{"id":9032,"date":"2024-09-06T23:13:17","date_gmt":"2024-09-06T23:13:17","guid":{"rendered":"https:\/\/travelshelper.com\/staging\/?page_id=9032"},"modified":"2026-03-13T16:45:59","modified_gmt":"2026-03-13T16:45:59","slug":"quetzaltenango","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/travelshelper.com\/fr\/destinations\/north-america\/guatemala\/quetzaltenango\/","title":{"rendered":"Quetzaltenango"},"content":{"rendered":"<p>Quetzaltenango, \u00e9mergeant des hautes terres occidentales du Guatemala avec une grandeur discr\u00e8te, occupe un bassin montagneux dont le point le plus bas est \u00e0 2\u00a0330 m\u00e8tres d&#039;altitude et atteint pr\u00e8s de 2\u00a0400 m\u00e8tres au sein de son agglom\u00e9ration. En 2018, elle comptait 180\u00a0706 habitants sur 122 km\u00b2 de relief vari\u00e9, bord\u00e9e par les municipalit\u00e9s de Salcaj\u00e1, Cantel, Almolonga et six autres. Connue par ses anc\u00eatres mayas sous le nom de Xelaj\u00fa et famili\u00e8rement par les habitants modernes sous le nom de Xela, la ville est un m\u00e9lange complexe d&#039;h\u00e9ritage pr\u00e9colombien, d&#039;h\u00e9ritage colonial et de renouveau du XXIe si\u00e8cle. Elle b\u00e9n\u00e9ficie d&#039;un climat subtropical de hautes terres o\u00f9 les chaudes heures de midi c\u00e8dent rapidement la place \u00e0 des soir\u00e9es fra\u00eeches\u00a0; elle s&#039;\u00e9tend sur une vall\u00e9e qui attire depuis longtemps les cultivateurs, les commer\u00e7ants et les p\u00e8lerins. Dans ce berceau d&#039;autorit\u00e9 ancienne et de vitalit\u00e9 contemporaine, Quetzaltenango revendique le titre de deuxi\u00e8me ville du Guatemala, tant par sa taille que par son importance culturelle durable.<\/p>\n<p>Les origines de Quetzaltenango remontent \u00e0 la communaut\u00e9 mam appel\u00e9e Kulah\u00e1, dont l&#039;ascension a fa\u00e7onn\u00e9 les contours de la soci\u00e9t\u00e9 locale bien avant l&#039;arriv\u00e9e des navires espagnols sur les rivages lointains. C&#039;est l\u00e0, au milieu des colonies naissantes au pied du volcan Santa Mar\u00eda, qu&#039;est n\u00e9 un centre de gouvernance maya. Plus tard, les seigneurs quich\u00e9s ont d\u00e9plac\u00e9 les mam et refond\u00e9 Xelaj\u00fa, le d\u00e9pla\u00e7ant des hameaux de plaine vers les hautes terres o\u00f9 il subsiste. Trois si\u00e8cles se sont \u00e9coul\u00e9s avant que les lieutenants d&#039;Hern\u00e1n Cort\u00e9s et leurs alli\u00e9s nahuas ne p\u00e9n\u00e8trent dans les hautes terres au d\u00e9but du XVIe si\u00e8cle. Les Nahuas ont donn\u00e9 \u00e0 la colonie le nom de Quetzaltenango \u2013 \u00ab\u00a0lieu du quetzal\u00a0\u00bb \u2013 et les Espagnols l&#039;ont conserv\u00e9, mariant la nomenclature nahua et europ\u00e9enne. Aujourd&#039;hui encore, les documents officiels font r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 Quetzaltenango, tandis que le langage courant privil\u00e9gie l&#039;ancien Xela, \u00e9cho linguistique d&#039;un monde maya lointain.<\/p>\n<p>Sous la domination coloniale espagnole, Quetzaltenango servit de capitale administrative des Hautes Terres occidentales, un r\u00f4le qui ancra l&#039;\u00e9conomie politique de la r\u00e9gion jusqu&#039;\u00e0 l&#039;irruption des mouvements d&#039;ind\u00e9pendance dans les ann\u00e9es 1820. Dans le contexte conflictuel qui suivit l&#039;\u00e9mancipation de l&#039;Espagne, les \u00e9lites locales cherch\u00e8rent \u00e0 garantir l&#039;autonomie r\u00e9gionale et fond\u00e8rent l&#039;\u00e9ph\u00e9m\u00e8re \u00c9tat de Los Altos, dirig\u00e9 par Quetzaltenango. Cet \u00c9tat