{"id":9276,"date":"2024-09-07T20:23:27","date_gmt":"2024-09-07T20:23:27","guid":{"rendered":"https:\/\/travelshelper.com\/staging\/?page_id=9276"},"modified":"2026-03-13T15:44:11","modified_gmt":"2026-03-13T15:44:11","slug":"baracoa","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/travelshelper.com\/fr\/destinations\/north-america\/cuba\/baracoa\/","title":{"rendered":"Baracoa"},"content":{"rendered":"<p>Baracoa, situ\u00e9e \u00e0 l&#039;extr\u00e9mit\u00e9 orientale de Cuba, dans la province de Guant\u00e1namo, s&#039;\u00e9tend sur quelque 977 kilom\u00e8tres carr\u00e9s et abrite une population de 78\u00a0056 habitants. Elle est perch\u00e9e l\u00e0 o\u00f9 la douce houle de la baie du Miel rencontre une barri\u00e8re montagneuse verdoyante qui l&#039;isole d&#039;une grande partie de l&#039;\u00eele. Fond\u00e9e le 15 ao\u00fbt 1511 par le conquistador Diego Vel\u00e1zquez de Cu\u00e9llar, elle est la premi\u00e8re colonie espagnole et la capitale originelle de Cuba, d&#039;o\u00f9 son surnom de Ciudad Primada. Son nom d&#039;origine, Nuestra Se\u00f1ora de la Asunci\u00f3n de Baracoa, pr\u00e9serve l&#039;imbrication de la foi et de l&#039;empire qui a marqu\u00e9 sa gen\u00e8se, tandis que le terme ta\u00efno dont son nom d\u00e9rive \u00e9voque \u00ab\u00a0la pr\u00e9sence de la mer\u00a0\u00bb. Depuis le premier contact en novembre 1492 jusqu&#039;\u00e0 nos jours, l&#039;essence de Baracoa se cristallise dans cette union entre l&#039;oc\u00e9an et la montagne.<\/p>\n<p>Alors m\u00eame que son littoral arr\u00eatait les caravelles de Colomb, les sommets environnants, dont la Sierra del Purial, formaient un rempart naturel, offrant \u00e0 la fois abri et isolement. L&#039;\u00e9treinte humide des for\u00eats humides cubaines et les majestueux peuplements de pins cubains tapissent les cr\u00eates, o\u00f9 le seul lien terrestre avec l&#039;\u00eele est La Farola, la route sinueuse creus\u00e9e dans les ann\u00e9es 1960. Avant que cette merveille d&#039;ing\u00e9nierie ne relie Baracoa \u00e0 Guant\u00e1namo, les portes de la ville \u00e9taient orient\u00e9es au vent et \u00e0 la mer, et le commerce se frayait un chemin par des canaux clandestins. \u00c0 partir du XVIIe si\u00e8cle, les navires \u00e9trangers p\u00e9n\u00e9trant dans la baie y commercialisaient du sucre, du rhum et du cacao de contrebande, trouvant refuge sous le regard de forts comme Matach\u00edn et La Punta, dont les murs de pierre subsistent pour t\u00e9moigner de ces \u00e9changes furtifs.<\/p>\n<p>La pr\u00e9sence ta\u00efno, presque \u00e9teinte par les maladies europ\u00e9ennes, perdure dans la m\u00e9moire et le mythe. Hatuey, le chef qui a fui Hispaniola et ralli\u00e9 la r\u00e9sistance sur cette c\u00f4te, demeure ancr\u00e9 \u00e0 la fois dans la statue qui orne le Parque Independencia et dans l&#039;imaginaire local qui l&#039;imagine d\u00e9fiant le b\u00fbcher, pr\u00e9f\u00e9rant le feu infernal au salut de ses oppresseurs. Ce monument surplombe la place entour\u00e9e par la carcasse restaur\u00e9e de l&#039;\u00e9glise d&#039;origine de Baracoa, dont les murs abrit\u00e8rent autrefois les premiers \u00e9v\u00eaques et veillent aujourd&#039;hui sur les bureaux municipaux et les voyagistes. Ces juxtapositions du pass\u00e9 et du pr\u00e9sent se d\u00e9ploient dans toute la vieille ville, o\u00f9 d&#039;\u00e9troites ruelles serpentent entre d&#039;humbles demeures, offrant des aper\u00e7us de la ma\u00e7onnerie coloniale que le temps n&#039;a ni effac\u00e9e ni restaur\u00e9e avec \u00e9clat.