la culture et les principales destinations du Gabon. Chaque carte associe une donnée essentielle à son contexte, à une année de référence et à une source.
Rédaction et vérification éditoriale : Rédaction Travel S Helper
Dernière mise à jour et vérification des sources :
Repères régionaux
Une lecture schématique du voisinage, sans représentation des frontières politiques.
Le Gabon est un pays équatorial atlantique entre le littoral, les forêts du bassin du Congo et l’espace régional CEMAC.
Indicateurs sélectionnés
Dernières valeurs disponibles de la Banque mondiale.
5 repères
Identité et repères
Organisation de l’État, capitale, langues et identité pratique du pays.
Nom officiel
République gabonaise
Le Gabon est une république atlantique située sur l’équateur avec un très grand couvert forestier et une faible population.
Le pétrole, le manganèse, le bois, les forêts tropicales et la concentration urbaine à Libreville et Port-Gentil définissent une grande partie du profil moderne du pays.
CIA World Factbook — GabonCapitale
Libreville
Libreville est le principal centre administratif et démographique de la côte nord-ouest.
La ville est née autour de l’estuaire de Côme et forme aujourd’hui une vaste zone urbaine avec le port d’Owendo, l’aéroport et une grande partie des services nationaux.
CIA World Factbook — GabonLangues officielles et de travail
Français
Le français est la langue officielle et principale commune de l’administration, de l’éducation et des médias municipaux.
Le Fang, le Myene, le Punu, le Nzebi, le Teke et de nombreuses autres langues bantoues restent importants pour l’identité, la tradition orale et la vie familiale.
CIA World Factbook — GabonMonnaie, fuseau horaire et indicatif téléphonique
Franc CFA BEAC · UTC+1 · +241
Le symbole monétaire et le fuseau horaire sont valables sur tout le territoire du pays du Gabon.
Le franc CFA d’Afrique centrale XAF est utilisé ; les services de paiement sont plus développés dans les villes, tandis que la préparation des espèces et la logistique restent importantes à l’intérieur du pays.
CIA World Factbook — GabonOrganisation administrative
9 provinces
Les neuf provinces sont divisées en départements et unités locales.
L’Estuaire avec Libreville domine la population, tandis que les grandes provinces forestières de l’intérieur sont très peu peuplées.
CIA World Factbook — Gabon5 repères
Géographie
Superficie, frontières, relief, eaux et zones climatiques.
Superficie
267 667 km²
Le Gabon occupe 267 667 km² de terres et d’eaux intérieures.
Le territoire a à peu près la taille du Royaume-Uni, mais ne compte qu’environ 2,6 millions d’habitants et de vastes zones forestières.
Banque mondiale — Données sur le GabonFrontières et position régionale
Guinée équatoriale, Cameroun et République du Congo
Trois voisins terrestres entourent le Gabon au nord et à l’est, tandis que l’ouest fait face à l’Atlantique.
L’équateur traverse le pays et la côte, les estuaires et le fleuve Ogooué relient les forêts intérieures à l’océan.
CIA World Factbook — GabonMassifs du Chaillu et des monts de Cristal
Les plateaux et montagnes de l’intérieur
Le Gabon ne possède pas de sommets extrêmement élevés, mais le relief sépare les bassins versants et les zones forestières.
Les montagnes retiennent l’humidité, créent des cascades et préservent des refuges à forte biodiversité et espèces endémiques.
Encyclopédie Britannica — GabonOgooué
Le système d’eau intérieure le plus important
L’Ogooué et ses affluents drainent une grande partie du pays et traversent des forêts, des villes et des plaines lacustres.
La rivière est une artère écologique et un couloir historique, mais les rapides limitent la navigation continue à l’intérieur du pays.
Encyclopédie Britannica — GabonÉquatorial humide
Chaud toute l’année avec plusieurs saisons de pluie
La côte, le nord et les hautes terres intérieures ont une répartition et une quantité de précipitations différentes.
La pluie affecte fortement les routes non pavées, le niveau des rivières, l’observation des animaux et l’accès aux parcs.
CIA World Factbook — Gabon5 repères
Nature et environnement
Écosystèmes, zones humides, zones protégées, espèces et pressions environnementales.