s&#039;\u00e9tendait de l&#039;ouest du Guatemala \u00e0 certaines parties de l&#039;actuel Chiapas\u00a0; il tomba aux mains des forces du g\u00e9n\u00e9ral Rafael Carrera entre 1839 et 1840, une conqu\u00eate dont la tradition locale se souvint pour sa s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 et la pendaison des dirigeants de Los Altos. La r\u00e9pression violente des aspirations s\u00e9paratistes marqua un tournant dans l&#039;histoire de la r\u00e9gion, la r\u00e9int\u00e9grant au sein d&#039;une r\u00e9publique guat\u00e9malt\u00e8que naissante et fa\u00e7onnant un sentiment persistant de sp\u00e9cificit\u00e9 r\u00e9gionale.<\/p>\n<p>L&#039;agriculture constituait l&#039;\u00e9pine dorsale de l&#039;\u00e9conomie primitive de Quetzaltenango. Au milieu du XIXe si\u00e8cle, les champs produisaient du bl\u00e9 en abondance, ainsi que du ma\u00efs, des fruits, des l\u00e9gumes et du b\u00e9tail \u2013 une production qui soutenait \u00e0 la fois les march\u00e9s int\u00e9rieurs et les exportations vers le Salvador voisin. Le bl\u00e9 dominait les exportations, suivi par le cacao, le sucre, la laine et le coton. Les \u00e9leveurs conduisaient leurs bovins et leurs moutons sur les pentes herbeuses de la vall\u00e9e, tandis que les planteurs cultivaient le caf\u00e9 sur les pentes plus fra\u00eeches. Sous les pentes volcaniques, des sources chaudes parsemaient le paysage, offrant \u00e0 la fois un soulagement thermique et un cr\u00e9neau touristique riche en min\u00e9raux qui ne se d\u00e9velopperait qu&#039;avec l&#039;av\u00e8nement des infrastructures modernes.<\/p>\n<p>Le passage au XXe si\u00e8cle fut \u00e0 la fois prometteur et d\u00e9cevant. L&#039;essor du caf\u00e9 \u00e0 la fin du XIXe si\u00e8cle provoqua une explosion de richesses qui permit la construction de nombreux \u00e9difices de la \u00ab\u00a0Belle \u00c9poque\u00a0\u00bb encore debout aujourd&#039;hui\u00a0: fa\u00e7ades orn\u00e9es de pierre et de stuc, balcons en fer forg\u00e9 et portiques vo\u00fbt\u00e9s t\u00e9moignant d&#039;une confiance en l&#039;avenir. Le projet de chemin de fer reliant Xela au corridor panam\u00e9ricain fut lanc\u00e9 dans les ann\u00e9es 1890, et apr\u00e8s des d\u00e9cennies de retard, le Ferrocarril de los Altos reliait enfin Quetzaltenango \u00e0 Guatemala City en 1930. Cette ligne, salu\u00e9e comme une merveille d&#039;ing\u00e9nierie, s&#039;effondra sous la pression de glissements de terrain en 1933 et ne fut jamais restaur\u00e9e. Pourtant, son souvenir perdure\u00a0: dans les chansons, les r\u00e9cits et dans un petit mus\u00e9e qui v\u00e9n\u00e8re les locomotives \u00e0 vapeur, symboles d&#039;une \u00e9poque o\u00f9 les chemins de fer des hautes terres promettaient la modernit\u00e9.<\/p>\n<p>La prosp\u00e9rit\u00e9 \u00e9conomique s&#039;est d\u00e9grad\u00e9e avec la Grande D\u00e9pression, puis avec les ann\u00e9es de guerre civile qui ont marqu\u00e9 le Guatemala \u00e0 la fin du XXe si\u00e8cle. Pendant un temps, les grandes avenues et places de Xela ont perdu leur lustre d&#039;antan\u00a0; les fa\u00e7ades se sont d\u00e9labr\u00e9es et les commerces modestes ont lutt\u00e9 contre une gouvernance incertaine. Avec l&#039;arriv\u00e9e du nouveau mill\u00e9naire, cependant, la ville a entam\u00e9 une p\u00e9riode de renouveau urbain. Les b\u00e2timents patrimoniaux ont \u00e9t\u00e9 soigneusement restaur\u00e9s\u00a0; de nouvelles structures ont \u00e9t\u00e9 \u00e9rig\u00e9es aux c\u00f4t\u00e9s des vestiges coloniaux\u00a0; les caf\u00e9s et les centres culturels se sont multipli\u00e9s. Aujourd&#039;hui, la ville vibre au rythme des caf\u00e9s qui d\u00e9bordent sur les trottoirs, des galeries d&#039;art qui pr\u00e9sentent des \u0153uvres contemporaines aux c\u00f4t\u00e9s de l&#039;artisanat indig\u00e8ne, et des festivals qui r\u00e9affirment les traditions quich\u00e9 et mam par la danse, les costumes et les c\u00e9r\u00e9monies.