<\/p>\n<p>Christophe Colomb lui-m\u00eame consid\u00e9rait cette crique comme \u00ab le plus bel endroit du monde \u00bb, s&#039;arr\u00eatant pour planter une croix \u2013 la Cruz de la Parra \u2013 dans son sable. Cet embl\u00e8me, fait de bois local mais charg\u00e9 de l\u00e9gende, subsiste dans la co-cath\u00e9drale o\u00f9 ses armoiries en bois sont expos\u00e9es avec une curiosit\u00e9 respectueuse. Derri\u00e8re l&#039;\u00e9glise, le ch\u0153ur d&#039;amphibiens, semblable \u00e0 celui des coquis, r\u00e9sonne au cr\u00e9puscule dans la nef vo\u00fbt\u00e9e, transformant les \u00e9chos du journal de bord de Colomb en t\u00e9moignage vivant. Le soir, le Malecon offre un pendant plus modeste \u00e0 la c\u00e9l\u00e8bre esplanade de La Havane, o\u00f9 les habitants s&#039;appuient sur les balustrades de pierre pour regarder les p\u00eacheurs remonter les filets ou simplement pour sentir les embruns dans l&#039;air calme.<\/p>\n<p>Le plateau ondulant des R\u00edo Yumuri, R\u00edo Miel, R\u00edo Duaba et R\u00edo Toa irrigue les basses terres o\u00f9 le cacaoyer prosp\u00e8re sous les palmiers royaux. Dans ce sous-bois ombrag\u00e9, le cacaoyer Theobroma produit les f\u00e8ves qui soutiennent la principale industrie chocolati\u00e8re de Cuba. Des domaines majestueux comme Finca Duaba proposent des visites guid\u00e9es retra\u00e7ant le parcours de la f\u00e8ve, de la fleur \u00e0 la table, tandis que des kiosques en bord de route vendent des rouleaux de cucurucho \u2013 un d\u00e9licieux paquet de noix de coco r\u00e2p\u00e9e, de sucre et de fragments de fruits tropicaux envelopp\u00e9 dans des feuilles de palmier. Au cr\u00e9puscule, le parfum du cacao torr\u00e9fi\u00e9 flotte dans les ruelles \u00e9troites, promettant des odyss\u00e9es nocturnes autour d&#039;un caf\u00e9 ou d&#039;un rhum infus\u00e9 au chocolat.<\/p>\n<p>Au milieu du XIXe si\u00e8cle, des \u00e9migr\u00e9s de Saint-Domingue fuyant la r\u00e9volution introduisirent le caf\u00e9 et la canne \u00e0 sucre dans les collines. Ces planteurs leur impos\u00e8rent des pratiques agroforesti\u00e8res qui fa\u00e7onnent encore aujourd&#039;hui la mosa\u00efque de petites exploitations et de bosquets d&#039;ombre. Simultan\u00e9ment, l&#039;isolement de la r\u00e9gion en fit le th\u00e9\u00e2tre de combattants ind\u00e9pendantistes\u00a0; Antonio Maceo et Jos\u00e9 Mart\u00ed foul\u00e8rent ses plages, leurs d\u00e9barquements clandestins inscrivant Baracoa dans la lutte de Cuba pour la souverainet\u00e9. Les monuments comm\u00e9morant ces \u00e9pisodes restent discrets, mais puissants\u00a0: un modeste c\u00e9notaphe sous El Castillo, aujourd&#039;hui transform\u00e9 en h\u00f4tel-boutique, comm\u00e9more les patriotes dont les pas r\u00e9sonnent faiblement dans ses pierres.<\/p>\n<p>La construction de La Farola a marqu\u00e9 un tournant, transformant les liens de la ville avec le reste de Cuba. Avec ses onze ponts enjambant des ravins abrupts et ses quelque 600 m\u00e8tres d&#039;altitude, la route incarne l&#039;audace technique de l&#039;\u00e9poque r\u00e9volutionnaire. Pourtant, aujourd&#039;hui encore, ses lacets exigent une allure prudente, offrant aux voyageurs des panoramas de vall\u00e9es et de cr\u00eates laqu\u00e9es par les nuages, se fondant dans une brume de jade. Un trajet en bus depuis Santiago de Cuba dure quatre heures\u00a0; un vol depuis l&#039;a\u00e9roport Gustavo Rizo de La Havane r\u00e9duit ce temps \u00e0 deux heures. Pourtant, les deux modes d&#039;arriv\u00e9e pr\u00e9servent une impression de transition\u00a0: des plaines sucri\u00e8res \u00e0 l&#039;enclave la plus recul\u00e9e de l&#039;\u00eele.