Couverture forestière
91,2 % du territoire
Plus de 91 % du territoire est couvert de forêts, l’une des proportions les plus élevées au monde.
Le vaste couvert constitue un capital naturel pour le climat et la biodiversité, mais sa qualité dépend du contrôle de l’exploitation forestière, de la chasse, des routes et de l’exploitation minière.
Banque mondiale — Données sur le GabonSites Ramsar
9 sites · 3 001 769 ha
Le vaste réseau comprend des estuaires, des mangroves, des lacs, des rivières, des zones humides d’altitude et des lagons côtiers.
Le statut Ramsar lie la protection des eaux et des forêts à la pêche, aux communautés locales et aux bassins transfrontaliers.
Convention de Ramsar — GabonLopé-Okanda
Un paysage mixte naturel et culturel
La mosaïque de forêt tropicale et de savane préserve une grande valeur de biodiversité et les traces d’une longue présence humaine.
L’art rupestre et les découvertes archéologiques montrent que la protection de la nature et l’histoire culturelle ne peuvent ici être séparées.
UNESCO — patrimoine mondial de l’État du GabonParc national d’Ivindo
Rivières d’eau noire, cascades et vieille forêt tropicale
Le site préserve des systèmes fluviaux presque intacts et des espèces telles que l’éléphant de forêt, le gorille et le crocodile à nez fin.
De nombreux poissons et plantes n’ont pas encore été entièrement décrits, la valeur scientifique est donc aussi importante que les cascades spectaculaires.
UNESCO — patrimoine mondial de l’État du Gabon13 parcs nationaux
Environ un dixième du territoire est sous parc
Le réseau proclamé en 2002 protège la côte, les forêts tropicales, les savanes, les montagnes et les zones marines.
La zone formelle doit être accompagnée de gardes, d’un contrôle du braconnage, d’un financement durable et d’avantages pour les communautés environnantes.
Encyclopédie Britannica — Gabon5 repères
Population et société
Taille démographique, urbanisation, santé et diversité sociale.
Population
2 593 130
Le Gabon a une faible population par rapport à sa superficie et un niveau d’urbanisation extrêmement élevé.
Une grande partie de l’intérieur est constituée de forêts peu peuplées, tandis que Libreville et Port-Gentil rassemblent une grande partie de la population.
Banque mondiale — Données sur le GabonPopulation urbaine
91,9 %
91,9 % de la population vivait dans des agglomérations urbaines en 2024.
Plus des neuf dixièmes de la population vivent en zone urbaine, ce qui fait du Gabon l’un des pays les plus urbanisés d’Afrique.
Banque mondiale — Données sur le GabonEspérance de vie
68,5 ans
L’espérance de vie à la naissance était de 68,5 ans.
Les revenus pétroliers permettent des dépenses publiques plus élevées que chez nombre de ses voisins, mais les résultats en matière de santé restent inférieurs au potentiel de revenus du pays.
Banque mondiale — Données sur le GabonCroissance démographique annuelle
2,11 %
En 2025, la population a augmenté de 2,11 %.
La croissance comprend l’accroissement naturel et la migration régionale attirée par les emplois dans les secteurs pétrolier, minier, forestier et des services.
Banque mondiale — Données sur le GabonDiverses communautés bantoues et une importante population migrante
Fang, Punu, Myene, Nzebi, Teke et autres
Le français relie la vie urbaine, tandis que les langues locales sont porteuses d’un héritage familial et rituel.
Les mines, les ports et les services publics attirent également de nombreux résidents d’autres pays africains, notamment vers les grandes villes.
CIA World Factbook — Gabon5 repères
Économie
PIB, croissance, secteurs leaders, agriculture et contraintes de développement.
Produit intérieur brut
21,43 milliards USD
Le PIB nominal pour 2025 est estimé à 21,43 milliards USD.
En comparaison régionale, un PIB par habitant élevé est basé sur les ressources et la faible population, mais les revenus sont inégalement répartis.
Banque mondiale — Données sur le GabonCroissance du PIB réel
2,47 %
En 2025, le PIB réel a évolué de 2,47 %.
Une croissance modérée reste vulnérable aux prix et à la production du pétrole, tandis que la dette publique et l’emploi limitent la marge de croissance.