<\/p>\n<p>Le climat de Quetzaltenango fa\u00e7onne \u00e0 la fois la vie quotidienne et le rythme des \u00e9changes commerciaux. Selon la classification de K\u00f6ppen (Cwb), la ville conna\u00eet deux saisons distinctes\u00a0: une saison des pluies de fin mai \u00e0 fin octobre et une p\u00e9riode s\u00e8che de d\u00e9but novembre \u00e0 avril. Les maxima diurnes oscillent entre 22 et 23\u00a0\u00b0C la majeure partie de l&#039;ann\u00e9e, descendant sous les 10\u00a0\u00b0C la nuit, notamment entre novembre et f\u00e9vrier, o\u00f9 les minima atteignent en moyenne 4\u00a0\u00b0C. L&#039;altitude de la ville lui conf\u00e8re \u00e0 la fois un relief temp\u00e9r\u00e9 par rapport aux basses terres tropicales et une sensibilit\u00e9 au refroidissement rapide l&#039;apr\u00e8s-midi, une fois le soleil couch\u00e9. Les pluies tombent principalement l&#039;apr\u00e8s-midi pendant les mois humides, m\u00eame si certains jours sont pluvieux de l&#039;aube au cr\u00e9puscule. Pendant la saison s\u00e8che, les habitants passent parfois des mois sans une goutte d&#039;eau, une r\u00e9alit\u00e9 qui renforce leur appr\u00e9ciation du vert intense et bref des paysages apr\u00e8s la pluie.<\/p>\n<p>Sur le p\u00e9rim\u00e8tre de 122 km\u00b2 de la municipalit\u00e9 se trouvent des topographies vari\u00e9es\u00a0: des plaines vallonn\u00e9es propices \u00e0 l&#039;expansion urbaine, des c\u00f4nes volcaniques dominant les quartiers, des vall\u00e9es fertiles o\u00f9 fleurissent le caf\u00e9 et les l\u00e9gumes, et des collines p\u00e9riph\u00e9riques offrant des points de vue sur le lever du soleil sur les sommets lointains. La ville proprement dite abrite environ 180\u00a0700 habitants, dont environ 43\u00a0% \u00e9taient d&#039;origine autochtone en 2014, pr\u00e9servant au quotidien une riche mosa\u00efque de coutumes quich\u00e9 et mam. Les march\u00e9s de rue \u00e9voquent l&#039;antiquit\u00e9, les \u00e9tals charg\u00e9s de huipiles tiss\u00e9s et de c\u00e9ramiques peintes \u00e0 la main alternant avec des stands de produits frais et d&#039;\u00e9pices. Les f\u00eates patronales animent les quartiers, les processions se faufilant dans les ruelles pav\u00e9es au son des marimbas sous les portiques coloniaux.<\/p>\n<p>Les transports \u00e0 Quetzaltenango et au-del\u00e0 refl\u00e8tent un m\u00e9lange de syst\u00e8mes formels et informels. Un r\u00e9seau de microbus \u2013 de grandes camionnettes remplies de banquettes \u2013 sillonne tous les quartiers de la ville. Les itin\u00e9raires portent des d\u00e9signations num\u00e9riques simples \u2013 la Ruta 7, par exemple \u2013 et les tarifs restent modestes. Il n&#039;existe pas de syst\u00e8me de transport en commun public\u00a0; des bus et des microbus priv\u00e9s se partagent les rues. Les liaisons longue distance s&#039;appuient \u00e9galement sur des gares routi\u00e8res\u00a0: des bus-poulet partent fr\u00e9quemment du terminal Tr\u00e9bol de Guatemala City \u00e0 destination de la gare Minerva de Xela au tarif de 35 QA, tandis que les op\u00e9rateurs de premi\u00e8re classe Galgos et L\u00ednea Dorada proposent des autocars climatis\u00e9s (environ 9\u00a0$ US, quatre heures et demie). Les taxis abondent dans les zones commerciales, surtout apr\u00e8s la tomb\u00e9e de la nuit, lorsque l&#039;\u00e9clairage public faiblit et que les pi\u00e9tons redoublent de prudence. Le v\u00e9lo offre une alternative pour les trajets plus courts dans la vall\u00e9e et les hameaux p\u00e9riph\u00e9riques, bien que les pentes raides exigent une bonne condition physique et un freinage prudent en descente.