<\/p>\n<p>Ici, le tourisme est intimiste par nature, se limitant principalement aux petits h\u00f4tels et aux casas particulares. L&#039;h\u00f4tel Porto Santo et la Villa Maguana occupent des parcelles en bord de baie, leurs fa\u00e7ades basses aux tons pastel qui captent la lumi\u00e8re matinale sans obstruer la vue. Juste au-del\u00e0 du parc bord\u00e9 de caf\u00e9s, le Flan de Queso offre une ambiance soign\u00e9e pour les ap\u00e9ritifs, tandis que la Casa de la Trova vibre au son du son et du bol\u00e9ro jusqu&#039;au bout de la nuit. Le soir, la bo\u00eete de nuit perch\u00e9e \u00e0 cent pas au-dessus de la ville attire les curieux, o\u00f9 cocktails au rhum et cocktails au coca-cola invitent \u00e0 la danse sous des guirlandes d&#039;ampoules nues.<\/p>\n<p>Le paysage naturel s&#039;\u00e9tend au-del\u00e0 des d\u00e9lices culinaires. El Yunque, une montagne tabulaire culminant \u00e0 575 m\u00e8tres, se dresse \u00e0 dix kilom\u00e8tres \u00e0 l&#039;ouest, son sommet n&#039;\u00e9tant accessible que par une randonn\u00e9e guid\u00e9e \u00e0 travers un tapis de foug\u00e8res et de palmiers end\u00e9miques. Cette ascension, qui d\u00e9bute au campismo, exclusivement cubain, exige endurance et humilit\u00e9, tout en offrant une vue \u00e0 360 degr\u00e9s sur la frange orientale des Cara\u00efbes. Au nord, le parc national Alejandro de Humboldt offre une biodiversit\u00e9 encore plus riche, o\u00f9 les escargots polymita et les minuscules grenouilles des bois c\u00f4toient d&#039;immenses orchid\u00e9es et des arbres \u00e0 plumes de fourmis. Les routes d&#039;acc\u00e8s sont \u00e9troites comme des souvenirs, mais le prix d&#039;un gardien ou d&#039;une excursion en groupe organis\u00e9e permet de profiter pleinement de la nature sauvage.<\/p>\n<p>Les cascades t\u00e9moignent de l&#039;abondance hydrologique de la r\u00e9gion. Le R\u00edo Toa abrite \u00ab\u00a0el Saltadero\u00a0\u00bb, un rideau d&#039;eau couleur jade de 17\u00a0m\u00e8tres se d\u00e9versant dans un bassin entour\u00e9 de palmiers. Plus en amont, l&#039;Arroyo del Infierno se jette \u00e0 Salto Fino, une chute de 305\u00a0m\u00e8tres consid\u00e9r\u00e9e comme la plus haute cascade des Cara\u00efbes et class\u00e9e parmi les vingt plus belles chutes d&#039;eau de la plan\u00e8te. Les excursions en bateau le long de la vall\u00e9e de Yumuri permettent d&#039;apercevoir des hameaux ruraux et des plantations de cacao, tandis que les pique-niques au bord de la rivi\u00e8re peuvent se conclure par une baignade dans des criques de sable noir comme Playa de Miel, o\u00f9 le rivage se courbe sous la silhouette vigilante d&#039;El Yunque.<\/p>\n<p>Les contours d\u00e9mographiques refl\u00e8tent un territoire peu peupl\u00e9. Avec environ quatre-vingts habitants au kilom\u00e8tre carr\u00e9, Baracoa conserve un rythme rural qui contraste fortement avec les centres urbains. De nombreux villages \u2013 Nibuj\u00f3n, Boca de Yumur\u00ed, Sabanilla et Jaragua, entre autres \u2013 pars\u00e8ment l&#039;arri\u00e8re-pays, leurs agglom\u00e9rations d&#039;habitations reli\u00e9es par des chemins de terre et agr\u00e9ment\u00e9es d&#039;\u00e9glises communautaires. Des march\u00e9s saisonniers s&#039;installent sous les tamariniers, o\u00f9 les villageois troquent des bananes plantains, des sacs de caf\u00e9 et des chapeaux artisanaux en feuilles de palmier. Dans ces \u00e9changes, le lien entre terre et moyens de subsistance reste palpable, pr\u00e9serv\u00e9 des courants homog\u00e9n\u00e9isants du tourisme de masse.