Banque mondiale — Données sur le GabonPétrole, manganèse et bois
97 % des exportations de marchandises selon l’analyse de la Banque mondiale
Trois groupes de produits apportent la quasi-totalité des devises d’exportation.
La concentration rend le budget et la balance des paiements sensibles aux prix mondiaux, à la demande et à l’épuisement des ressources.
Banque mondiale – Aperçu du GabonManganèse
Important secteur minier autour de Moanda
Le minerai est transporté par chemin de fer jusqu’au port d’Owendo.
Une transformation locale accrue peut ajouter de la valeur, mais nécessite des normes fiables en matière d’électricité, d’eau, de logistique et d’environnement.
Banque mondiale – Aperçu du GabonDiversification et emplois
Foresterie, agriculture, tourisme et services
Une base de marché intérieure restreinte et un État dominant limitent la croissance du secteur privé.
La transformation durable du bois, l’alimentation locale et le tourisme naturel n’ont de potentiel qu’avec des compétences, une concurrence et des règles transparentes.
Banque mondiale – Aperçu du Gabon5 repères
Infrastructures et numérique
Projets d’électricité, Internet, trafic, logistique et développement.
Accès à l’électricité
95,1 % de la population
95,1 % de la population avait accès à l’électricité en 2024.
L’accès national est élevé, mais les discontinuités et l’écart entre les réseaux urbains et les zones reculées affectent toujours la qualité du service.
Banque mondiale — Données sur le GabonUtilisation d’Internet
68,7 % de la population
68,7 % de la population utilisait Internet en 2024.
Les réseaux mobiles constituent le principal moyen d’accès, mais le coût des appareils, des données et de l’électricité affecte l’utilisation réelle.
Banque mondiale — Données sur le GabonChemin de fer transgabonais
Owendo – Franceville à travers l’intérieur
Le chemin de fer transporte du manganèse, du bois, des marchandises et des passagers entre la côte et le sud-est.
Une route transporte une grande partie de la logistique terrestre nationale, de sorte que la maintenance et la capacité affectent directement les exportations minières et les implantations régionales.
Banque mondiale – Aperçu du GabonOwendo et Port-Gentil
Cargo, pétrole et industrie
Owendo dessert Libreville et le chemin de fer, tandis que Port-Gentil est le centre de l’industrie pétrolière.
La géographie côtière et l’insuffisance des liaisons routières signifient qu’entre certaines villes, l’avion et le bateau sont plus souvent utilisés que la route.
CIA World Factbook — GabonLibreville comme nœud principal
Connexions internationales et nationales
L’aéroport relie le Gabon aux routes d’Afrique centrale et occidentale et européennes.
Les vols intérieurs raccourcissent le trajet vers Port-Gentile et les provinces périphériques, mais les horaires et les conditions d’exploitation doivent être vérifiés immédiatement avant le voyage.
Encyclopédie Britannica — Gabon5 repères
Destinations et voyages
Sites historiques, parcs nationaux, villes et paysages reconnaissables.
Libreville et Pointe Denis
Côte urbaine et plages de l’estuaire
Musées, marchés et quartiers côtiers offrent une introduction au Gabon contemporain.
La traversée en bateau vers Pointe Denis dépend de la météo et de l’opérateur vérifié ; l’estuaire n’est pas destiné à la navigation improvisée.
Encyclopédie Britannica — GabonLopé-Okanda
Savanes, forêts tropicales et archéologie
Le parc et le paysage culturel combinent le plus facilement la nature et la profonde histoire de la colonisation.
Un train peut faire partie de l’approche, mais les horaires, l’hébergement, les guides et l’état des voies doivent être confirmés à l’avance.
UNESCO — patrimoine mondial de l’État du GabonIvindo et les chutes de Kongou
Des rivières aux eaux noires dans une forêt presque intacte
Cascades et rapides forment l’un des paysages les plus spectaculaires de l’intérieur du Gabon.
L’accès est expéditionnaire, en fonction de la gestion du parc, de la rivière, de la saison et de la logistique locale ; pas une excursion d’une journée standard.
UNESCO — patrimoine mondial de l’État du GabonParc national de Loango
Lagons, plages, forêt et savane
Le parc est célèbre pour ses éléphants de forêt, ses primates, ses tortues de mer et ses baleines saisonnières.