<\/p>\n<p>L&#039;acc\u00e8s de loin emprunte d&#039;importants corridors. Par la route, la route panam\u00e9ricaine (CA-1) traverse les hautes terres, tandis que la CA-2 longe la c\u00f4te Pacifique au sud. Des services de bus-poulet relient Quetzaltenango \u00e0 Panajachel, sur le lac Atitl\u00e1n, \u00e0 Solol\u00e1, puis \u00e0 Guatemala City. Des minibus assurent le transport des touristes depuis San Crist\u00f3bal de las Casas, au Mexique, via la fronti\u00e8re de La Mesilla, une route traversant Comit\u00e1n, avec des trajets en bus-poulet via Huehuetenango. De Tapachula, des minibus transportent les voyageurs jusqu&#039;\u00e0 Tec\u00fan Um\u00e1n, d&#039;o\u00f9 des bus locaux rejoignent Coatepeque puis Xela. Dans tous les cas, il est conseill\u00e9 de partir t\u00f4t\u00a0: les services de l&#039;apr\u00e8s-midi au Guatemala se terminent souvent avant la tomb\u00e9e de la nuit, ce qui rend les voyageurs vuln\u00e9rables dans les endroits mal \u00e9clair\u00e9s.<\/p>\n<p>L&#039;a\u00e9roport de Quetzaltenango, petit a\u00e9roport r\u00e9gional, offre un service a\u00e9rien limit\u00e9, principalement vers Guatemala City. Sa piste est \u00e9quip\u00e9e de turbopropulseurs plut\u00f4t que de jets, mais le vol condense des heures de voyage en montagne en moins d&#039;une heure de vol. Bien qu&#039;il ne soit pas la principale porte d&#039;entr\u00e9e, l&#039;a\u00e9roport souligne le lien de la ville avec les infrastructures nationales et accueille des d\u00e9l\u00e9gations d&#039;entreprises, des personnes \u00e9vacu\u00e9es pour raisons m\u00e9dicales et des touristes occasionnels en qu\u00eate d&#039;altitude et de culture.<\/p>\n<p>Au-del\u00e0 des transports et du climat, les hautes terres englobent une r\u00e9gion plus vaste et contrast\u00e9e. Le d\u00e9partement s&#039;\u00e9tend des pics froids au littoral chaud du Pacifique\u00a0; les plaines fertiles produisent des champs de canne \u00e0 sucre et des plantations d&#039;h\u00e9v\u00e9as pr\u00e8s des districts c\u00f4tiers, tandis que les pentes sup\u00e9rieures nourrissent des fincas de caf\u00e9 et des parcelles de pommes de terre. Les sols volcaniques soutiennent l&#039;agriculture\u00a0; les artisans fabriquent des textiles teints aux extraits de plantes\u00a0; l&#039;\u00e9levage se poursuit dans les p\u00e2turages verdoyants. Des sources chaudes jaillissent de la terre, attirant habitants et visiteurs dans des bains min\u00e9raux nich\u00e9s au pied de crat\u00e8res imposants. Les rivi\u00e8res serpentent \u00e0 travers les gorges, offrant des spots de rafting et de p\u00eache qui enrichissent l&#039;itin\u00e9raire culturel de la ville par des possibilit\u00e9s de tourisme d&#039;aventure.<\/p>\n<p>Le cadre b\u00e2ti de la ville t\u00e9moigne d&#039;\u00e9poques d&#039;ambition et d&#039;adaptation. La Plaza Central en demeure le c\u0153ur, flanqu\u00e9e de la cath\u00e9drale n\u00e9oclassique et d&#039;\u00e9difices municipaux dont les colonnes et les vo\u00fbtes t\u00e9moignent de la fiert\u00e9 civique du XIXe si\u00e8cle. Les rues adjacentes d\u00e9voilent des maisons coloniales espagnoles avec leurs cours int\u00e9rieures, o\u00f9 l&#039;on trouve des boutiques proposant de tout, des m\u00e9dicaments traditionnels \u00e0 l&#039;internet haut d\u00e9bit. De nouveaux d\u00e9veloppements \u2013 centres commerciaux, cin\u00e9mas, \u00e9coles priv\u00e9es \u2013 s&#039;\u00e9tendent vers l&#039;ext\u00e9rieur, m\u00ealant b\u00e9ton et verre, avec quelques clins d&#039;\u0153il aux ornements vernaculaires. Le visiteur d\u00e9couvre un palimpseste urbain o\u00f9 chaque strate \u2013 maya, espagnole, r\u00e9publicaine, moderne \u2013 coexiste sans rivalit\u00e9 apparente, chacune contribuant \u00e0 l&#039;identit\u00e9 de la ville.