<\/p>\n<p>Les axes routiers de la municipalit\u00e9 culminent sur la Carretera Central, v\u00e9ritable colonne vert\u00e9brale de l&#039;\u00eele qui s&#039;\u00e9tend sur 1\u00a0435 kilom\u00e8tres de Baracoa \u00e0 Pinar del R\u00edo. Des camions de marchandises transportant des bananes, des noix de coco et du cacao passent devant les cabanes en bord de route, tandis que des paysans gardent leurs ch\u00e8vres sous les ombres changeantes des nuages. La nuit, les accotements de l&#039;autoroute se remplissent de phares, tra\u00e7ant un fil lumineux qui affirme les liens durables de Baracoa avec l&#039;histoire plus vaste de Cuba.<\/p>\n<p>Architecture religieuse et vestiges militaires s&#039;entrem\u00ealent dans tout le centre-ville. La co-cath\u00e9drale Nuestra Se\u00f1ora de la Asunci\u00f3n abrite les vestiges v\u00e9n\u00e9r\u00e9s des boucles d&#039;oreilles de la Cruz de la Parra, un d\u00e9tail qui trahit l&#039;histoire complexe de la croix et invite \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 l&#039;ancrage de la l\u00e9gende dans la m\u00e9moire collective. Le Fort Matach\u00edn, transform\u00e9 en mus\u00e9e municipal, abrite des reliques coloniales espagnoles et des objets navals, tandis que Fuerte La Punta abrite d\u00e9sormais un restaurant dont les tables donnent sur une crique paisible. Plus loin, El Castillo, rebaptis\u00e9 H\u00f4tel El Castillo, se perche au sommet d&#039;un escarpement abrupt, ses bastions offrant des vues panoramiques alliant position strat\u00e9gique et s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 po\u00e9tique.<\/p>\n<p>Des plages aux caract\u00e8res contrast\u00e9s bordent Baracoa. Au nord, Playa Duaba et Playa Maguana se r\u00e9fugient dans des criques isol\u00e9es, o\u00f9 l&#039;\u00e9tendue turquoise des Cara\u00efbes baigne le sable clair et o\u00f9 un restaurant solitaire sert la p\u00eache du jour. Au sud-est, Playa Blanca s&#039;\u00e9tend sur douze kilom\u00e8tres en v\u00e9lo-taxi \u2013 son sable blanc bord\u00e9 d&#039;ombres de palmiers \u2013 offrant un havre de paix loin de l&#039;agitation modeste de la ville. \u00c0 Playa de Miel, les grains volcaniques noirs ajoutent une touche spectaculaire au littoral, leur teinte s&#039;intensifiant au lever du soleil sous un ciel dor\u00e9 de promesses.<\/p>\n<p>La gastronomie locale honore \u00e0 la fois le patrimoine et la r\u00e9colte. Le cucurucho appara\u00eet comme un embl\u00e8me d&#039;ing\u00e9niosit\u00e9, son c\u00f4ne en feuille de palmier enfermant de la noix de coco sucr\u00e9e m\u00eal\u00e9e \u00e0 des morceaux de goyave et d&#039;ananas, chaque bouch\u00e9e \u00e9tant une mosa\u00efque de r\u00e9sonances tropicales. Le bac\u00e1n, une botte de chair de plantain cuite \u00e0 la vapeur dans sa propre feuille, offre un contrepoint f\u00e9culent aux churros au chocolat, tandis que des tasses de chocolat chaud distill\u00e9 \u00e0 partir de f\u00e8ves cultiv\u00e9es dans la r\u00e9gion rythment les march\u00e9s de midi. La lign\u00e9e de ce cacao \u2013 port\u00e9 par les rivi\u00e8res, \u00e0 l&#039;ombre des palmiers, impr\u00e9gn\u00e9 par les soins humains \u2013 impr\u00e8gne chaque gorg\u00e9e d&#039;une profondeur g\u00e9ologique et culturelle.