Les rencontres avec les animaux ne sont pas garanties ; La navigation dans le lagon et les excursions tout-terrain nécessitent des guides agréés et le respect des distances.
Encyclopédie Britannica — GabonLambaréné
L’Ogooué et l’hôpital Albert-Schweitzer
La ville se situe parmi les marigots et les lacs du centre du Gabon.
L’interprétation que fait un musée de l’héritage de Schweitzer doit inclure le contexte colonial, le personnel local et les attitudes contemporaines, et pas seulement la biographie d’un seul Européen.
Encyclopédie Britannica — Gabon5 repères
Culture et vie quotidienne
Langues, musique, gastronomie, vacances, artisanat et patrimoine vivant.
Bwiti
Rituel, musique et connaissance de la communauté
Le Bwiti se présente sous diverses formes ethniques et religieuses et ne peut être réduit à une seule cérémonie.
L’iboga a une signification rituelle profonde et des risques pour la santé ; les visiteurs ne devraient pas rechercher une participation informelle ou une « initiation » commerciale.
UNESCO — Patrimoine immatériel de l’État du GabonFigurines reliquaires Fang et masques Punu
Des traditions artistiques reconnaissables mais différentes
Les objets avaient des fonctions sociales, spirituelles et mémorielles avant d’entrer dans les musées et sur le marché de l’art.
L’achat d’objets rituels plus anciens nécessite une provenance vérifiable et le respect des lois sur l’exportation de biens culturels.
Encyclopédie Britannica — GabonMvet et genres urbains contemporains
Instrument à cordes, épopée et conte
Mwet relie la musique, l’histoire, la généalogie et les récits philosophiques des communautés Fang.
Libreville développe simultanément une scène populaire influencée par la rumba, le makosa, l’afrobeat et le hip-hop.
UNESCO — Patrimoine immatériel de l’État du GabonNyembwe, plantain et poisson de l’Atlantique
Produits du palmier, de la forêt et de la mer
Le poulet ou d’autres aliments à la sauce aux noix de palme sont l’un des plats célèbres.
Les tables régionales utilisent du manioc, des légumes-feuilles, du poisson fumé et des herbes sauvages, avec une influence urbaine et migrante croissante.
Encyclopédie Britannica — GabonFête de l’indépendance
Souvenir de l’année 1960
Cette fête marque la fin de la domination coloniale française.
Les cérémonies, les drapeaux, la musique et les programmes publics relient l’identité nationale aux diverses traditions locales.
Encyclopédie Britannica — Gabon6 événements
Repères historiques
Une chronologie concise des périodes et des étapes clés.
- Migrations et royaumes bantous
De nombreuses communautés ont développé des réseaux commerciaux, linguistiques et politiques entre la côte et les forêts intérieures.
- Contact portugais
Les navigateurs européens ont inclus la côte gabonaise dans les routes commerciales atlantiques.
- Accords français et Libreville
La présence française a été cimentée par des traités et Libreville a été établie comme une colonie de personnes affranchies.
- Afrique équatoriale française
Le Gabon est devenu l’un des territoires d’une fédération coloniale plus large.
- Indépendance
La République du Gabon est devenue un État souverain.
- La fin de la dynastie Bongo et le retour à l’ordre constitutionnel
Un coup d’État militaire en 2023 a mis fin à un régime de longue date, et les élections et l’investiture de 2025 ont officiellement conclu la transition.
8 sources
Sources et limites
Sources primaires et de référence utilisées dans les cartes.
Les valeurs des différentes institutions peuvent différer en raison des révisions, de la méthodologie, des conversions de taux de change et de l’année d’évaluation. Les données variables sont donc marquées d’une année de référence.
- Banque mondiale — Données sur le Gabon
- Banque mondiale – Aperçu du Gabon
- CIA World Factbook — Gabon
- UNESCO — patrimoine mondial de l’État du Gabon
- UNESCO — Patrimoine immatériel de l’État du Gabon
- Encyclopédie Britannica — Gabon
- Convention de Ramsar — Gabon
- Gouvernement du Gabon — retour à l’ordre constitutionnel en 2025.
Les conditions de voyage, les règles d’entrée, les avis sanitaires et la disponibilité des zones éloignées sont susceptibles de changer. Avant de voyager, vérifiez les notifications officielles en vigueur.