<\/p>\n<p>L&#039;\u00e9ducation et la culture prosp\u00e8rent aux c\u00f4t\u00e9s du commerce. Des acad\u00e9mies de langues forment des \u00e9tudiants en espagnol et en anglais, attirant des \u00e9trangers en qu\u00eate d&#039;immersion dans un environnement \u00e9conomique et temp\u00e9r\u00e9 par l&#039;altitude. Une universit\u00e9 r\u00e9gionale attire des jeunes de la campagne et encourage la recherche en agriculture, en ing\u00e9nierie et en anthropologie. Des mus\u00e9es pr\u00e9servent les d\u00e9couvertes arch\u00e9ologiques et retracent la br\u00e8ve gloire du chemin de fer\u00a0; des centres ethnographiques perp\u00e9tuent des traditions vivantes de tissage, de sculpture sur bois et de performances rituelles. Des festivals annuels comm\u00e9morent les f\u00eates des saints, les cycles des r\u00e9coltes et les calendriers autochtones, animant les rues au son des rythmes du marimba, des chars processionnels et des effluves d&#039;encens.<\/p>\n<p>Aujourd&#039;hui, Quetzaltenango incarne une convergence de forces qui a longtemps fa\u00e7onn\u00e9 son destin. Elle se pr\u00e9sente \u00e0 la fois comme un d\u00e9positaire du patrimoine maya et un carrefour urbain contemporain\u00a0; un lieu o\u00f9 le catholicisme et les syst\u00e8mes de croyances pr\u00e9hispaniques s&#039;entrem\u00ealent, et o\u00f9 progr\u00e8s et pr\u00e9servation cohabitent. Son climat temp\u00e8re les cultures et les temp\u00e9raments\u00a0; son altitude invite \u00e0 la r\u00e9flexion sur les sommets de l&#039;histoire. La r\u00e9silience de la ville \u2013 malgr\u00e9 les conqu\u00eates, les luttes s\u00e9cessionnistes, les bouleversements \u00e9conomiques et la perte d&#039;infrastructures \u2013 souligne une d\u00e9termination collective \u00e0 perdurer et \u00e0 s&#039;adapter. Ces derni\u00e8res d\u00e9cennies, un urbanisme revitalis\u00e9 a redonn\u00e9 vie aux vieilles pierres, tandis que des initiatives municipales et des entrepreneurs priv\u00e9s ont r\u00e9nov\u00e9 des monuments, modernis\u00e9 les espaces publics et lanc\u00e9 des initiatives culturelles.<\/p>\n<p>Les habitants de Quetzaltenango, appel\u00e9s quetzaltecos, sont profond\u00e9ment fiers du caract\u00e8re unique de leur ville. Ils perp\u00e9tuent les langues de leurs anc\u00eatres, parlent un espagnol aux accents r\u00e9gionaux et perp\u00e9tuent des traditions culinaires allant des copieux rago\u00fbts de l\u00e9gumes cultiv\u00e9s dans les collines aux boissons au cacao \u00e9voquant les bonnes mani\u00e8res de la table coloniale. Les march\u00e9s regorgent de produits locaux\u00a0: poivrons pour des salsas relev\u00e9es, avocats pour des tostadas cr\u00e9meuses, grains de caf\u00e9 torr\u00e9fi\u00e9s au feu de bois. Sur les places de quartier, des ensembles de marimba se r\u00e9unissent le dimanche apr\u00e8s-midi, offrant un r\u00e9pit collectif aux t\u00e2ches quotidiennes.