<\/p>\n<p>Pour ceux qui s&#039;attardent jusqu&#039;\u00e0 l&#039;aube, la Casa de la Flana s&#039;anime au son de la guitare traditionnelle et du tres, guidant les clients \u00e0 travers les son patrones sous une vo\u00fbte de ch\u00eanes. \u00c0 la tomb\u00e9e de la nuit, le stade de Playa de Miel accueille des matchs de baseball improvis\u00e9s, les joueurs tra\u00e7ant des lignes de fond sablonneuses, \u00e9chos de la d\u00e9votion nationale. Ces moments, brefs mais vibrants, capturent l&#039;essence de Baracoa\u00a0: un lieu o\u00f9 le temps s&#039;\u00e9coule au rythme des ruisseaux de montagne et des caf\u00e9iers ombrag\u00e9s par les palmiers, o\u00f9 l&#039;histoire se perd dans les rues bord\u00e9es de corail et o\u00f9 les cascades lointaines invitent les curieux \u00e0 poursuivre leur route.<\/p>\n<p>\u00c0 Baracoa, le pass\u00e9 demeure un courant vivant, impr\u00e9gnant les places et les plantations, les forts de pierre et les quais ombrag\u00e9s. C&#039;est un lieu o\u00f9 la g\u00e9ographie impose \u00e0 la fois isolement et invitation, o\u00f9 les \u00e9trangers arrivent impatients de go\u00fbter le chocolat \u00e0 sa source, d&#039;escalader des sommets mill\u00e9naires, d&#039;\u00e9couter au cr\u00e9puscule le chant des grenouilles que Colomb croyait immortelles. Ici, l&#039;horizon cubain le plus oriental du monde se d\u00e9ploie en couches de vert et de bleu, chaque panorama t\u00e9moignant de l&#039;interaction subtile entre mer, ciel et montagne qui fa\u00e7onne cette Ciudad Primada depuis plus de cinq si\u00e8cles.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Officiellement Nuestra Se\u00f1ora de la Asunci\u00f3n de Baracoa, Baracoa est une municipalit\u00e9 et une ville de la province de Guant\u00e1namo, pr\u00e8s de la fronti\u00e8re est de Cuba. Surnomm\u00e9e \u00ab\u00a0Ciudad Primada\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0Premi\u00e8re Ville\u00a0\u00bb, elle est un site majeur de l&#039;histoire cubaine, car elle fut la premi\u00e8re capitale et la premi\u00e8re ville espagnole de l&#039;\u00eele. L&#039;amiral Christophe Colomb y visita la ville le 27 novembre 1492, lors de sa premi\u00e8re exp\u00e9dition vers le Nouveau Monde. Plus tard, le 15 ao\u00fbt 1511, Diego Vel\u00e1zquez de Cu\u00e9llar, un aventurier espagnol, la cr\u00e9a. Refl\u00e9tant sa situation c\u00f4ti\u00e8re, le nom \u00ab\u00a0Baracoa\u00a0\u00bb proviendrait de la langue indig\u00e8ne arauaca, qui signifie \u00ab\u00a0la pr\u00e9sence de la mer\u00a0\u00bb.<\/p>","protected":false},"author":1,"featured_media":2732,"parent":9209,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"elementor_theme","meta":{"_eb_attr":"","footnotes":""},"class_list":["post-9276","page","type-page","status-publish","has-post-thumbnail"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/travelshelper.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/9276","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/travelshelper.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/travelshelper.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/travelshelper.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/travelshelper.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=9276"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/travelshelper.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/9276\/revisions"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/travelshelper.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/9209"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/travelshelper.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2732"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/travelshelper.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=9276"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}