<\/p>\n<p>Pourtant, sous cette fa\u00e7ade dynamique se cache une conscience des d\u00e9fis \u00e0 venir. L&#039;expansion urbaine \u00e9puise les ressources en eau pendant les mois secs\u00a0; les secousses sismiques et l&#039;activit\u00e9 volcanique repr\u00e9sentent des risques permanents\u00a0; les in\u00e9galit\u00e9s \u00e9conomiques persistent entre les \u00e9lites urbaines et les migrants ruraux qui arrivent en qu\u00eate d&#039;\u00e9ducation ou de travail. Les autorit\u00e9s municipales et les organisations civiques ont commenc\u00e9 \u00e0 s&#039;attaquer \u00e0 ces probl\u00e8mes en organisant des forums sur le d\u00e9veloppement durable et la conservation du patrimoine. L&#039;avenir de la ville d\u00e9pend de l&#039;\u00e9quilibre entre croissance et protection de l&#039;environnement, de la pr\u00e9servation de l&#039;authenticit\u00e9 culturelle malgr\u00e9 le d\u00e9veloppement du tourisme, et de la promotion des opportunit\u00e9s \u00e9conomiques sans effacer le tissu de la vie quotidienne.<\/p>\n<p>Dans son \u00e9tat actuel, Quetzaltenango ne para\u00eet ni d\u00e9su\u00e8te ni totalement moderne. Elle se situe dans un entre-deux o\u00f9 les strates du temps demeurent visibles\u00a0: des portes coloniales se dressent sous des antennes paraboliques\u00a0; des minibus klaxonnants partagent les rues \u00e9troites avec une jeunesse munie de smartphones. Elle occupe une vall\u00e9e berc\u00e9e par des volcans dont les sommets surplombent les toits de tuiles. Et sur ses places, ses march\u00e9s et ses lieux culturels, on per\u00e7oit une ville en dialogue constant avec son pass\u00e9 et ses possibilit\u00e9s. Pour le voyageur, l&#039;\u00e9rudit et l&#039;habitant, Xela offre une le\u00e7on durable d&#039;adaptation\u00a0: comment une communaut\u00e9 impr\u00e9gn\u00e9e de traditions ancestrales peut forger un pr\u00e9sent dynamique sans renoncer aux sources de son identit\u00e9.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Quetzaltenango, commonly known by its Maya designation\u00a0Xelaj\u00fa\u00a0or\u00a0Xela, is a historically and culturally affluent city situated in the\u00a0Guatemalan highlands. The designation\u00a0Quetzaltenango, articulated [ketsalte\u02c8na\u014b\u0261o], signifies its profound indigenous legacy, but\u00a0Xelaj\u00fa\u00a0[\u0283ela\u02c8\u03c7u] or\u00a0Xela\u00a0[\u02c8\u0283ela] are appellations that connect with the local populace, maintaining the city\u2019s historical character.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":2953,"parent":9021,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"elementor_theme","meta":{"_eb_attr":"","footnotes":""},"class_list":["post-9032","page","type-page","status-publish","has-post-thumbnail"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/travelshelper.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/9032","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/travelshelper.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/travelshelper.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/travelshelper.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/travelshelper.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=9032"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/travelshelper.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/9032\/revisions"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/travelshelper.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/9021"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/travelshelper.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2953"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/travelshelper.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=9032"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}